Les Films du Placard

Les Films du Placard Good movies for good people !

Je n’en comprends toujours pas très bien les règles exactes et je passe probablement à côté de l’intérêt de certaines ac...
11/10/2020

Je n’en comprends toujours pas très bien les règles exactes et je passe probablement à côté de l’intérêt de certaines actions techniques mais foutez moi devant un match de base-ball avec un hot-dog nappé de moutarde au miel et voilà que je suis tout à coup hypnotisé. C’est sans surprise que j’avais craqué il y a quelques années dans un Formule Cash en passant à la caisse en possession de The Catcher, petite série B prometteuse d’un mélange de cinéma fantastico-horrifique et de homerun… Bonne prise ? Je ne sais pas trop mais le principe d’un boogeyman qui joue de la batte sur les crânes et les mâchoires de toute une équipe de baseball était en tout cas assez intrigant pour que je m’y pose avec curiosité.

Produit, écrit et réalisé par Guy Crawford et Yvette Hoffman (le générique ne dit pas s’ils préparaient la salade de cervelas pour le catering, mais j’ai mon idée sur le sujet), The Catcher propose l’histoire de David Walker, un sportif vieillissant viré sans sommation par les actionnaires de son équipe évoluant en ligue mineure : les Devils. Après avoir raté trop de b***es et coûté bien trop de points à ses partenaires, David erre en pleine nuit dans le stade quasi vide et tente de convaincre les décideurs qu’il peut encore rendre de fiers services à l’équipe… Pendant ce temps, un maniaque défonce un à un les différentes personnes encore présentes dans l’enceinte sportive. David aurait-il pété un plomb au point de s’offrir un killing spree avant de pointer à Pôle Emploi ? Ou alors, est-ce Johnny, le jeune garçon qui a tué son père il y a vingt ans à coup de batte et qui vient fêter dignement cet anniversaire en jouant à la piñata vivante sur du sportif de seconde zone ? Ou est-ce alors ce vieux coach énervé contre des actionnaires qui ne se déplacent jamais pour voir leur équipe jouer qui aurait décidé de se passer les nerfs ? Est-ce un ancien supporter mécontent qui vient dire sa façon de voir les choses à ses anciens protégés ? Ou alors le tueur est-il un joueur frustré et jaloux de voir ses camarades passer dans les ligues supérieures pendant qu’il reste à stagner dans un stade local devant une foule de pélos boursouflés à la bière tiède ? Et si le coupable était en fait le concierge des lieux, agacé de se faire traiter comme le dernier des étrons par une bande de sportifs mongolos ? Attendez, le meurtrier pourrait aussi être cette nana fraîchement débarquée à la direction sportive et qui dit dès les premières minutes devoir se « débarrasser » de certains joueurs ? Ça en fait du coupable potentiel…

Un whodunit nocturne teinté de vengeance et de jalousie au sein même d’une enceinte sportive avec un nombre important de meurtriers potentiels ? C’est excitant tout ça non ? Eh bien, calmez-vous car The Catcher a beau enfiler les crampons, il ne s’amuse pas pour autant à courir dans tous les sens comme on aurait pu le souhaiter. Après avoir posé des bases prometteuses, le film se contente de frapper mollement dans la b***e du slasher basique et pas vraiment excitant. En moins de temps qu’il en faut pour prendre une première base, le métrage ne laisse plus planer aucun doute (ou alors si peu), laisse tomber son aspect thriller et réduit sa stratégie à la simple succession d’assassinats. Dès lors The Catcher nous propose des plans trop sombres dans lesquels un personnage habillé avec un masque d’attrapeur et une chemise Devils (c’est le nom de l’équipe mais aussi un moyen de dire aux spectateurs que c’est un méchant, malin) dérouille un à un le reste du casting. Le bonhomme sait manier la batte frappant l’un de trois coups dans la tempe, sodomisant l’autre au point de recouvrir son arme de sang et de matières fécales mais il sait aussi s’adapter en se servant de tous les objets à sa disposition comme ce robot lanceur de b***e qu’il utilise pour lapider à mort son vieil entraîneur…

Sur le papier la chose semble prometteuse mais tout cela est bien trop mou et Catcher peine en fait à convaincre. Sorti en 1998, le film ne fait qu’enchaîner des concepts vus et revus dans des pelletées de slashers bien plus convaincants. La présence à l’arrière-plan, la main qui passe dans un coin, la vue subjective à travers le masque, le couple qui mange de la tarte aux poils sans se soucier du mal qui rôde… Tous les poncifs du genre y passent sans convaincre. Même le casting ne semble pas y croire vraiment. Rarement des acteurs m’ont semblés aussi apathiques. Que ce soit David Heavener dans le rôle principal ou Joe Estevez (ouais, le frérot de Martin Sheen) totalement en roue libre qui insulte son gamin sans aucune conviction, personne ne se donne la peine de tenter de jouer. Preuve d’un casting pas franchement réussi, l’acteur que j’ai pris le plus de plaisir à voir dans Catcher est le tout jeune Fred Meyers que les fanas de La Guerre des Stevens (les vrais quoi) connaissent sous le nom de Tom Gribalski… Et là encore, c’est de la pure nostalgie tant les rares scènes qui le mettent en avant sont d’une intensité quasi nulle, y compris quand celui-ci dézingue son paternel à coup de batte de baseball dans la gu**le. On a l’impression que chacun joue de son côté sans réellement se préoccuper des autres ne laissant aucun doute sur l’incapacité des réalisateurs à diriger leurs comédiens… comédiens tout aussi coupables de leurs propres non-prestations au point que trois quart du casting ne verra plus jamais un set de tournage de sa vie. Bien fait.

Le film se sauve cependant grâce à une ambiance sombre et pesante réussie et une jolie utilisation de son environnement. Escaliers tortueux, gradins immensément vides, pelouse irréelle éclairée par des spots trois milles watts, vestiaires étroits, douches humides, bureaux exigus… À défaut de réussir leur film, Guy Crawford et Yvette Hoffman parviennent à emb***er quelques scènes efficaces en terme d’ambiance même quand ils cèdent aux sirènes des dutch angles douteux et des lumières bleutées kitschouilles. La scène finale dans laquelle les cadavres sont dispersés sur le terrain est d’ailleurs visuellement carrément réussie sans toutefois effacer la frustration du spectateur. Ces plans auraient fait d’excellents décors pour un jeu en FMV signé American Laser Games mais on parle d’un film là les gras, un peu de sérieux…

Si on peut se laisser glisser sans mal pendant une heure vingt dans cette histoire de vengeance téléphonée, on ne pourra décemment pas passer outre la frustration de regarder un film qui ne va pas au bout de lui-même. The Catcher laisse en permanence de côté toute son originalité (le slasher teinté de whodunit, le décorum et l’angle sportif) pour marcher dans les pas des slashers à papa. Ce choix de production est d’autant plus étrange que papa Craven venait de bousculer le genre à peine un an plus tôt avec son Scream qui montrait qu’un genre aussi codifié pouvait tout de même se montrer rafraîchissant. Bref… Des choix aussi incompréhensibles que les règles du baseball, quelques b***es ratées et un rythme similaire à celui d’un match de softball entre deux équipes de cinquième division au fin fond du Colorado ont donc raison de The Catcher qui manque clairement sa cible… Out !

« On dirait un mélange de piranha et d’anaconda… » « Un piranhaconda ? » C’est vrai quoi, quitte à inonder la grille de ...
05/09/2020

« On dirait un mélange de piranha et d’anaconda… » « Un piranhaconda ? » C’est vrai quoi, quitte à inonder la grille de programmation de Syfy, autant s’amuser à mixer les bestioles pour des résultats aussi crétins et improbables que la ménagerie génétique du professeur Mephesto, non ? Il faut dire qu’à force de pondre des creature features à tout bout de champ, les légendaires Roger Corman et Jim Wynorski peuvent à peu près tout se permettre tant qu’il y a dans le produit final une grosse bêbête et des figurants à boulotter. Pour le reste c’est carte blanche et budget serré, mais on sait qu’avec le premier à la production et le second à la réalisation, on ne prend aucun risque sur le résultat final. Ajoutez à ça que Tony Randel, réalisateur du bien cool Ticks, se retrouve ici au montage et vous avez un générique à vous faire frétiller le serpent ! Nous voilà donc en 2012 avec ce fameux Piranhaconda, une sombre histoire de monstre gigantesque qui hante les îles hawaïennes…

Alors qu’un scientifique chope un œuf bizarroïde au bord d’une cascade, son équipe est massacrée par un serpent géant qui surgit de l’eau. Seul survivant de l’attaque l’herpétologue (ça veut dire qu’il étudie les reptiles, pas l’herpès, hein) se fait enlever par une bande de malfrats désireux d’obtenir une rançon… C’est ce qu’on appelle une dure journée… Quelques kilomètres plus loin, une équipe de tournage tente de mettre en boîte un slasher bien désargenté (Head Chopper 3) qu’on devine aussi bien daubé du cul. Cette équipe se fait elle aussi enlever par les vilains terroristes qui demandent encore une rançon. Ben ouais… À quelques pas de là, un jeune couple profite de vacances bien méritées en alternant les activités intellectuelles telles que piscine, plage et whirlpool bath. Et ce n’est pas tout puisque trois scientifiques aussi scientifiques que je suis cordonnier (et je ne suis pas cordonnier pour ceux qui se poseraient la question) parcourent la jungle voisine à la recherche d’une orchidée très très rare qui permet de rajeunir la peau ou une connerie du genre… Mais vous vous doutez bien que si le scénario de Mike MacLean (Dinocroc vs. Supergator, Sharktopus, Attack of the 50 Foot Cheerleader) regorge à ce point de personnages ce n’est pas pour nous offrir une comédie douce amère à la Woody Allen mais plutôt pour nourrir la grosse bestiole du titre et permettre au film d’atteindre la durée d’une heure vingt probablement imposée par les acheteurs pour que le programme rentre parfaitement dans leur grille de diffusion !

Mais à quoi ressemble donc ce piranhaconda qui effraie à ce point le casting ? Eh bien euh… ça ressemble à une sorte de gros serpent jaunâtre avec une tête de dinosaure à crête… Tiens, le film aurait d’ailleurs pu s’appeler Piranhacondinosaurus… Mouais ça aurait probablement été trop dur à prononcer, surtout quand on sait que les traducteurs français ont carrément re-titré le film de Wynorski : Piraconda. Ben quoi ? Y’a pas de petites économies et c’est trois lettres qu’on pourra utiliser ailleurs ! Héhé ! Malin, non ? Bref… Revenons plutôt à notre bestiole entièrement modélisée par ordinateur, car oui, avec un budget de moins d’un million de dollars, un casting bien fourni et un tournage à Hawaï, les finances ne permettent pas de jouer de l’animatronic dodu ! C’est bien dommage pour ceux qui comme moi associent plutôt Wynorski et Corman à des bobines millésimées 80’s et généreuses en latex mais bon, le cahier des charges de Syfy, tout ça, tout ça… Heureusement, en termes de bestiaux pixellisé, Piranhaconda se démarque du tout-venant grâce à un relativement joli travail sur les ombres et lumières lors des déplacements de la bête. Quelques scènes sous-marines dans le dernier quart d’heure sont également du plus bel effet... On est d’accord, le bestiau reste dans son ensemble plutôt décevant et les animations sont parfois un peu trop rapides (pour ne pas dire tout le temps) mais le travail sur la texture même du serpent marin est plutôt réussi. On ne s’en relèvera pas la nuit pour y repenser mais on ne sera pas non plus assez choqué pour arrêter le film dès la première apparition de la créature.

Outre un tas d’œufs en polystyrène, quelques cadavres réussis et un gang de mafieux moustachus, le véritable intérêt visuel du film de Wynorski se retrouve dans son casting. Si le film se range sans souci dans la catégorie des petits B sympathiques, cette lettre ne correspond pas en revanche au bonnet des actrices qui préfèrent amplement remplir du D ou du E. Armé de tels atouts, le cinéaste envoie ses sympathiques bi**os en bikini courir sur la plage ou les routes de campagne comme pour nous rappeler au bon souvenir des films signés Russ Meyer. Mais les nanas ne sont pas que de simples mannequins bien gaulés, elles apportent aussi une véritable dose d’humour à l’entreprise, à l’image de Diana Terranova dans le rôle de la petite copine reloue carrément haïssable et donc incroyablement amusante. Côté masculin le casting fait la part belle à un Michael Madsen bien bouffi sapé comme Crocodile Dundee et à Rib Hillis, acteur plutôt charismatique option gu**le de beau gosse ricain de base habitué aux films catastrophe en mousse, aux thrillers en carton et aux délires SF en papier mâché.

On regrettera quelques longueurs en deuxième partie de bobine ou des oublis d’incrustations de la bête qui nous offrent ainsi des scènes dans lesquelles les acteurs ne fuient rien d’autre que du vide ! On pourra aussi se plaindre des décors pas très crédibles comme cet endroit qu’on nous vend comme une jungle alors qu’il s’agit du jardin privé d’une villa cossue au point qu’on pourrait presque deviner à l’arrière-plan la barrière, la place de parking et la boîte aux lettres… Difficile d’affirmer qu’on tient là un projet digne de Corman et de Wynorski mais il faut admettre que dans un genre qui s’essouffle plus vite que n’importe quel autre (voir B-Movie Posters spécial Creature Features), Piranhaconda fait partie des bons élèves grâce à son esprit bon enfant, sa réalisation plutôt efficace et son délire carrément décomplexé. Outre la mise en abyme de la petite équipe venue tourner une série B fauchée et maudite, l’autre témoin de ce spirit sans prise de tête est bien la musique entraînante de Jasmin Poncelet quelque part entre X-Ray Spex et les délires de L7. C’est bien simple, on n’a qu’une seule envie : dandiner du fion sans se poser de questions, mater des bi**os peu vêtues se faire dévorer par un serpent géant venu tout droit du jurassique sur une musique garage surf pendant que des quadras bedonnants et dégarnis vident des chargeurs sans viser. Évidemment, il a peu de chances que je mate ce film une seconde fois ou que je me fasse tatouer un piranhaconda sur le zob mais qu’attendiez-vous honnêtement d’un film qui s’appelle Piranhaconda ? Moi, sérieusement, pas grand-chose de plus…

À la fin des années 80 et jusqu’au bout des années 90, l’acteur Jim Varney squatte les écrans du public américain. Publi...
29/08/2020

À la fin des années 80 et jusqu’au bout des années 90, l’acteur Jim Varney squatte les écrans du public américain. Publicités pour des sodas, spots pour des fast-foods, émissions de télévision et films pour le compte de Touchstone Pictures, le comédien enchaîne les projets en tout genre et gesticule comme un fou sous les traits de son personnage Ernest P. Worrell, mélange de bouffon moderne maladroit et d’adulte resté bloqué dans un état enfantin. Dès ses débuts, l’acteur est accompagné du réalisateur John R. Cherry III qui se charge de mettre en boîte ses aventures. Le premier long métrage qui voit le jour est Dr. Otto and the Riddle of the Gloom Beam, sorti en 1986. Ernest enchaîne ensuite les aventures se rendant en prison, dans un camp d’été, dans une base militaire et il se retrouve même à devoir sauver le cul du Père Noël… Bref, Jim Varney trimb***e son personnage dans toutes les tranchées de la pop culture et c’est sans surprise qu’il s’approprie à pleine bouche (et bon dieu quelle bouche !) l’univers des films de monstres ! Dans Ernest Scared Stupid (titré chez nous Ernest à la Chasse aux Monstres, un titre digne de la collection Goosebumps), le personnage se retrouve aux prises avec un troll visqueux bien décidé à enlever tous les enfants de son patelin…

Tout commence par une musique hip-hop/cartoon ancrée dans les débuts des 90’s et un générique excitant mixant typos fluos dégoulinantes (probablement empruntées sur l’ordinateur du maquettiste de Famous Monsters on Filmland) et extraits de films classiques : Nosferatu, White Zombie, The Hideous Sun Demon et autres joyeusetés. Entre deux images horrifiques en noir et blanc, Jim Varney enchaîne des grimaces qui feraient passer Michel Courtemanche pour un acteur shakespearien. La pelloche ne peut pas être plus claire sur ses intentions : on est là pour prendre notre dose de gros délire décomplexé à base de gags slapsticks et de monstruosités montées sur pattes. Les fans de Pee-Wee, Scooby Doo, Goosebumps et des grandes heures de MTV peuvent rester. Les autres peuvent partir, ils ne nous manqueront pas !

Pendant une heure et demi, Ernest, accompagné des enfants du voisinage, part donc à la chasse au troll… Pour vous la faire courte, et parce que je ne pense pas qu’on va davantage se pencher sur le script, le protagoniste attardé doit trouver le moyen de tuer un troll - qu’il a invoqué lui-même dans sa cabane- et éviter que le streum ne parvienne à transformer cinq enfants en petites statuettes de bois. Ce script disons minimaliste permet surtout aux scénaristes d’offrir au personnage principal une succession de situations grotesques et délirantes. Ernest se retrouve ainsi à trimb***er un matos digne d’un cosplay moisi de Ghostbusters, à traîner un monstre au bout d’une corde pendant que son chien conduit un pick-up ou encore à se débattre dans un piège à loup géant ! C’est bien simple, Ernest Scared Stupid enchaîne les gags à un rythme effréné. C’est évidemment lourdingue, volontairement balourd mais la bobine fonctionne. En gros ce petit objet filmique est con mais parfaitement efficace, un peu comme un coussin péteur ou un chewing-gum électrique. Conscient des intentions de son film, John R. Cherry III appuie l’aspect cartoon de l’ensemble à grands renforts de plans tordus, de zooms rebondissants et de vues en grand angle ! Il ne manque plus que quelques bruitages lorsque le protagoniste se lance dans des monologues schizophréniques (costumes à l’appui) et on se croirait presque dans un Tex Avery…

Comme un film de monstre ne serait pas parfait sans un gloumoute de bon aloi, Ernest Scared Stupid nous gratifie d’un troll absolument cradingue tout droit sorti de la tête et des studios des frères Chiodo. La bestiole imaginée par les géniteurs des Killer Klowns et autres Critters impose tout son charisme dès sa première apparition et ne cesse de nous tirer un sourire satisfait à chaque apparition. À la fois trop beau et trop laid, ce troll (hey !) est un véritable message d’amour aux streums qui composaient la collection des Ugly Stickers. L’atrocité de latex proposée par les Chiodo bros est tellement tarée et impayable qu’elle possède deux organes olfactifs ! Et vous savez ce qu’on dit : « Deux nez, c’est deux nez, reprendre c’est voler ! »

Si tout cela vous emb***e déjà, attendez encore un peu car Ernest Scared Stupid nous offre un final épique dans lequel une armée de trolls sortis de choux de Bruxelles vient prendre part à la bagarre entre Ernest, le troll initial (devenu méga troll entre-temps) et une armée de kids déguisés pour Halloween et armés de pistolets à eau ! Dans son dernier quart d’heure le film ouvre grands les robinets au point que les frères Chiodo ont été obligés de réutiliser certains costumes de Killer Klowns pour remplir encore davantage cette orgie de latex ! Comme si tout cela n’était pas déjà assez riche, les figurants adultes sont déguisés en fleurs, en citrouilles, en dés ou encore en coccinelles pendant que les seconds rôles (une sorcière, des marchands margoulins, un vilain politicard, un gentil policier) continuent de cabotiner à l’arrière-plan ! Bref, pas besoin de rajouter quoi que ce soit, Ernest Scared Stupid apporte 100% de vos AJR en humour potache et en protéines !

Le film trop gras, trop sucré, trop salé et trop tout ce que vous voulez ne trouvera évidemment pas grâce aux yeux de tout le monde mais je n’ai aucun doute qu’il trouvera une place toute particulière dans le cœur de ceux qui grattaient le fond de leur paquet de Smacks en matant Neverending Stories, Gossebumps ou encore le Troll de John Carl Buechler ! Ouais Ernest Scared Stupid est un film totalement générationnel qui trempe ses Air Force One blanches bien profond dans la terre fertile en monstres des belles années 90 qui voyaient les Monsters in My Pokcet, Mighty Max, Street Sharks et autres Inhumanoids égayer les cours de récréations… Vous l’aurez compris, je suis un brin nostalgique et ce film ne peut que me rendre davantage mélancolique d’un temps où les monstres étaient le summum de la coolitude et où il fallait se battre avec ses potes pour incarner le Power Rangers Rouge quand on jouait dans le terrain vague du quartier ! Damn, I miss the 90’s…

Gnaw. C’est le titre du film mais aussi le bruit que vous allez faire une fois que le générique final apparaît sur l’écr...
22/08/2020

Gnaw. C’est le titre du film mais aussi le bruit que vous allez faire une fois que le générique final apparaît sur l’écran... si vous ne vous êtes pas assoupi. Gnaw. Je vais être clair, net et sans surprise, la bobine réalisée par Gregory Mandry ne procure aucune émotion et aucune réaction physique autre que ce gargouillement de frustration mêlé à une bonne dose d’ennui. Gnaw. Comme quoi à défaut d’offrir un agréable moment, ce métrage a au moins pour lui de proposer un titre cohérent. Gnaw...

En regardant les crédits du film, on se demande vraiment si la présence de trois scénaristes était bien nécessaire. Gnaw, traduit chez nous par… Cannibal Kitchen (euh… ok), nous propose de suivre un groupe de jeunes adultes venus profiter d’une petite semaine de vacances dans une ferme au fin fond de la campagne anglaise. La ny**ho de service, le nerd asthmatique de service, la coincée de service, la gothique de service, le dragueur de service… Bref tout le service (celui en plastique, pas le beau en porcelaine évidemment) est de sortie pour tenter de remplir une histoire ultra-linéaire à base de tueur masqué, d’éclairs dans la nuit, de viande hachée et d’arme blanche. Mais voilà, même en restant bien gentiment dans les codes et dans les clous, le film ne parvient jamais à proposer quoi que ce soit d’intéressant. Il n’y a ici aucune idée aussi minime soit-elle, rien. Le boogeyman est une espèce de tocard portant un masque composé de morceaux de mouflons empaillés cousus avec de la ficelle à rôti, les protagonistes sont insupportables dans le mauvais sens du terme et surtout les mises à mort sont d’un ennui… mortel. Remarquez, c’est presque cohérent mais c’est dur de ne pas s’ennuyer ferme dans la grange de Gnaw… Et quelques courtes séquences de nudité gratuite n’aideront pas le film à monter en gamme. Désolé Gregory, ce n’est pas aussi facile que ça.

Il n’y a en fait pas grand-chose à dire de cette production. La photographie est trop froide, parfois même trop sombre. Les acteurs sont moyennement investis. Les cadrages à l’épaule sont souvent trop serrés, trop tremblotants et on a bien souvent l’impression de se retrouver face au court-métrage de fin d’année d’un redoublant en BTS audiovisuel. Les FX sont quasi inexistants et à moins de n’avoir jamais servi un verre de jus de cranberry (le fruit, pas le groupe), il y a peu de chances que les scènes prétendument gores provoquent chez vous la moindre réaction. Arrêtons donc de tourner en rond, le rendu visuel du film est tout aussi pauvre que son écriture. On est bien loin de la promesse d’une bobine qui ferait le lien entre Saw et Hostel, promesse faite par l’éditeur qui a sorti la version française du film en Blu Ray. Encore une fois, ce n’est pas un plan dans lequel un type arrache la langue d’un autre avec une pince rouillée qui va relever le niveau. Encore une fois, ce n’est pas si facile que ça…

Gnaw est un film qui va partout et qui ne va nulle part en même temps. Gnaw est un film qui suit une recette basique mais qui se vautre tout de même dans les grandes largeurs. C’est un peu comme si vous ratiez du riz micro-ondable. C’est impossible on est d’accord. Rater un tel film me semblait également impossible, comme quoi, le monde peut nous réserver pas mal de surprises. Gnaw est une pelloche carrément inutile dont je n’ai même pas envie de dire qu’elle devrait uniquement servir à caler une table basse. Je préfère encore me faire une cale avec un vieux mouchoir que de voir cette jaquette mensongère au quotidien. Ouais, car il faut savoir que le BR français est tamponné avec un « Intense et Extrême – Fangoria ». Haha, encore un mec du marketing trop porté sur la bouteille ou sur la déconne… Ou les deux, remarquez. Quoi qu’il en soit, passez votre chemin et passez plutôt votre prochaine heure vingt à faire un truc utile. Voici quelques idées : jouez au jokari, triez des tic-tac par taille, coupez-vous les ongles des pieds et fabriquez un petit bas-relief avec votre surplus de cuticules... Je voulais ajouter à ce texte quelques jeux de mots mais je n’en ai vraiment pas la force… Alors, je finirais uniquement là-dessus : Gnaw. C’est le titre du film mais aussi le bruit… Ha, je l’ai déjà dit ?

Herschell Gordon Lewis nous prévenait déjà en 1964 avec 2000 Maniacs, il ne fait pas bon de traîner chez les rednecks ! ...
11/07/2020

Herschell Gordon Lewis nous prévenait déjà en 1964 avec 2000 Maniacs, il ne fait pas bon de traîner chez les rednecks ! Et à chaque décennie les cinéastes n’ont cessé de rappeler cet avertissement : Deliverance, Texas Chainsaw Massacre, Motel Hell, Redneck Zombies, Wrong Turn, Monster Man… La liste est longue mais le message est clair : si un bonhomme avec un bec de lièvre, une haleine de Bud tiède et des santiags en crotale vient vous gratter un ticket restau, vous invite à un apéro en famille ou vous propose de réparer votre voiture, il faut fuir. Il faut fuir je vous dis et de préférence vite et loin car les péquenauds du pays de tonton Sam ne rigolent jamais toujours prompts qu’ils sont à vous chatouiller les arpions avec une pince rouillée ou à vous arracher l’appendice avec une taille-haie. Malgré les avertissements de ses ainés, Tucker Johnston nous livre en 1990 Blood Salvage, son redneck movie à lui, re-titré chez nous Mad Jake.

Dans son premier film écrit et réalisé par ses soins (le zigue participera ensuite à l’écriture de Secret Games 3 avant de disparaître des radars du septième art), Tucker Johnston nous propose de suivre la famille Evans. Le papa, la maman, l’adolescente handicapée (ça a son importance) et le gamin crétin (ça en a moins mais ça fait du bien de le dire) parcourent les routes de campagnes dans leur camping-car dernier cri. Si la petite famille écume le pays, c’est pour permettre à leur fille en fauteuil de participer à différents concours de beauté : miss saucisse de l’Arizona, miss barbecue de Georgie, miss soda pétillant de Louisiane, qu’importe le titre pourvu que la pauvre adolescente retrouve confiance en elle. Mais ce n’est pas la confiance qui va retrouver la gamine mais plutôt un vieux bouseux du nom de Jake, pasteur mécano adepte de la chirurgie DIY. Long story short comme disent les ricains, ce bon vieux Jake et ses deux progénitures édentées capturent et séquestrent la petite famille pour jouer du bistouri et pratiquer quelques expériences probablement pas validées par les étudiants en médecine de la région Centre-Est.

Malgré un pitch prometteur à défaut d’être original, Blood Salvage ne fait preuve d’aucune folie. Le film est long et surtout bien trop prévisible pour se montrer captivant. Certains cinéastes savent parfaitement emprunter les chemins tracés par les ainés tout en utilisant un rythme progressif pour faire monter la tension. C’est d’ailleurs souvent une qualité dans les redneck flicks qui nous laissent poireauter sous le porche avant de nous dégrafer la salopette à grands renforts d’horreur rurale. Mais ici Tucker Johnston se contente la plupart du temps de poser sa caméra et de laisser les acteurs répéter encore et encore les mêmes lignes de dialogues. Il parvient bien par moment à rendre l’esprit crasseux de son univers avec des plans tordus, légèrement désaxés et quelques perspectives forcées mais on a déjà vu bien plus efficace et plus original aussi.

On ne peut évidemment pas révolutionner le genre à chaque coup. C’est normal. Mais l’autre défaut de Blood Salvage est moins pardonnable. Le film ne se montre jamais divertissant. Les passionnés des dialogues creux et des personnages qui font des allers-retours permanents trouveront sûrement la chose formidable mais les autres retourneront manger leur pain (de maïs) noir attendant une nouvelle offrande plus vitaminée à poser sur l’autel du cinéma hillbilly. Quelques plans sur des FX moyens ne suffisent en effet pas à rendre la chose plus excitante. Quelques cicatrices par ci, un cobaye sosie de Elvis Presley qui trempe dans une cuve de liquide jaunâtre par-là, quelques centilitres de sang dans un coin sombre, une tête dans un bocal dans la cave… Non, franchement, ça ne suffit pas à remplir notre besoin de saloperie visuelle !! Où est donc le blood promis dans le titre ? Hein ? Non mais il est où ?

On retiendra au final la présence d’un John Saxon complètement sous-utilisé, les plans sur la voiture dont le pare-buffle représente le drapeau sudiste, la salle d’opération aménagée à même une grange et un final qui promet de s’emb***er avant de retomber comme un soufflé à la patate douce. Histoire de ne pas gâcher votre temps, je vous conseille plutôt de vous caler un Skinned Deep ou un Monster Man devant les mirettes. Je vous propose même de passer deux heures de votre temps à fixer une page A4 sans cligner des yeux, pour sûr que l’expérience sera plus agréable. Alors quoi ? Mad Jake ? Fou, je ne sais pas mais chiant, il l’est très certainement !

On imagine sans mal que le QG New-Yorkais de la Troma est un véritable capharnaüm bo**ré ras la gu**le de bobines crasse...
05/07/2020

On imagine sans mal que le QG New-Yorkais de la Troma est un véritable capharnaüm bo**ré ras la gu**le de bobines crasseuses, de bandes magnétiques gluantes, de zéderies visqueuses ou de bestioles baveuses. Nul doute que l’antre de Lloyd Kaufman et Michael Herz ferait passer l’appartement d’un type atteint du syndrome de Diogène pour une maison témoin issue d’un magazine Ikea. Par exemple, dans les années 90, la compagnie produit et/ou distribue plus d’une centaine de films et à force d’emmagasiner tout et n’importe quoi, on se retrouve forcément envahi par des nuées de bestioles attirées par la chaleur et par l’odeur… En grattant un peu dans le catalogue de cette époque, il n’est pas surprenant de tomber sur ce Bugged!, film rempli de grosses vermines nuisibles du genre qui nous donnerait envie de déménager si on en trouvait une dans notre placard à chaussures. Réalisé en 1997 par Ronald K. Armstrong et distribué par les darons du Toxic Avenger, Bugged! est une série B typique des années 90 axée sur un concept amusant, une tagline racoleuse («They Exterminate You »), un spirit qui sent bon la blaxploitation et un budget inférieur à l’argent que vous donneriez à votre gamin pour aller chercher des croissants le dimanche matin.

Pour son premier (et avant-dernier) film, Ronald K. Armstrong décide d’enfiler tous les costumes. Il se retrouve ainsi producteur sous la bannière RKA Cine Creation (RKA étaient ses initiales si vous n’aviez pas remarqué) mais également scénariste, réalisateur et même acteur ! N’ayant personne à qui rendre des comptes (c’est l’intérêt de bo**er pour soi-même), le jeune Ronald nous pond un script pas piqué des criquets, n’écoutant que ses pulsions et son bon goût. Bugged! propose l’histoire d’un docteur dont les recherches portent sur l’intellect. Son but est de mettre au point un sérum qui permettra d’augmenter l’intelligence de ses souris de laboratoires. Enfin son unique souris, faute de budget, mais ça n’enlève rien à l’ambition du projet… Arrivé au bout de ses recherches, le scientifique, contre l’avis de ses financeurs, décide de s’injecter lui-même la mixture mais la chose tourne mal et il se transforme en mutant difforme… Une société de nettoyage vient alors récupérer les bidons de sérum pour s’en débarrasser dans une décharge chimique, un élément narratif qui a du plaire aux décideurs de la Troma d’ailleurs. Et ça continue puisque les personnes chargées de se débarrasser du produit ont un accident de camionnette après qu’une des bonbonnes ait explosé dans le coffre, transformant le conducteur en marshmallow humain… Attendez, y’en a encore… Suite à l’accident, les bidons de serum sont interchangés sur le lieu de l’accident avec du matériel censé être livré dans une entreprise d’extermination. Ce n’est pas terminé… Le produit est livré puis pulvérisé par des exterminateurs sur un nid de criquets. Devenus énormes, les insectes décident de se débarrasser de la locataire de la maison où ils ont élu résidence ! Il n’y a ici aucun spoil puisque ce que je vous raconte ici se déroule dans les dix premières minutes de la bobine ! Promis ! Voilà donc une histoire bien dodue et bien f***e comme on ne peut en trouver que sur les terres du cinéma autoproduit !

Si le réalisateur occupe tous les postes c’est surtout que la bobine est un pur trip perso probablement imaginé lors d’une soirée entre potes, ces mêmes potes d’ailleurs qui incarneront tous les rôles avant de disparaître des listes du septième art. Regarder Bugged! c’est donc s’attendre à quelques tunnels de dialogues, à des incohérences toutes les cinq minutes, à un jeu d’acteur approximatif et à un rendu technique à peine digne des émissions NT1 diffusés en troisième partie de soirée. Mais regarder Bugged! C’est aussi s’offrir une heure vingt de pure bonne humeur soutenue par des FX de jardin et des idées malignes qui font tout le sel des B-movies monstrueux. Le film de Ronald K. Armstrong navigue donc entre deux eaux nous offrant autant de bonnes que de mauvaises choses.

Du côté positif on pourra citer les monstres chaussettes avec leurs gros yeux globuleux et leurs petites dents à la Critters. Imaginez un mix échelle un dixième entre le bestiaire des frères Chiodo et la sauterelle de Arena ! Pas mal, hein ? On pourra aussi souligner l’esprit débrouillard de l’équipe qui parvient à nous offrir des pistolets exterminateurs ou encore un radar à insecte en passant un coup de peinture noire sur trois pistolets à eau et en couvrant une boîte à chaussures de papier aluminium. On pourra souligner un humour volontaire qui ne tombe cependant jamais dans la facilité et la vulgarité. Par exemple, quel concept hilarant que ces concours de dioramas mettant en scène les plus gros insectes chassés par l’équipe d’exterminateurs. Et surtout, on ne pourra que valider cette surenchère de FX et maquillages plutôt généreux pour un budget qu’on devine famélique. On a droit à la volée à des gens qui fondent, à une souris mutante et à un mec explosé contre un mur, autant d’images gentiment cradingues qui donnent à Bugged! un aspect de train-fantôme rigolo et bien crétinos. Même ces bestioles caoutchouteuses et immobiles tirées par des fils de pêche pas vraiment invisibles obtiendront sans difficulté l’approbation du public.

Du côté négatif en revanche, on pourra regretter cette BO hors de propos qui évoque davantage une partie de Sim City qu’un film d’horreur, aussi modeste soit-il… Quitte à jouer le délire de la blaxploitation ubraine, on aurait bien aimé un peu de hip-hop, non ? On pourra également rester circonspect devant l’écriture des personnages et l’évolution de leurs rapports. Divine, la locataire de la maison, a très vite fait de raconter sa vie amoureuse à des exterminateurs qu’elle vient de rencontrer. Et puis je veux bien qu’on fasse connaissance mais tomber ralove en cinq minutes, mouais… Autre défaut un peu énervant, les personnages passent pas mal de temps à faire des allers-retours, nous laissant la désagréable impression de se faire balader pour arriver à la durée règlementaire. Pas cool ! Enfin, il y aura aussi de quoi être surpris en entendant les bruitages des insectes géants qui ronronnent comme des félins quand ils sont à l’arrêt et hurlent comme des vautours quand ils sautent à la gu**le de leurs victimes… Quel intérêt d’avoir sur-mixé ce genre de sons qui n’apportent même pas d’humour à l’entreprise ? Enfin, il pourra être permis d’émettre quelques doutes sur le choix du décor, à savoir une maison incroyablement mal foutue dans laquelle on n’essayera jamais de se repérer. Pour que vous puissiez vous rendre compte de l’étrangeté du truc, je vous dirais simplement qu’il y a des fenêtres à l’intérieur même de la maison, qu’il y a un pont dans le salon (un pont !) et que les toilettes se trouvent dans un cagibi qu’il faut traverser pour atteindre d’autres pièces de la maison. Sans jouer les Stéphane Plaza de la série B, on pourra trouver la chose quand même bien dérangeante…

Au final, Bugged! est un peu l’archétype de la série B monstrueuse option vilaines bêbêtes calibrée pour les 90 ‘s. Avec son humour souvent efficace et quelques jolies lumières, la chose ravira les monster kids curieux biberonnés aux Creepy Crawlers. Mais avec son final attendu et ses dialogues parfois superflus, elle pourra aussi décourager les moins patients qui ne se satisfont pas de jouets en caoutchouc lancés directement à la face des acteurs pour simuler une attaque de criquets mutants. Alors… Meh… Je vous laisse seuls juges de la chose. De mon côté, sans surprise, je fais partie de ceux qui ont pris un réel plaisir à mater cette pelloche faite avec le cœur, trois bouts de ficelles et une vieille peau de Babybel mais je reste parfaitement conscient des limites de ce film qui ne propose aucun moment vraiment fort à la différence d’un Ticks ou d’un Spiders par exemple. Bugged ! est un film pas surprenant, à mater seul en début de soirée avec une pizza au chèvre à portée de main et évidemment un grand verre de Tropico. C’est pas original ni révolutionnaire mais c’est la meilleure manière de se sentir bien dans ce monde de fou !

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