18/06/2026
Râler, c’est français paraît-il… Alors pour une fois, je ne vais pas déroger à la règle !
Vous me connaissez, je préfère généralement les messages positifs et porteurs de bonne humeur. Mais la réunion d’information et de formation organisée ce matin par mon cabinet comptable m’a rappelé à quel point nous avons le don, en France, de faire compliqué alors que tout pourrait être tellement plus simple.
La fameuse facturation électronique arrive progressivement. Sur le papier, pourquoi pas ? L’objectif affiché est de mieux lutter contre la fraude à la TVA, et personne ne peut être contre cela.
Mais dans la réalité, si la mise en place sera relativement simple pour les grandes structures, elle représente une nouvelle montagne de contraintes pour de nombreuses petites et moyennes entreprises. Encore de l’administratif, encore des procédures, encore du temps à consacrer à autre chose qu’à son cœur de métier.
Et forcément, une question se pose : serons-nous tous logés à la même enseigne ? Ceux qui dirigent le pays auront-ils les mêmes obligations, les mêmes contrôles, les mêmes contraintes lorsqu’il s’agit de transparence ? Permettez-moi d’en douter.
Je mélange peut-être plusieurs sujets, j’en conviens. Mais le sentiment qui domine reste le même : en France, nous avons un véritable talent pour complexifier ce qui pourrait être simple.
Alors bon courage à toutes les petites entreprises, artisans, commerçants et indépendants qui vont devoir absorber ces coûts supplémentaires et réorganiser leur façon de travailler.
Comme souvent, ce sont les plus petits qui devront faire le plus gros effort.