27/05/2026
Portrait — Yvon Le Douget
Dans certains bols noirs de la dynastie Song, en Chine, apparaissait l’empreinte parfaite d’une feuille : nervures, déchirures, traces du vivant figées dans l’émail.
Pendant des siècles, le procédé disparaît.
À partir de 1987, le céramiste breton Yvon Le Douget entreprend une recherche autour de ces mystérieux bols de Jizhou.
Une intuition apparaît : et si les potiers Song avaient utilisé de véritables feuilles ?
Commencent alors près de vingt années d’essais, d’échecs et d’expérimentations autour des émaux de grès et des cuissons haute température.
Chaque automne, les feuilles de peuplier deviennent une matière de recherche.
Le végétal se consume, laisse son squelette minéral, puis fusionne avec l’émail noir dans le feu du four.
Une technique oubliée renaît alors peu à peu.
Daniel de Montmollin parlera d’« une belle image de la résurrection d’une feuille morte ».
Un travail à la frontière de l’art, de la patience, de la matière et du vivant.
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Faktoria. Une école. Un atelier. Un métier.
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