La compagnie a été créée en 1998 de l'envie de transmettre des textes poétiques et dramatiques par la représentation théâtrale de formes plastiques et sonores. C'est en 2002, avec l'accompagnement du Théâtre du Fust (Cie Emilie Valantin) que les fondateurs de la compagnie découvre le théâtre de marionnettes, et avec lui un champ d'expérimentation vaste de rencontres entre l'image, le mouvement, l
e texte et la musique. Dès lors, c'est autour d'un trio composé d'Alexandra Vuillet, comédienne marionnettiste, Elise Garraud, administratrice et Emilie Flacher, metteure en scène, que la compagnie s'invente.
De 2002 à 2007, la Cie Arnica s'implante dans l'Ain et développe un théâtre de marionnettes fidèle à la marionnette traditionnelle figurative, qui cherche à tirer les traits essentiels de notre condition humaine à travers la métaphore. C'est avec le spectacle SOLILOQUES SUR UNE PLANCHE A REPASSER, d'après des textes de Jean pierre Siméon et Jéhan Rictus qu'elle a joué plus de 200 fois, qu'elle rencontre le réseau du théâtre de marionnettes contemporain et découvre toutes les tendances et les recherches nouvelles. Parallèlement, elle développe des projets d'action culturelle d'envergures, comme le projet SILLONS, mariage entre des marionnettistes et des villages pour inventer un projet en commun, ou des projets participatifs qui font jouer enfants, adolescents et adultes. De 2007 à 2012, Arnica est en résidence au Théâtre de Bourg-en-Bresse, première scène conventionnée pour le théâtre de marionnettes et d'objets. C'est maintenant autour d'Emilie Flacher, metteure en scène que la cie se structure et construit sa démarche propre dans la confrontation au grand plateau, à des textes différents, à une nouvelle équipe d'acteur. Pendant ces années, Emilie Flacher creuse un rapport à l'objet qui lui est propre: l'acteur est au centre du dispositif et c'est dans la mise en mouvement d'objets qui font apparaitre et disparaitre des images, qu'il trouve son langage. Arnica crée le spectacle BRODERIES en 2010 , puis LE CŒUR COUSU en 2011, adapté du roman éponyme de Carole Martinez (ed Gallimard). La scénographie est prépondérante pour trouver le mode d'apparition et de disparition des images. L'objet (qu'il soit fabriqué pour le spectacle ou non), le texte et le son, sont chacun un élément constitutif du langage artistique. De 2011 à 2014, Emilie Flacher est metteure en scène associée de la Maison du Théâtre, centre de ressource pour le théâtre contemporain en milieu rural. Cette association lui donne l'opportunité de travailler avec un auteur sur trois ans autour du projet ECRIS-MOI UN MOUTON. C'est avec l'auteur Sébastien Joanniez qu'elle commence ce nouveau cycle: un travail sur le long terme avec des auteurs qui permettent de trouver une écriture propre au théâtre de marionnettes et d'objets. En 2015, la compagnie travaille à un nouveau cycle de création autour des écritures contemporaines et du théâtre de marionnettes et avec une nouvelle implantation dans l'Ain : Un lieu de fabrique pour le théâtre de marionnettes et d'objets, qui prend appui sur les expériences menées, et qui invente un nouveau rapport entre un territoire, une recherche artistique et la production de spectacles.