09/04/2026
Une simple photo peut parfois révéler une immense vérité.
Au , nous vivons parfois des moments qui nous rappellent pourquoi la culture est essentielle.
Lors d’une visite guidée, j’ai eu l’honneur de rencontrer Gilles Laboulandine — peut-être peu connu du grand public, mais reconnu des passionnés de cinéma comme étant un grand chef décorateur ayant notamment travaillé sur Deux Frères de Jean-Jacques Annaud, Les Visiteurs et pleins d’autres succès.
Gilles est aujourd’hui atteint de la maladie d’Alzheimer.
Et pourtant…
Dès son entrée dans le musée, quelque chose s’est rallumé.
Son regard s’est illuminé.
Ses souvenirs se sont réveillés.
Au fil de la visite, pièce après pièce, il nous a raconté les décors qu’il avait construits, les anecdotes de tournage, les secrets de fabrication, les histoires cachées derrière les œuvres…
Comme si, pendant quelques instants, la maladie reculait. Comme si, elle n’avait jamais existé.
Ce moment nous a rappelé une chose essentielle :
Même lorsque la mémoire s’efface, l’émotion, l’art et la culture continuent de parler au cœur.
La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui des millions de familles.
Elle efface des visages, des noms, des souvenirs…
Mais elle ne doit jamais effacer la dignité, l’attention et l’amour que nous portons à ceux qu’elle atteint.
C’est aussi pour cela que ce musée existe.
Parce que la culture n’est pas un luxe.
Parce qu’elle soigne, relie, réveille, console.
Parce qu’elle peut parfois rouvrir des portes que l’on croyait fermées à jamais.
N’oublions jamais : S’ils ne se souviennent plus, nous pouvons nous souvenir pour eux.
Prenons soin de nos anciens. Stimuler, accompagner, aimer : voilà notre devoir. Voilà comment faire un pied de nez à cette saloperie de maladie !