17/09/2023
Port de plaisance, Guidel
La légende du passeur de la Laïta
Il y a bien longtemps, le seul moyen de franchir la Laïta au Pouldu était de héler le vieux passeur nommé LIETRAM. En effet, son bac, le "RIFLOAN" permettait de passer d'une rive à l'autre de la rivière. Un soir d'été, où la brume était dense, GWERN et ERWANA, deux jeunes fiancés de CLOHARS décident de se rendre à une fête à GUIDEL.
GWERN héla LIETRAM, qui dans la nuit profonde vint chercher les deux fiancés. ERWANA m***a alors dans le bac suivie de GWERN. Mais juste avant le départ, GWERN voyant sa pipe éteinte, s'aperçut qu'il n'avait pas de feu. Son oncle habitant à deux pas, il décida donc de redescendre afin d'aller la rallumer.
Lorsqu'il revint quelques instants plus t**d, le "RIFLOAN" n'était plus là, ERWANA et LIETRAM avaient disparu dans la brume. Le jeune homme qui jusque-là riait lorsqu'il entendait parler de la légende de la mort aux veillées, s'effondra sur la rive et se mit à sangloter en pensant qu'il avait eu grand tort de ne pas croire à cette légende.
C'est alors qu'une belle dame toute vêtue de soie, tenant une branche de buis dans sa main droite sortie de nulle part, s'approcha de lui et murmura: "Bonsoir GWERN, je suis la fée ENIBAS: prends ce morceau de buis, grâce à lui le passeur ainsi que ta fiancée te seront rendus. Quand ils seront de retour, monte dans la braque, le buis vous protégera ERWANA et toi."
Après quelques instants de silence, le jeune homme étonné et soulagé vit apparaître dans la brume ERWANA et LIETRAM. Il m***a aussitôt dans la barque, mais d'un caractère impétueux, GWERN ne put, face au passeur contenir sa colère et frappa violemment celui-ci avec la branche de buis, une lutte s'engagea alors et provoqua tellement de tangage que LIETRAM, ERWANA et GWERN tombèrent dans la Laïta. La jeune fiancée et le vieux passeur disparurent à jamais...
Quant à GWERN, son corps fut rejeté sur la rive où il se transforma en un très vieux chêne, sans doute pour lui apprendre la sagesse...
D'ailleurs, pour vous prouver la véracité de cette histoire, il vous suffira, un soir de grand vent de vous promener de ce côté de la Laïta et vous entendrez sûrement les plaintes d'ERWANA dans les branches du vieux chêne le long de la rive…