15/06/2026
C’est l’ombre qui dessine la lumière.
Soulages est pour moi un des artistes dont j’admire le travail de la lumière…et de l’espace.
Ne découvrez pas ses toiles d’Outrenoir dans un livre, allez les voir en vrai dans un musée ou une exposition. Vous pourrez ressentir comment la lumière s’acroche sur les reliefs de la peinture, comment le noir se colore, comment le tableau prend vie avec vous dans l’espace.
J’avais eu la chance de voir ces toiles lors de l’exposition au Centre Pompidou . Je suis allée m’émerveiller devant ses gravures aux Les Franciscaines - Deauville . J’ai pu découvrir ses premiers travaux sur papier au Musée du Luxembourg il y a peu.
On trouve le geste graphique dans ses premiers essais. Puis, peu à peu, la lumière prend sa place dans la transparence de la peinture, dans sa dilution. L’oeil distingue des espaces dans les rythmes et les dilutions. Ce sont des mondes entiers qui se déploient dans ces ombres peintes.
Puis vient l’interaction entre le spectateur et la peinture. Un pas de côté et l’œuvre peut s’en trouver changée. La lumière s’accroche à la matière, aux pigments, au noir et soudain il s’anime. Le mouvement du spectateur dans l’espace donne vie à la peinture qui se raconte différemment et un nouveau monde s’ouvre…
Définitivement, le travail de la lumière par Soulages dans ses peintures me fascine.
Et les vitraux me direz vous? Bon , pour rester fidèle à ce que j’ai dit dans l’introduction de ce post, je garde mon jugement en réserve car je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller les voir vivre en Lumière dans l’espace de l’abbaye de Conques. Au premier abord de ce que j’en ai vu de l’exposition qui y était consacrée à Montpellier, j’ai l’impression que ce grand maître du travail de la lumière est passé à coté du potentiel de cette matière si riche qu’est le verre… mais… A suivre, quand un jour j’irai à Conques ! 😉