Cheveux de riches

Cheveux de riches MERCI DE NE PAS FAIRE APPARAÎTRE LES VISAGES
- Crantage;
- Mouvement vers l'arrière;
- Crinière grise

Distanciation sociale Jean-François serait en train de sourire s’il n’avait pas ce call prévu dans dix minutes. Il avait...
02/07/2020

Distanciation sociale

Jean-François serait en train de sourire s’il n’avait pas ce call prévu dans dix minutes. Il avait reçu aux aurores, après avoir désactivé le mode avion de son iPhone 11 Pro, la confirmation de Théobald, enthousiaste dirigeant d’une startup spécialisée dans l’événementiel traiteur, mais avait sous-estimé la complexité du ravitaillement réglementé en Gironde...

Derrière une baie vitrée, trois individus, à l’apparence somme toute très banale, semblaient épiloguer depuis plus de 3 minutes face à une cagette de bananes. Après quelques secondes de réflexion, notre héros du jour se décida à appeler Claire, une jeune X-Mines, dernière recrue du fonds. Jean-François Schuller s’était lancé dans le capital risque en 2005, après avoir vendu sa participation dans une plateforme d’hébergement de vidéos, connue pour être l’une des premières pépites Consumer française. Le fonds parisien, qui était devenu l’un des plus actifs de la place, intervenait principalement en amorçage, avec des tickets entre 200 000 et 2 millions d’euros auprès de startups, pour la plupart françaises.

« Oui JF, répondit Claire dans la seconde
- 15 minutes que je poireaute pour quatre tomates et deux avocats. Elle a bon dos la distanciation sociale ! Tu peux décaler de 30 minutes le Zoom avec Théo ?
- Ok je te fais ça. Tu es sorti faire des courses ?
- Yes, je pensais faire ça en coup de vent mais ça traîne. Les mecs savent pas bo**er. Je suis obligé de rester dehors à 3 mètres de l’entrée, mais eux sont scotchés les uns aux autres à l’intérieur sur 80 centimètres. Je n’avais pas vu d’individus agglutinés de la sorte depuis mon dernier passage au 1 rue Thérèse.»

Jean-François aimait se plaindre, mais être séparé de la foule lui convenait en réalité très bien. Le mètre préconisé par Sibeth Ndiaye le tenait à distance des travailleurs manuels et du nuage incolore, mais pas inodore, formé par l’addition de la sueur et des fragrances de piètre qualité.

Le sort avait scellé le destin de Jean-François et son épouse Laurence, obligés, chose rare, de se débrouiller seuls pendant la durée de ce confinement prolongé dans leur résidence secondaire bordelaise au coeur de la Bastide. Luisa, leur employée de maison philippine, avait dû rester en Île-de-France à cause de sa mère hospitalisée à la Salpêtrière pour une forme grave de covid-19.

Officiellement en quart temps, officieusement à disposition permanente, la moitié de ses émoluments était habituellement réglée au noir par les sexagénaires parisiens, via une enveloppe déposée en début de mois dans la galerie d’entrée de leur appartement avenue de la Bourdonnais, sur une console Régence de Charles Cressent, acquise par la mère de Jean-François en 1978 chez Christie's, sous le marteau de François Curiel aux grandes heures du mobilier ancien.

C’est donc assez naturellement, mais non sans mal que Laurence, prit les choses en main dès leur arrivée en terre aquitaine. Les premières semaines furent donc sans encombre pour JF, jusqu’au jour où, alerté par les cris de sa femme [...]

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La Grande Bellezza« C’est la m***e, Manu. On a besoin de toi, les négos partent en couille. Faut que tu ‘remontes’, le c...
03/05/2020

La Grande Bellezza

« C’est la m***e, Manu. On a besoin de toi, les négos partent en couille. Faut que tu ‘remontes’, le client veut nous voir demain. » Ces derniers mots d’Harry, Managing Partner du bureau parisien de la white shoe firm Cranth, Gray and Waive laissaient présager le pire.

Exilé au fond du jardin, prétextant un mauvais signal réseau comme à chaque fois qu’il recevait un coup de fil en masqué, Emmanuel devait désormais annoncer la nouvelle à Hortense. Il tombait de Charybde en Scylla. « Un dragon » lui avaient de toute façon toujours dit François et Bruno, ses amis de 30 ans et associés. « Et en plus, elle te plume ! » aimait généralement surenchérir Bruno.

Une grande bouffée d’air frais, la main gauche qui finissait de retaper son crantage malmené par ce call impromptu, il se mettait en route vers la cuisine, bravache, pourtant décidé à franchir la baie-vitrée qui séparait le jardin comme on franchirait le Rubicon. Ou la ligne verte.

De toute façon, se disait-il pour s’encourager, il en avait sa claque de ce confinement. Faut dire que tout rainmaker qu’il était, les jours de flotte qu’ils avaient depuis leur arrivée lui sapaient le moral. Lui pour qui les gestes barrières se limitaient jusqu’alors à enchérir sur une table de black-jack à la Baule, n’arrivait pas à s’acclimater à cette vie rurale. Il avait d’ailleurs failli craquer après avoir sinistré ses summer walk Loro Piana en enfournant un Colvert fraîchement acheté au marché. Prétextant que « de toute façon », son truc à lui, « c’était les cols-blancs », il avait menacé de sauter dans le premier avion pour Paris, avant de se raviser après avoir trouvé une gomme à nubuck dans la buanderie.

Passé l’orage de l’annonce, atténué par une promesse de « redescendre dès que le dossier serait remis sur les bons rails », il s’était donc rendu à Paris en Clio, politique de restriction COVID-19 de la firme oblige. Harry l’avait en effet mis en garde « et pas de connerie Manu, je ne veux pas qu’on se retrouve dans RollOnFriday ». Cela ne l’avait pas empêché de jeter un œil au terminal Héli Air en attendant ses clefs au comptoir Sixt. Par nostalgie ou par réflexe.

Les négos s’annonçaient serrées, avec peu de place pour les grandes manœuvres. Ironie du sort, c’était en salle Magellan qu’ils avaient rendez-vous ce matin-là. C’est pourtant ici qu’il avait fait ses armes, ses plus beaux coups, son entrée dans Chambers. Saint-Gobin, Suez, Paribas, Elf, etc. C’était entre ces murs que tout s’était décidé. La belle époque, celle des corporate raiders, des clauses de hardship, où on sabrait le champ’ en closing avant de filer dans la foulée aux caves à Saint-Trop’. « La Rumba » comme aimait lui souffler à l’oreille Bruno, vague à l’âme.

Au bout de six heures de discussions âpres où on s’était écharpé sur une garantie de passif, Emmanuel avait fini par claquer la porte. En quittant les bureaux, il avait tapoté sur son BlackBerry à l’adresse de son client « des parvenus, des gagne-petit ! », comme si cet échec était couru d’avance dans de telles conditions.

Il s’autorisa tout de même un dernier tour dans Paris avant de regagner son domicile de la rue du Bellay. Le parapluie malgré cet anti-cyclone latent ? Un vieux réflexe d’une première vie en tant que gérant de hedge fund. Y’a pas à dire, c’était mieux avant.

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Rue Galilée, 16 juillet 2019.« Donc la leçon, c’est que dans ce pays, on peut plus rien faire. » Le SMS qu’Olivier envoi...
30/08/2019

Rue Galilée, 16 juillet 2019.

« Donc la leçon, c’est que dans ce pays, on peut plus rien faire. »
Le SMS qu’Olivier envoie à son associé Philippe est lapidaire. Il consulte à nouveau l’alerte Wansquare qui l’informe avant tout le monde de la démission du ministre de la transition écologique. Un second message suit « Arrive 5 min. Faut parler ». Il en perdrait sa syntaxe d’énarque (promotion Mendès-France 1978). Les paumes sur les genoux, son associé lâche son portable et jauge la gravité de l’instant : l'aventure pourrait s’arrêter là. Il tripote le fermoir de sa Bréguet 7147, l’ouvre, le referme, passe une main dans l'épaisse crinière cendrée qui lui court sur la nuque. Il songe qu’Olivier n’a pas tort : si l’Affaire leur échappe pour une histoire de faux frais sur l’argent public, lui et son associé seront dans la m***e, mais il pourra toujours se fendre d’un SMS à l’ex-ministre « homard t’a tuer ». Complice, il répond à Olivier : « déjà qu’on pouvait plus rien dire… »

Olivier et Philippe ne s’appréciaient pourtant pas à l’ENA, à une époque où la promotion entière se déchirait l’appartenance aux courants de deux anciens élèves : Chirac et Giscard. Surprise, c’est Mitterrand qui trancha, et c’est vrai qu’à partir de 1981, on pouvait plus rien dire. Contraints de donner leur temps au service public, nos deux grands commis de l'Etat ne se retrouvèrent qu’à partir de 1986 en Lorraine, où ils se découvrirent un talent commun pour l’achat et la vente à la découpe d’immeubles désertés par les derniers métallos. La gloire et la fortune ne leur résistèrent pas longtemps et, de marchands de sommeil ils devinrent marchands de biens. La trajectoire était lancée, et - pour paraphraser Baudelaire - c’est avec agilité qu’Olivier et Philippe se murent dans les eaux troubles des programmes de promotion et des offices HLM. « On connaît le préfet, c’est comme si c’était fait », tel était le mot d’ordre de leur élévation.

Bientôt, sur les chantiers, ils substituèrent des berlines allemandes à leurs 605 pack cuir. Ils ne furent inquiétés ni par la monnaie unique, ni par la bulle internet, et, bien que fort prévisible, ils laissèrent avec placidité s’écrire leur avenir de pantouflards. Les enfants à l’Alsacienne, le domaine de chasse à La Ferté-Beauharnais (où ils organisèrent fin 2017 un inoubliable dîner « Balance ton sanglier »), l’accès plage à Saint-Jacut ; la fortune était venue, paisible. Les golfes aussi, à Saint-Cloud ou Saint-Nom, mais surtout sur l’avant du crâne. Souvent, ils devisaient nus au rebord de la piscine de l’Auto ; le plus simple appareil leur procurait une liberté de ton sans égal, les meilleures affaires se faisaient à l’abri de toute disruption, ils se pâmaient dans l’onde.

Passion subite pour le développement durable ? Enquêtes fâcheuses sur les offices HLM ? Dur de dire ce qui mena notre duo à porter sur les fonts baptismaux Aphaïa Capital, un fonds fiscal ISF/ISR, au courant des années 2000. En investissant dans l’éolien, Olivier et Philippe n’ont pas brassé que du vent. A la Cour des Comptes, à l’Inspection des Finances ou au Conseil d’Etat, plus d’un haut fonctionnaire s’est laissé convaincre d’en être, puisque « mais non c’est pas de la fraude, c’est une niche ». Mais le vent a fini par tourner, balayant au passage l'eldorado fiscal et leurs crinières avec, déjà clairsemées. Privé du soutien de leurs très chers amis, Olivier et Philippe s’entendirent sur la nécessité imminente de rentabiliser leur parc éolien - en réalité, les mots de Philippe furent « Bon, maintenant, va peut-être falloir gagner de l’argent », ce qui ne manqua pas d’amuser Olivier. Et c’est au hasard d’un dîner - aussi clinquant qu'informel - que l’Affaire leur vint, servie sur un plateau par le Ministre lui-même : un énième appel d’offres de concessions éoliennes. Le duo donna son ultime numéro de claquettes dans les salons de l’Hôtel de Roquelaure : à grands traits, l’affaire fut presque entendue. Presque!

C’était sans compter l’opiniâtreté d’Edwy Plenel et de Fabrice Arfi, et l’acrimonie de leurs reportages à tiroirs. Pour nos deux associés en capital, cette affaire n’arrange pas la leur. « Mais, pu**in, on peut même plus bouffer ce qu’on veut » maugrée Philippe, répétant sans succès les appels au cabinet du ministre démissionnaire. Homme de réseaux, Olivier veut changer de braquet, viser plus haut, il hésite en faisant mine de consulter son répertoire. Appeler le PM? Le PR? Et puis quoi ? Mais il n’est pas dupe, et l’inquiétude coule le long de sa nuque cendrée. Et à mesure que le fil d’actualité se déroule (sans qu’ils réussissent à contacter quiconque), Olivier et Philippe consentent que les temps ont changé. Si même eux doivent respecter les règles, alors… Sont-ils trop riches ou trop vieux ? Fini les coudées franches, l’époque est à la diète. L'Etat ne se serrera plus la ceinture pour élargir leurs bretelles.

[ Felix Bllrt, Instagram ]

Les amis c’est avec grand plaisir que nous vous annonçons qu’elles sont désormais disponibles. Nous avons bien évidemmen...
17/12/2018

Les amis c’est avec grand plaisir que nous vous annonçons qu’elles sont désormais disponibles. Nous avons bien évidemment voulu que la qualité soit au rendez vous. Vos casquettes ont été confectionnées en France et brodées par une équipe de jeunes locaux très amoureux de leur travail.

Nous avons privilégié la qualité à la quantité, il s’agit donc d’une collection capsule de 50 pièces.

Le lien : https://simoneheadwear.com/products/casquette-cheveux-de-riches-make-my-hair-grey-again

Elles devraient arriver juste à temps pour orner les riches chevelures de vos pères le soir de Noël. 🧢

La marque Billabong est chez Simone ! La casquette rose Billabong Stacked Ash Rose - Achat casquette sur la boutique en ligne et à Paris dans notre concept store

God save the Privatisation 🇬🇧⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀Anselme de La Tour du Hêtre détestait deux choses par-dessus tout : le f...
21/11/2018

God save the Privatisation 🇬🇧⠀⠀⠀
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Anselme de La Tour du Hêtre détestait deux choses par-dessus tout : le fisc et les anglais (après réflexion son épouse avait tout de même quelques qualités). Néanmoins soucieux de rendre visite à Octavie sa benjamine, parachutée en PhD à Newcastle (Angleterre), il avait profité d’un séjour « champêtre » en Écosse, avec Henri et René-Charles du Travellers Club, pour effectuer une courte escapade en terre anglaise.⠀⠀⠀
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Vêtu d’un pardessus quasi sacerdotal, notre héros national voyait enfin se terminer une journée homérique, passée à user la gomme de ses Derby Edward Green (seule incartade connue à son anglophobie constante) sur le bitume des rues de cette ancienne ville industrielle, en compagnie de sa fille, et de celui qui paratageait la vie de cette dernière : Léo, un jeune musicien désœuvré originaire du Havre. Les cheveux gras, l’allure chétive, le ton mielleux … c’en était trop pour Anselme qui, ayant jadis âprement battu le pavé des rues du quartier latin afin de préserver Paris du péril rouge, ne pouvait se résigner à accepter aujourd’hui comme gendre un militant NPA, de surcroît piètre troubadour.⠀⠀⠀
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C’est la toison vaillante, mais la mine déconfite, qu’Anselme admit qu’il n’avait plus beaucoup d’espoir en sa progéniture. Amédée l’aîné, était aux dernières nouvelles ravitailleur de charbon dans un bar à chicha de Bagnolet. Philibert enfin, le cadet, et ce malgré un parcours académique sérieux et une présence appréciée aux JMJ 2016 de Cracovie, avait mis de côté ses études de droit à l’université Paris II Panthéon-Assas pour ouvrir avec son colocataire Pedro un bar à chats rue Amelot. L’idylle improbable de sa benjamine sonnait donc aujourd’hui comme le coup de grâce.⠀⠀⠀
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Maigre consolation donc, que ce court moment de répit au sein de l’espace lounge First Class Virgin de la gare de Newcastle. Jamais la SNCF ne lui avait apporté une telle quiétude. Un verre de Dalmore 18 ans d’âge et une petite heure de train plus t**d, et il serait enfin de retour en lieu sûr, la suite 114 du Principal Edinburgh Charlotte Square Hotel.⠀⠀⠀
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Pressez immédiatement le shortcut tab de votre Cisco et prévenez votre assistante de décommander sur le champ votre prem...
29/10/2018

Pressez immédiatement le shortcut tab de votre Cisco et prévenez votre assistante de décommander sur le champ votre première consultation de prise d’information chez le Professeur de Pontbriand. Un ponte extrêmement qualifié dans l’exercice de la transplantation capillaire depuis zone occipitale, c’est indéniable. Des prix terriblement dissuasifs? Nous sommes d’accord.

Nous vous proposons une alternative tellement plus sereine, qui vous permettra d’éviter d’obscures montages afin de faire passer l’opération sous les radars du Trésor et qui préservera solidement votre scalpe des normales de saison.

Plus d’informations en MP et en DM sur Instagram :)
https://www.instagram.com/cheveuxderiches_officiel/

Il n'y a que le coupes courtes qui se démodent !
14/07/2018

Il n'y a que le coupes courtes qui se démodent !

Voyage en Terre Inconnue - Paris XVIe ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀Jacques-Henri ayant fréquenté les plus belles tables italiennes de Paris ...
04/06/2018

Voyage en Terre Inconnue - Paris XVIe
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Jacques-Henri ayant fréquenté les plus belles tables italiennes de Paris a décidé dans sa crise de la cinquantaine de s'aventurer chez le pizzaiolo du quartier. Sa pizza Crème de Truffe/Roquette n'étant point disponible, il fut forcé de se rabattre sur la pizza Burger. Business Man dans l'âme il a pris soin de garder dans son attaché-case une ristourne découpée le matin même dans le Financial Times.
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Tout droit revenu du Qatar pour une visite à son élevage de faucons pèlerin dans les plaines d'Al Adaid, ce soir c'est cocktail dînatoire entre partners de Lazard à la maison. Jacques avait tristement raté France-Luxembourg, ses deux patries de coeur, à cause d'une mise en examen pour trafic d'influence et délit d'initié sur la mise en place d'un triangle Ponzi. Ça tombe bien ce soir c'est Bulgarie-France, et Anne-So est conviée, ca fera une petite référence à la parure Bulgari qu'il lui a offert à Saint-Moritz.
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Gros choc pour son épouse Anne-So, qui ne goûte que rarement à la street-food. Cela remonte au club-sandwich pris sur le pouce dans la loge Rothschild à Roland-Garros.
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[Charles Taarvålsen, FB]

Mardi 15 mai 2018, rue de Presbourg, triangle d’Or, Paris.Indétermination, perplexité, embarras, malaise… Le regard vitr...
16/05/2018

Mardi 15 mai 2018, rue de Presbourg, triangle d’Or, Paris.

Indétermination, perplexité, embarras, malaise… Le regard vitreux, notre CdR est aux abonnés absents avant le conseil d’administration du groupe d’événementiel premium où il vient d’être nommé. Ira-t’il à Lyon, demain, pour la finale ? Telle est la pensée qui l’obsède.

Ce serait l’occasion d'afficher son attachement à son passé, à un blason, et cette fidélité serait sans doute accueillie favorablement par les sans-dents dans les virages. De dire aussi qu’il a tourné la page, sereinement et sans rancune. En représentation de lui-même à la tribune d’honneur, près de trois ans après son abdication forcée, il siégerait avec toute la France du foot.

Mais c’est aussi bien là le problème. C’est l’antre du Lyonnais ! Quelle infamie s’il le croisait... ce qui ne manquera pas d’arriver ! Il le tancerait c’est certain, ce notable de province acariâtre. Dire qu’on lui reprochait parfois ses sorties médiatiques, alors que le Lyonnais vitupère toujours sur le corps arbitral en toute impunité, tel un Mélenchon devant un drapeau de l’Union Européenne ! Le marquis, sur ses terres, toiserait le petit vicomte, car s’il a cru pouvoir lui piquer son trône, leur bilan les sépare.

Le bilan de notre CdR (sportif, pas financier, celui-là est encore en cours d’audit par Tracfin), c’est sa pénitence. Il avait pourtant redoublé d’efforts. Dans son parcours initial de Rastignac tout d’abord. DEA en économie internationale option Suisse, puis un parcours sans faute dans les médias et dans le sillage de ceux qui comptent. Une fois au club cependant, tel un François Hollande, on ne lui donna crédit de rien, et l’incrimina de tout !

Il avait ménagé les apparatchiks de l’ancienne garde, on lui reprochera de fermer les yeux sur les affaires. Les mêmes lui jetteront la pierre pour son réformisme financier, alors que la chienlit devait s’arrêter ! Le transfert de Cyril Rool, c’était pas lui, c’était le mafieux chauve, qu’il a réussi à éloigner ! Lui, qu'on le sâche, c’était la renaissance de Lassana Diarra. L’achat de Thauvin et Payet à Lille. La vente d’Imbula pour 20M ! Ils chantaient, Bielsa reviens, mais lui savait qu’il était devenu fou !

Notre CdR contient maintenant difficilement ses grommellements, contrastant avec l’ambiance feutrée de cette salle de réunion de l’Arc, boite de nuit bling-bling pour CdR de récente extraction. Quel enfer, la vue donne sur l’ambassade du Qatar…

En tribune il croiserait aussi… JACQUES-HENRI !! Ce Parisien avec sa tête de dispensé de sport et ses lunettes de consultant en startup nation ! Il aura été macronisé par un diplômé de sciences po et son champions projeeeet, un mec dont la seule expérience sportive était dans le sport hippique ! Il a cru que Marseille c’était Eurodisney ou le Club Med’ !! Le type a commencé à liker l’OM sur facebook le lendemain de sa nomination !

Il se lève et quitte subitement la salle. Il sait qu’il fait partie d’une génération exaltée et supérieure. Celle qui rêve de revoir la ville championne d’Europe, comme le martelait Bernard, son maître à penser, ancien patron du club et empereur des CdR. Il part illico pour Lyon, et illuminera la tribune de sa plus belle crinière argentée. S’il a bien appris une chose là-bas, c’est la fierté ! Qu’on se le dise, Vincent ne comptera jamais pour des prunes !
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[ Contribution FB : Henri Costa https://www.facebook.com/nricosta ]

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