19/12/2025
Attendre goutte à goutte,
Passer par mille et un doutes,
Ressentir le poids de cette minorité,
Trop peu se sentent concernés,
Et je deviens consterné
Que trop peu se sentent choqués
Qu’on vienne décider
D’autoriser ou non,
Selon nos différents échelons,
À vivre et poursuivre l’instruction
Avec nos enfants, bien tranquillement,
Comme depuis sept belles années.
Pour beaucoup, cela devient bien pensant,
Pour eux, nos enfants, il serait peut-être temps...
Mais chaque année défilant,
Nous avons accepté ces inspecteurs nous contrôlant,
Nous donnant des retours positifs au bilan,
Mais ce qui est plus drôle, c’est que tout ce temps durant,
Je n’avais pas le Graal, diplôme du bac,
Et on s’étonnera de ma réac...
On se l’entendra dire,
C’est de toute leur bonne intention,
Ces hauts placés de direction…
Ils ne veulent absolument pas que l’IEF parte en destruction...
On préférera cacher l’agacement d’un soupir.
Alors qu’on se questionne, de notre grogne,
Pourquoi ne pas faire un point,
Et revoir les parcours de toutes ces familles sans ce bac,
Qui tout ce temps ont instruit, ont été suivies,
À qui on a dit oui et qui,
Du jour au lendemain devront,
Sans pouvoir lever assez de poings,
Sans bruit assez grinçant pour faire réagir,
Dire au revoir, peut-être, comme nous, à cette vie
Qu’elles ont construite.
Au revoir à ce nid bien à l’abri
Ou l'on respecte toutes les progressions
Du socle commun, entourés de plein de chouettes copains.
Si ce n’est pas une destruction,
Quelle est la différence entre hier et demain,
De ces parents trop peu en vogue,
Dans leur capacité à être pédagogue ?
Hormis ce bac, quelle est la raison
De leur dire, de NOUS dire NON ?
S’il n’y a aucune différence,
Nous sommes bien là, et las,
D’être face à une injustice profonde
Qui laisse déjà trop de monde
Sur le carreau et dans le désarroi,
De ne plus pouvoir en liberté faire un choix,
De ce qu’hier était juste un DROIT.