18/06/2026
đ”đčâš Je suis nĂ©e en France.
Pourtant, chez moi, tout n'était pas tout à fait français.
à la maison, les mots voyageaient d'une langue à l'autre. Une phrase commençait en français et se terminait parfois en portugais. On appelait les avós, on allait chercher le pão, et certains mots semblaient n'appartenir à aucune langue tant ils étaient devenus un mélange des deux.
J'ai grandi avec l'odeur de la morue, des sardines grillées et des plats préparés pour toute la famille.
à 17 heures, il n'y avait pas vraiment de goûter.
Il y avait la merenda.
Chaque été, la voiture prenait la route du Portugal. Et chaque été, je découvrais de nouveaux cousins, de nouvelles tantes, de nouveaux oncles. Je ne comprenais pas toujours exactement quel lien nous unissait, mais ils faisaient partie de la famille.
Dans les maisons, il y avait souvent des saints en porcelaine, des napperons crochetés, des bibelots gagnés à la kermesse et des souvenirs rapportés de Fåtima.
On me parlait de CamÔes, Pessoa, Vasco da Gama ou Amålia Rodrigues. Je connaissais leurs noms bien avant de comprendre l'importance qu'ils avaient eue dans l'histoire du Portugal.
Comme beaucoup d'enfants de l'immigration portugaise, j'ai grandi entre deux cultures.
Puis un jour, j'ai eu envie de comprendre cet héritage.
J'ai choisi de reprendre des études universitaires en langue, culture et civilisation portugaises pour explorer cette part de mon histoire et mieux connaßtre mes racines.
Je suis Sabrina Dias Barreiro, médiatrice culturelle et patrimoniale au sein du Cercle Lusitanien.
à travers cette page, j'espÚre vous faire découvrir l'histoire, les patrimoines, les traditions, les littératures et les arts du monde lusophone.
Et si votre histoire ressemblait un peu Ă la mienne ? đ«đ·đ€đ”đčđ