Galerie Septentrion

Galerie Septentrion La Galerie Septentrion, créée en 1969, défend l'art contemporain à travers des peintres, sculpteurs et graveurs professionnels.

Salle d'expositions temporaires de 300 m² près de Lille, c'est aussi un atelier d'encadrement sur mesure à côté de la galerie. Située dans le cadre verdoyant du parc du Vert Bois, en plein coeur d'un village d'artisans, notre galerie d'art contemporain est un lieu d'expression artistique où se rencontrent peinture, sculpture, céramique et gravure. Reconnue depuis 40 ans pour nos expositions de qua

lité, nous vous offrons un cadre exceptionnel où vos différentes manifestations cohabiteront avec les oeuvres contemporaines exposées.

21/06/2026
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21/06/2026

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Vente non-stop 10h-19h jusqu’au 24 juin.

C’est le dernier week-end pour profiter de l’exposition d’art africain présentée dans la galerie. Soyez les bienvenus
13/06/2026

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Le 11 juin 2026, David Hockney est mort paisiblement chez lui, à Londres. Il avait 88 ans, à moins d’un mois de son 89e anniversaire. Jusqu’à la fin, l’homme qui avait peint les piscines les plus célèbres du XXe siècle répétait la même idée : “I live now. It’s always now.”

Il était né le 9 juillet 1937, à Bradford, dans le Yorkshire.

Pas dans le soleil de Californie.

Pas au bord d’une piscine turquoise.

Pas dans un atelier immense entouré de collectionneurs.

Bradford.

Le nord de l’Angleterre.

Les rues ouvrières.

Le gris.

La pluie.

Les façades de brique.

Et déjà, un garçon qui regarde autrement.

David Hockney ne voulait pas seulement peindre ce qu’il voyait.

Il voulait comprendre comment on voit.

La lumière.

La distance.

Le désir.

Le mouvement.

Le temps qui passe dans une image immobile.

Il étudie à Bradford, puis au Royal College of Art, à Londres. Très vite, il refuse d’entrer gentiment dans les cases.

Il peint l’amour masculin à une époque où l’homosexualité est encore criminalisée en Grande-Bretagne.

Il mélange les styles.

Il déteste les règles trop propres.

Il avance avec cette insolence tranquille des artistes qui savent qu’ils ne sont pas là pour demander la permission.

Puis vient Los Angeles.

Dans les années 1960, Hockney découvre la Californie.

La lumière y est différente.

Les maisons y sont ouvertes.

Les corps y sont bronzés.

Les piscines y brillent comme des morceaux de ciel posés au sol.

En 1967, il peint A Bigger Splash.

Une maison moderne.

Une piscine.

Un plongeoir.

Et au centre, non pas le corps qui vient de sauter, mais l’éclaboussure qu’il laisse derrière lui.

Un instant disparu.

Rendu éternel.

C’est cela, Hockney.

Il ne peint pas seulement une piscine.

Il peint le moment juste après le geste.

Le silence après le bruit.

La trace d’une présence qu’on ne voit plus.

Puis il peint aussi les amis, les amants, les intérieurs, les chiens, les routes, les collines, les arbres, les saisons.

Portrait of an Artist (Pool with Two Figures), peint en 1972, deviendra l’une de ses œuvres les plus célèbres. En 2018, le tableau est vendu 90,3 millions de dollars chez Christie’s, un record d’enchères pour un artiste vivant à l’époque.

Mais Hockney n’a jamais été seulement “le peintre des piscines”.

Ce serait trop petit pour lui.

Dans les années 1980, il expérimente les photocollages, ces assemblages d’images qu’il appelle ses “joiners”.

Un visage n’est plus vu d’un seul angle.

Un lieu n’est plus pris en une seconde.

Tout se fragmente.

Tout se recompose.

Comme si l’œil humain, contrairement à l’appareil photo, ne regardait jamais une chose une seule fois.

Puis, plus t**d, il adopte le fax.

La photocopieuse.

La vidéo.

L’iPhone.

L’iPad.

À un âge où beaucoup auraient défendu leur ancienne gloire, Hockney apprend encore.

Il dessine des fleurs sur écran.

Il peint les saisons de Normandie.

Il transforme la technologie en carnet de croquis.

Ce n’est pas la nouveauté qui l’intéresse.

C’est la possibilité de regarder encore.

En 2012, un AVC mineur affecte temporairement sa parole.

Il continue.

La surdité avance.

Il continue.

Les amis disparaissent.

Il continue.

Parce que pour lui, travailler n’est pas seulement produire une œuvre.

C’est rester vivant dans le regard.

Il disait :

“I don’t reflect too much. I live now. It’s always now.”

Je ne réfléchis pas trop au passé. Je vis maintenant. C’est toujours maintenant.

Cette phrase ressemble à toute son œuvre.

Hockney ne peignait pas la nostalgie comme une plainte.

Il peignait le présent comme une révélation.

Une éclaboussure.

Une chaise.

Un visage.

Une route.

Un arbre au printemps.

Un écran lumineux dans une main âgée.

Chaque chose pouvait redevenir neuve si l’on acceptait de la regarder vraiment.

David Hockney est mort en laissant derrière lui plus de six décennies de création, de liberté et de curiosité.

Il a montré que l’art n’était pas seulement dans les musées.

Il est dans la manière de regarder une couleur.

Dans la façon de remarquer la lumière sur l’eau.

Dans le courage de peindre sa vie sans la cacher.

Dans l’obstination de rester curieux quand le monde vous a déjà classé comme légende.

Il venait du gris de Bradford.

Il a offert au monde des bleus impossibles.

Et peut-être que son plus grand héritage tient là : apprendre aux autres à regarder.

Pas seulement voir.

Regarder.

Car tant qu’on regarde vraiment, quelque chose en nous reste vivant.

06/05/2026

Adresse

Chemin Des Coulons
Marcq-en-Baroeul
59700

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Jeudi 14:30 - 18:30
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