08/03/2017
Préparation du bain d’émail:
Afin de faciliter les phénomènes de fusion, les matériaux que l’on mélange pour fabriquer l’émail doivent être réduits en poudre fine par traitement dans un broyeur à galet.
Le mélange de l’eau et des différents matériaux peut se faire dans le broyeur, dans un délayeur ou à la main et tamiser 2 ou 3 fois pour parfaire le mélange. Le bain d’émail doit avoir la consistance d’une pâte à crêpe ( masse volumique d’environ 1,4Kg/l ).
On peut ajouter au bain d’émail divers agents suspensifs, colles, défloculents qui évitent la décantation trop rapide ( le « plombage » ) et durcissent la couche d’émail posée sur le support céramique.
Le support céramique:
Le support céramique sur lequel va être posé l’émail doit être propre, sans poussières, ni tâches grasses. Le support est le plus souvent biscuité.
Il est alors assez solide pour être manipulé sans risque, il est poreux, ce qui lui permet d’absorber l’eau du mélange émail + eau, et cette absorption se fait sans détériorer le support. On peut envisager de poser l’émail sur un support cru. Cela présente le gros avantage de limiter le nombre de cuissons ( on fait de la « monocuisson » ) mais impose de cuire l’émail et la pâte céramique à la même température.
L‘émaillage sur cru peut se faire avec certaines pâtes céramiques, en particulier le vitreous, mais pas avec d’autres. Les difficultés peuvent apparaître à la pose ou à la cuisson : fentes du support, retirement de l’émail. On doit autant que possible réaliser l’émaillage sur cru sur des pièces épaisses et poser l’émail en faible épaisseur. On peut également envisager de poser l’émail sur un support non poreux ( pâtes céramiques grésées ou bien recouvertes d’un émail cuit ), en utilisant des mélanges émail + eau très épais et en préchauffant le support vers 80-100°c.