Compagnie Tout Conte Fait

Compagnie Tout Conte Fait Nous proposons des spectacles de contes et un beau choix d'actions culturelles

09/02/2026

https://www.tout-conte-fait.fr/le-conte-un-art-de-la-relation/

Le conte, un art de la relation mais aussi parfois un sport de combat pour arriver à faire respecter un cadre dans la représentation (un spectacle n'est pas une garderie avec des adultes scotchés à leur portable et des enfants livrés à eux même...).
Pas facile non plus de faire accepter d'autres univers à des interlocuteurs pour qui le conte doit d'abord parler du "bon vieux temps" de "chez nous".
Le deuxième article du blog présente les deux dernières vidéos du projet "C'est quoi être conteuse en 2024 ?"
Sont abordés les thèmes des relations aux différents publics, de la médiation culturelle et sociale. Sont évoqués aussi les valeurs portées par les contes, l'intérêt de l'interculturalité et de l'éducation populaire.
Le conte est un art de la relation qui ne doit pas être circonscrit à une pratique de consommation culturelle.
Qu'en pensez vous ?😉

https://www.tout-conte-fait.fr/etre-conteuse-en-2024/"C'est quoi être conteur·euse en 2024 ? " Cette phrase je l'ai ente...
03/02/2026

https://www.tout-conte-fait.fr/etre-conteuse-en-2024/
"C'est quoi être conteur·euse en 2024 ? "

Cette phrase je l'ai entendue tant de fois avec différentes intentions : Pourquoi continuer à présenter des spectacles vivants de contes à l'ère des écrans et des réseaux sociaux ? ça intéresse qui, en dehors du jeune et très jeune public ? Ce n'est pas un peu désuet ?

En 2024, la compagnie Tout conte fait fêtait ses 20 ans d'existence.

Cela a été l'occasion d'un temps d'introspection, de regard sur le chemin parcouru, ou plutôt le labyrinthe exploré ou on peut découvrir et se perdre.

Cette réflexion a aussi pris la forme d'un dialogue un peu improvisé filmé entre deux vieux amis. Omar Toujid et moi ne savions pas trop quoi faire de toute cette matière.

Puis on s'est dit que cela pouvait intéresser d'autres conteurs en réflexion sur leurs propres pratiques, ou de nouveaux venus dans le métier, comme ceux qui viennent me parler à la fin d'une représentation.

Nous avons donc retravaillé les rushs pour en tirer 4 vidéos. L'illustrateur Maëlan Guyomard est rentré dans le jeu.

Voici donc les deux premières vidéos sur le métier de conteur·euse.

Je veux bien vos retours 😊

Réflexion d'une conteuse sur les enjeux artistiques, culturels, sociaux et économique de son métier. Transmission et partage d'expériences

Je vous souhaite à toutes et tous en mon nom propre et au nom de ma compagnie Tout Conte Fait une belle année 2026.Bon, ...
19/01/2026

Je vous souhaite à toutes et tous en mon nom propre et au nom de ma compagnie Tout Conte Fait une belle année 2026.
Bon, il faut bien reconnaître qu'au niveau national et international 2025 a été quelque peu éprouvante 😰 😱 et que 2026 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices 😕.
Cette année encore, nous allons devoir faire avec, notamment avec tout ce qui ne dépend pas de nous.
Pour autant, il y a quand même des espaces où nous pouvons agir, seul·e et collectivement 😉.
Pour ma part, à titre perso et dans le cadre de ma compagnie, j'ai choisi de privilégier l'entraide, la solidarité, l'interculturalité et l'éducation populaire.
Comme beaucoup, il m'arrive de douter et de me décourager. Pourtant, même si ça tangue, le navire Tout Conte fait traverse tous les états de l'océan, du calme plat à la tempête, depuis 22 ans.
Et vous, comment vous en sortez vous ? Qu'est ce qui vous motive et vous remets sur vos pieds ?

26/01/2025

LE VIEIL HOMME ET LE DRAGON BLEU
Histoire improvisée.

Sur les bords de la baie d’Audierne vivait autrefois un vieil homme dans une petite cabane au bord de la mer. Il passait ses jours à explorer les alentours, à cueillir des fruits et à pêcher pour se nourrir. Un jour, il y eut une terrible tempête avec une trombe qui passa si près de la côte que le vieil homme crut sa dernière heure arrivée. Lorsque le temps fut calmé, il sortit pour constater les dégâts sur sa cabane. Comme le toit avait tenu bon, il s’estima heureux et partit se promener sur la falaise.
Alors qu’il s’en approchait, il aperçut quelque chose qui brillait au loin. Il se dirigea vers l'objet et découvrit une énorme pierre cristalline en forme d’oeuf. Un œuf d’autruche vu sa taille et d'un bleu profond qui brillait sous le soleil revenu.
« Quelle drôle de pierre ! se dit-il. Ce pourrait être un galet mais ça brille tellement !Comment a-t-elle fait pour se retrouver ici sur le bord d’une falaise ? »
Le vieil homme, intrigué par sa découverte, décida de la ramener chez lui pour l'examiner de plus près. Il passa des heures à l'observer, à la toucher pour essayer d’en découvrir un peu plus. Puis un jour il sentit comme une vibration. Quelque chose d'extraordinaire se passait à l'intérieur de la pierre.
Cela lui causa un choc ! Il comprit qu’il s’agissait d’un œuf, mais d’un œuf de quoi ? La seule façon de le savoir c’était de s’en occuper.
Alors il passa des jours entiers à veiller sur l'oeuf, à le bercer et à lui parler, espérant que cela accélérerait l'éclosion. Il lui construisit même un petit nid avec des restes de filets ramassés sur la plage. Il savait que cela pouvait prendre des semaines, voire des mois, mais il était déterminé à être là pour l'accueillir lorsque ce qu’il y avait à l’intérieur éclorrait.
Finalement, après de nombreux jours de patience, le vieil homme vit une petite fissure apparaître sur l'oeuf. Il retint son souffle alors que la fissure s'agrandit, et il vit une petite tête bleue et scintillante émerger. Un bébé dragon ! Et il était magnifique ! La petite créature plongea ses yeux dans les siens et le vieil homme sut à cet instant qu’ils seraient désormais liés à vie.
Il le prit dans ses bras, le soigna et le nourrit pendant des semaines, des mois et des années. La petite créature était maintenant un superbe dragon bleu capable de commander aux vents d’ouest. Un dragon si puissant qu’il effrayait le voisinage.
Le vieux s’affaiblissait avec l’âge et il se demandait combien de temps encore il pourrait contrôler son dragon. Ce dernier adorait l’accompagner à la pêche et l'aidait même à attraper les plus gros poissons. Les gens de la ville d’à côté avaient peur du dragon, mais le vieil homme leur expliqua qu'il n'était pas dangereux et qu'il était son ami.
Un jour, le vieux entendit le grincement d’une roue de charrette derrière chez lui. Il sortit et ne vit personne. Il comprit que l’Ankou le prévenait que sa dernière heure était proche et pleura.
Le dragon bleu lui demanda ce qu’il avait alors le vieil homme lui expliqua ce qu’était la Mort et lui parla de son absence à venir. Le dragon ne répondit rien mais sortit et s’envola jusqu’au-dessus des nuages et ne revint pas.
Un jour passa, puis deux, puis trois, puis sept.
Au matin du huitième jour, à son réveil, le vieil homme vit que l’Ankou était au bout de son chemin et venait le chercher. Il poussa un gros soupir et s’habilla pour le suivre. C’est là qu’il entendit un énorme flappement d’ailes et que le dragon bleu atterrit devant sa maison. Voyant la bête, l’Ankou fit demi-tour. Il n’était pas pressé et reviendrait quand bon lui semblerait.
Le vieil homme remercia le dragon pour le répit. Ce dernier lui répondit qu’il n’acceptait pas le fait qu’il devait mourir. Il le fit monter sur son dos et ils s’envolèrent tous les deux par-dessus les nuages.
Personne ne les a jamais revus ni ne sait ce qu’ils sont devenus. Certains enchanteurs ont parlé d’un château sur les nuages où vivaient un vieil homme et un dragon bleu, mais la plupart raconte n’importe quoi.

En 2025, nous fêterons les 20 ans de la compagnie Tout conte fait🥰🫶✨✨✨.20 ans à porter sans relâche le flambeau de l'Edu...
17/01/2025

En 2025, nous fêterons les 20 ans de la compagnie Tout conte fait🥰🫶✨✨✨.

20 ans à porter sans relâche le flambeau de l'Education Populaire : proposer des spectacles de qualité, solidement documentés et accompagnés d'un catalogue d'actions de médiations culturelles.

20 ans à raconter à tous les publics, des bébés aux anciens, des lieux dédiés aux plus insolites, des publics traditionnels aux plus isolés et fragiles.
Et ce n'est pas fini...

Belle année 2025 🎆🎇🌠

29/12/2024

LE VENT ET LE LIN
Aujourd'hui un petit conte datant de 1917.

IL y avait une fois un fermier qui s'appelait Jean. Jean avait beaucoup de lin, et il l'avait déjà coupé et mis sur le sol pour sécher.
Le dragon grand vent du nord lui enleva toute sa récolte. Jean se met en colère, prend un bâton et va trouver le dragon qui lui avait causé ce dégât. Ce dragon s'appelait Norrois. Le fermier lui dit : « Norrois, rends-moi mon lin ou bien tu vas voir !» Celui-ci lui répondit : « Tiens, je te donne ce cheval la place. Tu n'auras qu'à lui dire : « Cheval, fais ton devoir ! » et tu verras de l'or sortir de sa bouche ».
Jean s'en retourna joyeux, et comme il faisait nuit, il alla dans un grand hôtel dans lequel il but un peu trop et raconta tout ce qui venait de lui arriver. Lorsqu'il fut ivre, on lui donna un bon lit, et on mit son cheval dans une belle écurie.
Pendant la nuit, le maître d'hôtel, sachant que ce cheval faisait de l'or, mit un autre cheval semblable à sa place.
Le lendemain matin, Jean retourna à la maison, puis dit à son cheval : « Cheval, fais ton devoir, ! » mais il ne vit point d'or sortir de sa bouche.
Alors, furieux, Jean alla encore trouver Norrois et lui dit : « Tu m'as volé, ce cheval ne fait pas d'or ». « Mais, dit Norrois, c'est que par ruse on vous a changé votre cheval.»
Norrois lui donna alors une serviette. Et quand on lui disait : « Serviette, déplie-toi ». on voyait paraître du fricot. Une seconde fois Jean descendit chez ce maître d'hôtel et but encore trop : on lui échangea encore sa serviette.
Alors Jean, bien plus furieux, alla une troisième fois trouver Norrois. Cette fois-ci, le dragon du grand vent du nord lui donna un bâton, et ce bâton, quand on lui disait : « Bâton, fais ton devoir » commençait à donner des fessées à tous ceux qu'on voulait.
Norrois lui dit : « Allez chez le maître d'hôtel où vous étiez descendu l'autre jour et dites à votre bâton de faire son devoir et je parie que vous aurez votre cheval et votre serviette. »
Jean fit donc ce qu'on lui avait dit.
On lui rendit le cheval et la serviette. Après cela, il partit à la maison et mit son cheval à faire de l'or et mit sa serviette à faire du fricot.
Il devint très riche et se fit construire beaucoup de bateaux et beaucoup de maisons.
A la fin, quand on vit qu'il était si riche que cela, la Gendarmerie fut lancée après lui parce qu'on croyait que c'était de l'argent volé. Mais Jean prit son bâton et lui dit : « Bâton, fais ton devoir ». Tout à coup le bâton commença à battre les gendarmes et tous ceux qui étaient autour de lui. A la fin on le laissa vivre tranquillement, et il devint très heureux.

JEAN RIHOUAY Finistère. 1917.

29/12/2024

LE VENDEUR DE LARMES

Gourgon, vendeur d'épingles, passait par une certaine bourgade, en Cornouaille, quand il avisa un linge blanc fixé au-dessus d'une porte de maison et 2 rubans de velours noir en croix dessus pour faire savoir qu'il y avait un corps défunt à l'intérieur, attendant le cercueil. Comme il était un homme respectueux, Gourgon décida d'entrer pour dire un Pater à l'intention du mort avant d'aller plus loin. À peine avait-il mis les pieds par-dessus le seuil qu'il entendit le bruit des conversations et des rires. La salle était bo***ée de gens en habits de deuil, occupés à parler entre eux à haute voix comme s'ils étaient sur un champ de foire ou dans l'attente d'un cortège de noces. Pourtant le corps était étendu sur le lit, un vieillard aux cheveux gris et à la mine renfrognée.
« Tonnerre, confia Gourgon à son chapeau, je suis tombé ici au milieu d'animaux sauvages. Comme ils sont sans vergogne, ces gens! »
Le gars des épingles s'approcha du corps et s’agenouilla pour prier dessus, après une aspersion d'eau bénite. Ce que voyant, les autres assistants firent silence d'un seul coup. Sa prière terminée, Gourgon cherchait la porte quand il sentit une main qui le tirait par le veston. C'était une femme, une pièce de femme toute sèche, complètement enveloppé d'un manteau de deuil, et qui le tira du côté de l’âtre.
– Je ne vous connais pas, dit-elle, mais vous êtes un homme de bonne conduite, d'après ce que je vois .
– Je le suis sûrement, répondit Gourgon d'une voix sévère. Mais j'ai peur d'être le seul dans cette maison.
– Avant de vous choquer, écoutez plutôt, dit-elle. Le mort est mon père. Pendant sa vie, il n'a jamais fait aucun bien à personne ni fréquenté le moindre chrétien-né. Garder pour lui le plus possible, oui, pour cela il était le premier, et bien loin devant le second. Et maintenant, regarder ! Le voilà mort et on ne trouve personne pour le regretter, personne pour pleurer sur son corps. C'est une pitié.
– Une pitié ? Pourquoi ne pleurez-vous pas, vous qui êtes sa fille?
– Hélas, il m'a tant fait pleurer pendant qu'il était vivant qu'il ne me reste pas une goutte d'eau pour sa mort. C'est pourquoi je vous demande de suivre l'enterrement près de moi et de verser des larmes entre l'église et le cimetière. En voyant votre douleur, les autres se tiendront tranquille. Autrement, ils sont capables de danser la gavotte derrière leur corbillard. Ce serait une honte.
– Ma pauvre femme, je dois aller vendre mes épingles.
– Je vous donnerai deux écus et la nourriture.
– C'est bien, dit Gourgon, pour deux écus, vous aurez de la pluie en abondance.
Et Gourgon suivit le corps en répondant de lourdes larmes pour gagner sa journée. Écoutez maintenant le meilleur : pendant qu'il tirait de l'eau de son corps, il songeait combien il est terrible de mourir sans personne pour vous regretter, combien les gens sont mauvais les uns avec les autres et combien il est malhonnête de ... feindre la douleur pour deux écus d'argent. Si bien qu'à la fin, le marchand d'épingles pleurait pour de bon sur l'humanité et sur lui-même. Il pleura tout au long du chemin entre la maison, l'église et le cimetière. Il pleura de plus belle en revenant pour le repas des funérailles. L'assistance fut si frappé à la vue de tant de larmes que personne n’eut le courage de goûter le pot-au-feu jusqu' au moment où la fille du mort a proposé deux autres écus au pleureur pour le décider à sécher ses yeux et à laisser manger le monde. Après ce jour-là, Gourgon marcha sur la route de la richesse. Un homme qui a trouvé preneur pour ses larmes est capable d'aller vendre au diable des corne neuves.

P.J. Héliaz, Les autres et les miens.

Adresse

23 Rue Feuillat
Lyon
69003

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Lundi 09:00 - 19:00
Mardi 09:00 - 19:00
Mercredi 09:00 - 19:00
Jeudi 09:00 - 19:00
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