L'échappée des mots

L'échappée des mots Contes itinérants et autres balades

05/11/2025

GALERIE DE PORTAITS 3
S
Petite et pétillante luciole. Appliquant avec application les conseils, cette énergique jeune femme est équipée d’une ultra sensibilité, qu’elle met, corps et âme, au service de nos jeunes.
A cause d’elle, peut-être, elle a changé d’équipe. Là voilà parmi nous.
Notre équipe sera-t-elle à la hauteur ? Je l’espère, elle est super.
A ses côtés, je me sens ancestrale...
Dyslexique, cela ne l’empêche pas de remplir les transmissions. Î y a de le persévérance et du courage de fou derrière tout ça !

05/11/2025

GALERIE DE PORTAITS

L
Fin de corps, tout en longueur, tout en hauteur, voici l’homme de l’équipe !
Un visage juvénile encore, encadré de cheveux longs et bouclés. Et pourtant. Sa proximité d’âge ne le dessert pas, elle le rapproche, elle installe confiance et connivence.
A l’écoute, curieux, volontaire, c’est un plaisir de travailler de concert !
Le hasard a fait qu’on se connaissait déjà : un covoiturage ensemble,vil y a 4 mois !
Un lien qui ne demande qu’à s’étoffer.

05/11/2025

GALERIE DE PORTAITS
Nouveau travail impliquant nouvelles personnes, voici les personnalités qui l’entourent.

W
Charmante au doux accent du bled, sa longue chevelure de sirène encadre un visage rassurant, parfois caché derrière des lunettes de diva.
D’un abord facile, elle porte ses faiblesses avec simplicité. Ce qu’elle ne sait pas, elle le découvre avec maladresse. Elle commet des erreurs. Elle apprend constamment.
Sa force, sa douceur, son côté enveloppant.
Elle veut faire le bien autour d’elle, et ça, ça n’a pas de prix !

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07/10/2025

TEMPS DE LECTURE : 2 minutes

L’allée semblait ne mener nulle part.

Enfant, j’ai le souvenir d’avoir habité dans une maison fabuleuse. Elle était immense et à mes yeux, tout était splendide : l’escalier en bois, dont les marches grinçaient au milieu, mais pas sur les côtés, la grosse boule de cristal rouge qui coiffait la rambarde en bas des marches, les petits passages dérobés entre les pièces, dans lesquels nous jouions à cache-cache avec ma sœur pendant des heures, le carrelage en damier de la cuisine et sa gigantesque cheminée…

Au fond de la cuisine, il y avait une vieille porte vitrée qui donnait sur une allée et cette allée descendait tout droit jusqu’au jardin.

Le jardin… dans mes yeux d’enfant, c’était certainement l’endroit le plus extraordinaire ! je ne cessais de l’explorer sans jamais en découvrir les limites. D’abord, il y avait cette allée de sable clair qui en faisait tout le tour. L’allée était bordée à l’extérieur par de hauts murs derrière lesquels se devinaient d’autres jardins. A l’intérieur de cette allée s’étalait ce tapis vert et velouté, recouvert par endroits d’immenses massifs multicolores. Au sol, pétunias, œillets nains et lobelias se partageaient l’espace. Juste au-dessus, lavande, sauge et marguerites offraient au monde leurs fleurs parfumés. Plus haut encore, échinacées, lupins et delphiniums éclataient de vitalité dans toutes les directions. Enfin, les roses trémières, parfois un hibiscus, dominaient majestueusement l’ensemble. Au milieu de tous ces parfums, les abeilles bourdonnaient bruyamment.

Entre les massifs colorés, on apercevait un grand bassin en forme de haricot, sous les pierres duquel, lorsqu’on les soulevait, se tortillaient des dizaines de vers de terre bien gras. Sur le bord du bassin trônait un magnifique saule pleureur ; le vent dansait avec ses branches, si souples et si légères. De petits chemins apparaissaient ici ou là et enfin, du bassin partait un petit ruisseau qui serpentait nonchalamment dans un sens et dans l’autre.

J’aimais fabriquer de petits bateaux avec ce que j’avais sous la main. Je les laissais voguer le long du ruisseau et je les suivais comme je pouvais, n’hésitant pas, parfois, à marcher directement dans le lit peu profond. A un endroit, le cours d’eau passait sous un petit pont en arche.

C’est souvent là que je perdais mes bateaux car je devais remonter sur le bord pour dépasser la passerelle. A chaque fois, le bateau était plus rapide que moi ; il dépassait l’arche et le temps que je me retrouve de l’autre côté, le bateau avait disparu.

Car le ruisseau finissait lui aussi dans un buisson touffu et massif. J’avais bien essayé plusieurs fois de m’y frayer un chemin mais c’était peine perdue, le buisson était plus fort que moi.

A chaque fois, ma curiosité se trouvait piquée. Où pouvaient bien aller mes bateaux ? Et le ruisseau ? Est-ce qu’il réapparaissait quelque part ? Alors, je cherchai. Je commençai par longer le gros buisson pour essayer de le contourner. Du côté gauche, impossible, il y avait cet énorme champ d’orties. Du côté droit, encore plus décevant, je tombai face-à-face avec le mur. Comme c’était énervant de ne pas savoir !

De dépit et de frustration, je me mis à marcher le long du taillis, en regardant mes pieds, les trainant lamentablement sur le sol, un petit nuage de poussière dans mon sillage. Je suivais sans y prendre garde l’allée qui faisait le tour du jardin et je me dirigeais vers un groupe de noisetiers.

C’est alors que quelque chose d’étrange se passa. J’étais sur l’allée, en pleine lumière et subitement, la seconde d’après, je marchai dans la pénombre d’un sous-bois. Je me trouvais toujours sur le chemin pourtant, mais entourée par les branches des noisetiers. Devant moi, l’allée semblait ne mener nulle part. Parce que j’étais une enfant, je m’étais faufilée sans y prendre garde entre les branches, là où un adulte n’aurait pas pu passer !

Je suivis donc cette allée qui n’en était pas une. Autour de moi, l’air était silencieux. Tout était si calme, même mes pas ne faisaient plus de bruit. Je me retrouvai rapidement face à un mur que je n’avais jamais vu et dans ce mur se trouvaient des barreaux scellés. Je montai les barreaux un à un et passai ma tête de l’autre côté. Personne. Seulement un épais rideau de branches aux feuilles compactes. Je continuai à marcher le long de la crête du mur qui s’élevait doucement, en faisant attention car le lierre partout grimpait à l’assaut du mur et menaçait de le faire s’effondrer. J’avais ce sentiment étrange de ne pas être complètement seule. Pourtant, partout, le silence.

Je fus soudain éblouie par la lumière. J’aurais dû me retrouver sur le mur au-dessus de mon jardin, mais je faisais face à une majestueuse maison d’un autre âge, mangée par les plantes grimpantes et les feuillages.

C’est ce moment que choisit le mur pour me trahir. Une des tuiles qui le coiffait se déroba sous mes pieds, mon pied se déroba sous mon poids et je chus lamentablement dans le champ d’orties de mon jardin.
Légèrement assommée par la chute, les coudes et les genoux chauffés par les orties, je levai un regard trouble vers le ciel.

Aujourd’hui encore, je doute.

Ce que j’ai vu… ce que je crois avoir vu… trois petits êtres aux yeux ronds, coiffés d’étranges bonnets verts, perchés sur le mur, qui me regardaient en retour, goguenards, et tenant dans leurs bras, des petits bateaux bricolés avec rien.

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