25/08/2021
80% des groupes du CAC40 ayant recours au chômage partiel ont versé un dividende en 2020 et/ou 2021.
Les aides publiques ne protègent pas l’emploi
Le CAC40 a annoncé 62500 suppressions d’emplois dans le monde depuis le début de la crise sanitaire, dont près de la moitié en France. Une partie de ces suppressions est encore à venir.
Si certaines entreprises du secteur numérique ont connu une forte augmentation de leurs effectifs en 2020, la plupart ont supprimé des emplois. 7 groupes du CAC40 ont supprimé plus de 5000 emplois l’année dernière.
Certaines des entreprises les plus soutenues (Renault, Air France, Safran) sont aussi celles qui suppriment le plus d’emplois. 7 des 10 des plus gros bénéficiaires de prêts garantis par l’Etat, dont Renault et Air France, ont supprimé des emplois. Ce qui est paradoxalement souhaitable car maintenir des emplois dans des secteurs qui sont polluants n’est pas la bonne solution pour le climat.
Le gouvernement a systématiquement opposé son veto à toute forme de condition climatique aux aides aux entreprises, même si certains secteurs particulièrement problématiques (automobile, aérien) ont été au centre de l’attention. Parallèlement, le CAC40 s’est opposé aux changements concrets proposés par la Convention citoyenne pour le climat.
Aucune véritable condition n’a été posée en matière d’optimisation fiscale. Certains groupes du CAC40 les plus abreuvés d’argent public sont aussi les plus présents dans les paradis fiscaux.
7 dirigeants du CAC40 ont vu leur rémunération augmenter en 2020 malgré la crise sanitaire. Carlos Tavares (PSA) refuse encore de révéler sa rémunération en 2020. François-Henri Pinault (Kering) cache l’essentiel de sa rémunération (12 millions d’euros) sous prétexte que cette somme est versée en 2021.
Au-delà des effets d’annonce du printemps 2020 sur la réduction de leur rémunération par solidarité, les dirigeants du CAC40 n’ont en réalité diminué leur rémunération que de 8% en moyenne. Dix patrons du CAC40 n’ont pris aucune initiative de réduction de leur rémunération.
Félicitations quand même à ceux rares qui l’ont fait