Monsieur Tût

Monsieur Tût Phlegmatic sculpture - installation with a pair of shoes and two umbrellas
Like a good friend, this one is installed in my workshop.

And it is with phlegm that it takes poses very situationist.

10/06/2026

✨🎨 Je suis une œuvre d’art contemporaine qui sautille. 🌈💃

Il y a des jours où je me sens abstrait, incompris, mais je sais que c’est là toute la beauté de l’art : être libre d’interprétations, de sensations. Je sautille entre les différentes facettes de moi-même, explorant les nuances de mon identité, comme un tableau qui se redéfinit sans cesse. 🖌️💖

Aujourd’hui, je choisis d’exister en tant qu’œuvre vivante, vibrant d’énergie et de créativité. Si vous me croisez, n’hésitez pas à vous arrêter et à contempler ce que je représente. Peut-être verrez-vous en moi une part de beauté. 🌟

On est bien d’accord que, si l’on suit les consignes signalétiques ici, le jogging consiste quasiment à faire un aller-r...
08/06/2026

On est bien d’accord que, si l’on suit les consignes signalétiques ici, le jogging consiste quasiment à faire un aller-retour sur place.

Monsieur Tût s’est donc conformé aux instructions.

Le trajet fut irréprochable.

Depuis, il célèbre son arrivée.

☂️👞

24/05/2026

🌼 C’est verdoyant,
C’est prélassant
C’est presque calmant
L’herbe s’étale,
Les mouches tambourinent
Les fleurs se secouent , un peu comme… des clowns, 😂🌻
Une libellule vrombît au passage
Un moustique tente une approche nuptiale avec moi
Alors, cher ami,
Regardez-moi
Je rêve, je soupire,
C’est verdoyant,
C’est prélassant
C’est presque calmant

23/05/2026

Mes chères auditrices, mes chers auditeurs, ouvrez grand vos antennes à sons.

Mes baleines entoilées sont déjà à l’écoute. Elles ont capturé des chants de galaxies et une symphonie du cosmos.

La NASA enregistre les étoiles. Moi, j’ai tout mis dans mon chapeau.

Servez-vous : l’infini est plus léger quand il passe par les oreilles.

☂️

Venez me retrouver _ 🖼 Exposition collective – 30 artistes 🖼La Galerie du Delta ouvre ses portes pour trois jours de déc...
10/04/2026

Venez me retrouver _ 🖼 Exposition collective – 30 artistes 🖼

La Galerie du Delta ouvre ses portes pour trois jours de découvertes artistiques :
📅 Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 avril 2026, dès 14h
📍 26 rue du Delta, portail noir, 75009 Paris

🎶 Goûter musical improvisé – Samedi 11 avril dès 15h
Venez savourer un moment doux et léger, presque décoratif, autour d’une tasse de thé ou de café et de quelques pâtisseries.
Une ambiance acoustique et intimiste, avec de la musique improvisée, vous attend au cœur de l’exposition.

🎵 Concert de finissage – Le Tango Perpétuel
🗓 Dimanche 12 avril à 18h
Un final musical pour clore le week-end en beauté ✨

22/02/2026

Maintenant, je ne me balade plus seul dans la nature.
Sachez-le : quand on n’est qu’une paire de jambes bien faites comme moi, marcher seul dans la vie n’est pas chose aisée. Les obstacles me saluent par avance : c’est la notoriété du genou. Ils aiment venir à ma rencontre.
Alors comprenez : une main secourable, un œil attentif… on ne refuse pas ces petits services qui s’offrent à vous.

C’est comme ça que j’ai adopté un regard. Il vagabondait, papillonnait sans autorisation. Je lui ai proposé un horizon stable, des perspectives de vie artistique.
Il a accepté.
Depuis, on ne se quitte plus : je le trimballe partout où je vais. Je l’adore.
Il roule à côté de moi comme un bagage accompagné.
Parce que lui voit clair, il voit loin — et surtout, il me raconte tout. Même ce que je n’ai pas demandé. Une vraie balance, d’où sa profession déclarée : témoin oculaire associé.

Je le pose de-ci de-là.
Sur les choses. Sur les idées. Sur ce qui fait semblant d’être évident.
Je sais qu’il s’attarde souvent sur des détails, mais désormais j’ai une vue d’ensemble de ce qui m’entoure.
Je le dépose avec élégance près de moi, et il observe.
Je marche. Il constate.
Je suppose. Il confirme.

Compote surréalisteComme le veut la tradition :Deux pépins, droits dans leurs bottes montent la garde,en faction près d’...
07/02/2026

Compote surréaliste

Comme le veut la tradition :

Deux pépins, droits dans leurs bottes montent la garde,
en faction près d’un tas de pommes qui portent le chapeau.

Selon le couvre-chef,
qui doit prendre le melon ?

Règlement intérieur :
celui qui porte le chapeau
n’a pas droit au melon en dessert
Sauf à titre exceptionnel,
et sans précédent
la forêt nous en est témoin.

06/02/2026

Elle est assise là comme une idée appesantie.
Pas grand-chose autour. Quelques mètres carrés habitables. Une pièce serrée, engourdie par la pénombre.

Le peintre est forcément là aussi. Tout près.
À portée de murmures. Mais caché par le point de vue.
Devant sa toile, large comme une petite brassée. Pas plus. À une longueur de bras et de pinceau. Il travaille à peindre ce temps suspendu.

Elle, elle est assise. Posée.
Elle est comme un livre . Pleins d’histoires en dedans, mais fermés.

Elle ne prie pas. Elle ne parle pas.
Elle est là pour elle.

Elle prend le temps — c’est elle qui le porte maintenant.
Elle attend. Un petit bout à venir. Bientôt.

Elle l’écoute tout bas. De l’intérieur.
Elle y pense sans bruit.

Sa pensée suit le fil de la flamme
de cette bougie posée sur la table.
Elle monte droit. Elle ne tremble pas.
Elle éclaire juste ce qu’il faut savoir.

C’est elle qui fait le sujet.

Sa joue tiède s’est calée en douceur dans sa main. Elle se repose.
En contrepoint l’autre main, retient un crâne nu, sec et froid comme un adieu. Un qui a posé ses dents et ses discours sur son genou, tout près de son ventre.

Autour, il fait sombre. Des nuances épaisses que le peintre tire de l’ombre comme une couverture. Il est là. Il regarde. Il attend. Peut-être qu’il l’aime. Peut-être qu’il espère. Peut-être qu’il se demande, comme elle, si ce qui vient au monde a toujours une chance honnête.

Attendre. Regarder. Et continuer.
Tant que la flamme ne s’éteint pas

Je suis là aussi, spectateur de ce moment. Immobile.

Madeleine à la veilleuse
attribué à Georges de La Tour (vers 1640–1645)

23/01/2026

Quand les couleurs du ciel ferment boutique
et que la nature devient un orchestre sans chef,
l’humanité fait ce qu’elle sait faire de mieux :
elle grimpe au pupitre,
elle cogne, sans mesure
elle piaille en chœur,
et encore une fois,
se tape l’incruste
à la symphonie du soir
qui n’a jamais demandé notre avis.

Quand le jour tire le rideau,que la nuit sort sa lanterne, et ses quinquets par milliers,la terre, en douce et sans récl...
23/01/2026

Quand le jour tire le rideau,
que la nuit sort sa lanterne, et ses quinquets par milliers,
la terre, en douce et sans réclame, soupire.
Le silence sort ses outils.
Ça respire l’avant-concert,
les feuilles accordent leurs violons,
les ailes des petits riens s’arrêtent,
les nyctalopes sont pas encore de sortie.
On s’entend mastiquer le silence.

Adresse

Chapdes-Beaufort

Site Web

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