Cie L'un Visible

Cie L'un Visible La Cie L'un Visible a été fondée en 2017 par Johanna Gonzalez, elle y intervient en tant que comédienne, clown, formatrice, metteuse en scène.

L’été 2024 la compagnie à porté un duo comique aux côtés d'Azur Coudrais, Les Catas dans Yves et Marie-Chantal.

02/05/2026

BON VENT! Dates à venir. Jeu et écriture : Johanna Gonzalez, mis en scène sous le regard bienveillant de Chiara Bagni

17/04/2026
LE POUVOIR EXIGE DES CORPS TRISTES« Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu’il peut la dominer. La joie, par conséquen...
02/04/2026

LE POUVOIR EXIGE DES CORPS TRISTES

« Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu’il peut la dominer. La joie, par conséquent, est résistance, parce qu’elle n’abandonne pas. La joie en tant que puissance de vie, nous emmène dans des endroits où la tristesse ne nous mènerait jamais » G. Deleuze

J’ai passé pas mal de temps à l’hôpital et avec des docteurs ces derniers temps, j’ai appris récemment que je souffre de fibromyalgie et je cherche des solutions pour palier à ces douleurs quotidiennes et insupportables.
J’ai tellement mal que part moment je pourrais accepter tout et n’importe quoi.
J’en oublie mes convictions, parfois ma dignité et aussi ce que je connais, ma confiance en mon corps.
Ce qui m’a poussé dernièrement à essayer un nouveau traitement à base d’onde électromagnétique dans le crâne.
J’ai très mal supporté, j’ai fini par écouter mon corps qui criait au secours stop.
Mais le sujet n’est pas là.
Je me rends donc dans cet hôpital pour une journée d’information et nous sommes un groupe d’une dizaine de personnes.
Nous sommes toustes malades chroniques et nous sommes toustes désespérés, en errance médicale depuis des années, prêt à tout tenter pour un mieux être.
Dans cette pièce, nous sommes aussi toustes pauvres.
Je discute avec une femme de 38 ans atteinte de plusieurs maladies chroniques extrêmement douloureuses, elle a été chauffeur poids lourd pendant des années.
Un monsieur 55 ans, il a énormément travaillé toute sa vie dans le bâtiment et aujourd’hui il faudrait qu’il se repose, mais qui va s’occuper des enfants, de les conduire en voiture et qui va ramener de l’argent, il ne peut pas s’arrêter, alors il conduit avec sa ceinture lombaire et il prend 50 mg de morphine par jour.

Nous faisons partie d’un programme d’étude « gratuit » malheureusement le traitement ne sera efficace que pour 60 % d’entre nous et les autres et bien tant p*s pour eux, on leur proposera de la kétamine en intraveineuse toute les trois semaines, certains le font déjà en parallèle.
La plupart de ces gens sont sous médicament opioïdes si ce n’est toustes.

23/03/2026

QUAND LES CARTES SONT INJOUABLES, FAIS EN UN CHÂTEAU

Je me souviens d’une période de ma vie où je me sentais spectatrice de mon existence.
Ça a duré quelques années en début de vie d’adulte. Je voyais les jours défiler sans avoir l’impression d’avoir une quelconque prise dessus.
J’ai lu récemment que se désinvestir de sa vie sociale et de sa propre vie est une conséquence directe du trauma complexe.
Une conséquence biologique d’une rupture des liens internes, de soi à soi et des liens extérieurs, de soi aux autres.
Aujourd’hui cette sensation est partie, le clown m’a grandement aidé à me sentir à nouveau actrice de ma vie, mais aussi à recréer du lien avec les autres à mon rythme et ma manière. (en plus de nombreuses années de thérapie)

Pourtant aujourd’hui encore, j’ai parfois envie de démissionner de ma propre vie.

Vous voyez ces moments où tout est tellement difficile, quand les cartes qu’on a en main sont injouables et qu’à force ça fatigue.
Ce n'est pas une envie de mourir, c’est vraiment juste une envie de claquer la porte, et de dire aller, c’est bon démerdez vous sans moi, je change de jeu.

Le clown me donne l’impression de truquer le jeu, de pouvoir par moment, enfiler un autre costume et oublier un peu moi et mes cartes injouables.
Je pense que c’est pour ça que je dis que le clown m’a sauvé la vie, c’est parce qu’il est arrivé à un moment où ça a redistribué les cartes.

Ça paraît rien comme ça, mais dans ces moments où la vie continue malgré nous, ces moments d’épuisement, d’impuissance et parfois ces moments de douleur insurmontable, le clown me permet de sentir qu’il y a des endroits de moi qui malgré moi continue de rire, de j***r et de se mettre en mouvement.

Le spectacle que je suis en train d’écrire parle de ça, des moments où la vie continue malgré tout, malgré nous parfois, ça parle de la nécessité de se trouver un bon surf dans ces moments-là pour ne pas se faire traîner la tête dans les vagues et de comment malgré tout, on est ensemble dans ce bateau.
Ça parle du fait que quoi qu’on fasse la vie en nous continue de gagner.
Un peu comme ces touffes d’herbes qui poussent à travers le béton des trottoirs.

19/03/2026

JE SUIS STRESSXCITéE, ENTRE AUTRECette après-midi je vais jouer en clown, me remettre le pied à l’étrier pour continuer ...
16/03/2026

JE SUIS STRESSXCITéE, ENTRE AUTRE

Cette après-midi je vais jouer en clown, me remettre le pied à l’étrier pour continuer à travailler sur le spectacle de Bouche Moche.
À chaque fois, quand je ne chausse pas le nez pendant un moment, j’ai peur et je suis excitée en même temps.
J’ai inventé un mot pour ça stressxcitée.
Un mélange de stress et d’excitation.
J’ai peur parce que je sais que si je fais mon boulot de comédienne correctement, le clown va me mettre à poil.
Je ne pourrais pas lui mentir, je serais obligée de jouer avec ce qui est là aujourd’hui dans mon corps, dans ma tête et dans mon cœur.
Si ça me fait peur, c’est parce que là tout de suite, je le vis depuis mon mental et mon ego.
Mon ego, il voudrait que tout reste en place tel quel, parce qu’il est sûr qu'en l’état tout fonctionne et que je suis vivante.
Quel que soit mon état actuel, la preuve en est : je suis viable.
Alors quoi que ce soit, si ça venait me mettre en mouvement, me sortir de ma zone de confort, c’est perçu comme un danger.
Chaque début de stage, je fais un petit dessin qui ressemble à une fleur et j’explique que c’est important d’écouter ses limitations et d’aller à son rythme, de sortir de la zone du connu et d’y re rentrer tranquillement.
J’explique que personne ne gagne contre son mental, que la clé, c’est de l’accueillir.

Pour ce faire aujourd’hui, je nous écris ce petit texte à moi, mon mental et vous, pour nous rappeler que la perception que l’on se fait des événements est une projection.
Cette projection est teintée, d’un tas de choses qui ne sont pas la réalité.
Au fond de mon cœur, là tout de suite, je sens autre chose que l’agitation de la peur de mon mental, même dans mon ventre, je sens le désir.
Parce que tout mon être sait et se rappelle qu’à chaque fois que je chausse le nez, je retrouve un espace de liberté d’être sans commune mesure.

Je trouve ça délicat d’exister tout en même temps, de sentir, de reconnaître qu’au même instant en moi s’exprime différentes entités pas forcément sur la même longueur d’onde.
Faire sa popote chaque jour avec les ingrédients qui nous composent aujourd’hui.

[...]

18/02/2026

S.O.S. C’EST PAR OU LA VIE ?Il y a quelques années, je me réveille un matin et je discute avec ma sœur, je suis plutôt d...
19/01/2026

S.O.S. C’EST PAR OU LA VIE ?

Il y a quelques années, je me réveille un matin et je discute avec ma sœur, je suis plutôt déprimée et je me sens perdue, je lui dis : « Je ne sais plus ce que c’est le sens de ma vie… Ha, attends ! Je l’avais noté sur un pense-bête. »
Ça l’a beaucoup fait rire, j’ai lu la note, respiré un grand coup, ça allait beaucoup mieux.

Le besoin de sens est un besoin humain fondamental, cela permet de trouver une cohérence dans la narration de notre histoire et par opposition au vide existentiel, cela nous permet d’avancer et de garder la tête hors de l’eau quand la vie est difficile.
Certain.es trouvent du sens dans la religion, la spiritualité, d’autres dans la relation, le lien, l’altruisme, d’autres encore dans la création ou la résilience et puis des milliards trouvent du sens dans le capitalisme et le consumérisme.
Ici, je ne parle pas de ce qui amène le bonheur, même si le sens finalement est ce qui va nous apporter la satisfaction de nos choix, le consumérisme et le capitalisme sont donc ici des illusions de sens qui au lieu d’apporter la plénitude apportent le vide existentiel.

Il y a eu toute une période de ma vie, jeune adulte, où je trouvais qu’il y avait tellement de choix possible que je n’arrivais pas à me mettre en action, je ne savais pas par où aller.
Jusqu’à ce que je comprenne, je ressente dans mon corps, dans mon cœur, une sorte de boussole.
La joie, une sensation d'expansion.
Depuis, la joie est ma boussole, mon cœur qui s’ouvre est ma boussole.
C’est quelque chose que je muscle, et cela, en grande partie grâce au clown.

Mon approche du clown est simple et se décline en plusieurs étapes.
D’abord relâcher le corps, le mental, leur permettre de se déposer dans un espace sécurisé.
Ensuite amener du mouvement, de la respiration, de la circulation, ce qui par cause à effet amène de l’ouverture.
Puis du cadre, des règles du jeu, pour que toute cette énergie réveillée et mise en mouvement puisse trouver une direction. (ce sont les règles du jeu, les outils d’expressions qui canalisent l’improvisation.)
Grâce à cette question très simple [...]
Suite en 1er commentaire

QUI SOMMES-JE ?J’ai été diagnostiqué d’une fibromyalgie, d’endométriose et d’un syndrome de stress post-traumatique comp...
05/01/2026

QUI SOMMES-JE ?

J’ai été diagnostiqué d’une fibromyalgie, d’endométriose et d’un syndrome de stress post-traumatique complexe ces trois dernières années. Je suis soulagée d’avoir pu poser des mots, des noms sur mes douleurs.
J’ai un peu l’impression que j’ai gagné au Bingo de la vie et surtout, j’ai mal, souvent voir tout le temps et fort.
J’ai mal au corps dans les os, les ligaments, les muscles tous les jours entre 4 et 7,5/10 en fonction des moments et en continu depuis 6 ans. Pour ce qui est de mon psychisme et de mon émotionnel, c’est la plupart du temps inconfortable, je ne suis pas sous traitement psy, mais souvent la limite est fine et je négocie avec une tête qui frise régulièrement la psychose, des cauchemars, insomnie, reviviscence traumatique et autre joyeusetés.
C’est un vrai travail permanent de présence à moi et de concentration. J’ai la sensation d’être en équilibre sur le fil de la raison et de manquer de basculer à la moindre inattention.
J’essaie de décrire parce que je ne sais pas si c’est imaginable pour quelqu’un qui ne vit pas ça.

Je travaille sur tout ça et essaie plein de choses depuis des années, je me sens mieux qu’il y a 10 ans, mais honnêtement en termes de confort, je suis encore très loin d’un résultat satisfaisant.

Il ne sera pas question ici des cadeaux derrière les blessures, ou de ce que ça aura pu m’apporter cette souffrance. Certes, parfois, il y a résilience, mais j’en ai juste plein le dos de ce discours mi-culpabilisant mi-ego trip de toute-puissance comme quoi il suffit d’une seconde pour switcher, comme quoi on choisit et on résonne ce qu’on vit, comme quoi on pourrait guérir de tout.

Sûrement, qu’On pourrait guérir de tout dans l’absolu, mais certainement pas chacun.
C’est évidemment tout ce que je me souhaite de guérir, mais je ne suis pas sure finalement que cela fonctionne comme ça, ce sera peut-être le sujet d’un autre post.

Il y a des jours où j’ai mal, mais je ne souffre pas, je suis quand même heureuse.
Pas la plupart des jours, seulement parfois.
Il y a des fois où je pleure et hurle de douleur et j’arrive à trouver ça beau d’être traversée par autant d’intensité et de vie.
Encore plus fou, [...]

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3 Chemin Des Guillaumias
Coursac
24430

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