22/08/2026
EDIT : Le vendeur vient de baisser le prix de l'annonce à 12 000 €. Après discussion, il réalise manifestement qu'il s'est fait mener en bateau par son "réparateur" et ses explications lunaires. Au moins, la réalité commence à refaire surface...
Petite chronique ordinaire du marché de l'occasion vintage (Episode spécial "État Musée") :
On croît avoir tout vu, et puis la réalité dépasse toujours la fiction. Un bel instrument proposé à un tarif stratosphérique (disons... 15 000 € pour faire simple), fièrement annoncé comme "restauré par un grand spécialiste" et "en état musée".
En regardant de près les photos de l'intérieur, on découvre des condensateurs d'alimentation d'origine, affichant fièrement des codes de date de 1980/1981. Pas de panique, le vendeur a la réponse après consultation de son "expert" : « Les condensateurs ont été remplacés par le premier propriétaire il y a un peu moins de 10 ans donc le réparateur n'y a pas touché. »
Traduction technique : Des composants fabriqués au tout début des années 80 auraient donc été posés neufs par un propriétaire inspiré autour de 2016. La machine à voyager dans le temps du condensateur chimique ! C'est beau, c'est magique, et ça évite surtout de reconnaître qu'une révision à ce prix-là s'est royalement passée des fondamentaux.
Bref, avant d'acheter une bécane "révisée" au prix de l'or massif, ouvrez les capots et lisez les marquages. Les étiquettes marketing ne sauvent pas les alimentations fatiguées.
Allez, je retourne à l'établi, l'électronique y est un peu plus honnête.