Laurence Revol Photography

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Les nuages lèvent le camp. Ils vont rêver ailleurs. Le ciel après leur départ redevient une place de village étonnamment...
12/08/2021

Les nuages lèvent le camp. Ils vont rêver ailleurs. Le ciel après leur départ redevient une place de village étonnamment déserte. Le paradis est un endroit où tout est en travaux.
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Christian Bobin • ‘Les ruines du ciel’

Si on place 20 photographes au même endroit, devant un même sujet, on est sûr d’obtenir 20 versions différentes. Autant ...
05/07/2021

Si on place 20 photographes au même endroit, devant un même sujet, on est sûr d’obtenir 20 versions différentes. Autant de regards et de visions du monde. Observer le tableau sous nos yeux, le gondoler et déclencher relève d’un certain mystère : que choisissons-nous de voir, là, à cet instant ? 

Une dune. Un tapis de lumière qui se débobine à l’infini. Qui va plonger son sujet dans ce bain bosselé blanc-doré ? Tons chauds, brûlants, c’est tentant. Mais parfois, le désordre veut prendre sa place. c’est l’heure monochrome du plein midi, les couleurs froides l’emportent.

La pellicule devient bleue. Et les filles vont rouler dans le ciel.
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Hair+Mua :

J’aime les plis. De la couverture comme de la chair, ils vallonent, ondulent sur le temps en contraste. Plier, est-ce vr...
12/04/2021

J’aime les plis. De la couverture comme de la chair, ils vallonent, ondulent sur le temps en contraste. Plier, est-ce vraiment céder, flancher ? Tordre ou s’assouplir ? Et si plier c’était créer, inventer, accueillir l’impermanence comme un éventail désaxé ?

On peut en glisser des miettes, des secrets, des mystères dans ce mille-feuille qui dessine l’épaisseur de notre âme.

Et dans les plis de la vie, parfois, le corps s’arrondit.

Maternité : le fait de porter et mettre au monde un enfant. Deux verbes d’action que de nombreuses amies, cousines, soeu...
21/02/2021

Maternité : le fait de porter et mettre au monde un enfant. Deux verbes d’action que de nombreuses amies, cousines, soeurs, inconnues ont pratiqué, rêvé ou refusé d’habiter. On a tous des femmes dans notre entourage qui tombent enceintes par hasard, par magie, miracle, difficulté, erreur, flash éclair, assistance médicale, chance… et celles qui tombent de ne pas l’être, enceintes. Espoir, douleur, désillusion. Il y a celles qui seront mère à travers un autre chemin et celles qui choisissent de ne pas le devenir. Tout commence par un désir. Désir d’être mère. Désir de ne pas l’être.

Mais alors, où se situe-t-on lorsqu’on est entre deux chaises d’un désir non identifié ? Quand «porter» et «mettre au monde» sont deux verbes qui font peur. L’idée de partager mon corps, qu’il grossisse, se transforme,  s’abîme, se déchire, soit marqué, endommagé, malmené, et mette du temps à encaisser ce truc fou sans jamais retrouver sa forme initiale, me tourmente. J’ai toujours considéré les enfants (même ceux de ma famille ou de mes amis) comme un monde parallèle, je les ai toujours ignorés. Je n’ai jamais été une fille rêvant d’avoir des enfants, comme si j’avais toujours eu conscience, très jeune, de la responsabilité abyssale que cela impliquait et de l’autonomie que cela pouvait me retirer. Néanmoins, je ne suis pas de celles qui ont décidé qu’elles ne seraient pas mères. Ni qui le souhaitent à tout prix.

Je sais qu’il est t**d. On est tous au courant qu’on est beaucoup plus fertile à 22 qu’à 40. Alors, quelle femme est-on lorsqu’on appartient à cette cette catégorie bancale :  “je ne sais toujours pas si je veux des enfants et je sais que je n’ai plus le temps d’avoir le temps d’y réfléchir” ?

Mon rapport aux enfants a quelque peu évolué ces dernières années (je les ignore moins), et même si je ne sais toujours pas si je veux être mère, une vieille mère du coup, et si cela sera possible, je regarde celles qui le deviennent avec un regard d’amour sur ce qu’elles s’apprêtent à vivre.

Laisser la vie et ses chapitres mystérieux s’écrirent selon ce que l’on doit vivre, quelque soit le vertige de l’incertitude.

Fréquenter assidûment le jaune mimosa pour infiltrer tous les étages de sa vie d’un grand soleil pointilliste._Shoot + D...
31/01/2021

Fréquenter assidûment le jaune mimosa pour infiltrer tous les étages de sa vie d’un grand soleil pointilliste.
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Shoot + DA pour

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Merci quand même 2020, bisous et à jamais. 2021, soit bonne. Moins de murs, plus de vue dégagée.
31/12/2020

Merci quand même 2020, bisous et à jamais. 2021, soit bonne. Moins de murs, plus de vue dégagée.

Chère Juliette, j’ai fais ta connaissance il y a six ans, une fin d'été 2014. Rencontre furtive dans ton appartement que...
06/11/2020

Chère Juliette, j’ai fais ta connaissance il y a six ans, une fin d'été 2014. Rencontre furtive dans ton appartement que tu partageais avec tes colocataires à qui je rendais visite, tu as traversé le salon, ou plutôt tu as irradié la pièce avec un bonjour chaleureux, franc, solaire, m’atomisant sur le canapé. Beauté charismatique rare. Un deuxième contact avec toi quelques semaines plus t**d, soulevant ta robe devant l’inconnue que j’étais pour demander conseil sur la forme d’une culotte, me convainquait de ton pouvoir fédérateur sur la féminité. J’observais avec admiration et une certaine fascination ce que tu faisais de la tienne, et l’écho sur la mienne. 

L’année suivante, tu me soutenais dans l'élaboration d’une stratégie de retrouvailles amoureuses sur ton rooftop, tu tenais l’échelle en essayant de canaliser mon gros vertige et l’angoisse de la chute. J’en menais pas large en body dentelle sur le toit pour réaliser ma surprise, et tu étais déjà une coach deluxe. Puis a pris forme. Tu t’es mise à distiller ton humour, ton franc-parler, ta liberté, ton engagement, partageant généreusement, entre autre, ton cheminement dans le processus d’acceptation de ton corps. Aujourd’hui, tu es une sacrée ambassadrice de ton propre rayonnement et inévitablement celui de toutes les femmes qui te suivent. 
Shoot collab .paris x 💥
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💋dearkenya_
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Etre invitée à se contorsionner, inventer des fenêtres et dilater le ciel, assouplir son esprit pour accueillir l’imprév...
01/11/2020

Etre invitée à se contorsionner, inventer des fenêtres et dilater le ciel, assouplir son esprit pour accueillir l’imprévu et ses demi-tours. Reporter, reprogrammer ses désirs, peut-être même y renoncer pour en faire mijoter d’autres. Si le corps héberge peut-être quelques mouvements chancelant, le coeur a son propre rythme.

À Paris, il n’y a plus de saison. J’aime octobre comme j’aime les beaux jours. Je garde les tickets de Beaubourg comme u...
24/10/2020

À Paris, il n’y a plus de saison. J’aime octobre comme j’aime les beaux jours. Je garde les tickets de Beaubourg comme un souvenir tricoté.
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Virginie Troussier • ‘Envole-toi octobre’
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La chambre d’hôtel, c’est, le temps d’une nuit ou deux, cet espace étonnant, ambigu, où l’on se sent un peu chez quelqu’...
12/10/2020

La chambre d’hôtel, c’est, le temps d’une nuit ou deux, cet espace étonnant, ambigu, où l’on se sent un peu chez quelqu’un d’autre et, à la fois, pleinement chez soi. 
Shoot
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🛏 designed by

Septembre 1993 > Septembre 2020.27 ans séparent l’enfant timide-têtue-hypersensible et fantasque de la femme un peu moin...
01/10/2020

Septembre 1993 > Septembre 2020.

27 ans séparent l’enfant timide-têtue-hypersensible et fantasque de la femme un peu moins timide option supra-têtue en année bissextile.

Combien de rêves, de gamelles, de diabolo grenadine, de désirs, de râteaux, de peurs, de colères, de pire-honte-de-ma-vie, d’amitiés-amoureuses, de vacances, de ruptures, de battements de coeur qui s’emballent entre les deux ?

Merci l’entrée en 6ème, le grand bain, l’inconnu. Merci aux situations gênantes et imposées d’avoir développé quelque part ma créativité quand je tentais de les contourner maladroitement de façon farfelue. Merci à ces terribles années collège d’avoir préparé le terrain de la nébuleuse rentrée 2020.

A tous ceux qui me disent que je suis la même, pas faux, j'ai toujours peur des interros surprise, de passer des coups de fil aux inconnus, et d’être appelée au tableau.
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