01/09/2026
Deux occasions très prochaines pour nous de retrouver une œuvre que nous aimons particulièrement : la Scottish Ballad de Benjamin Britten, les 20 septembre, pour la clôture du Festival de Besançon, et 30 septembre, pour l’ouverture du Rungis Piano-Piano Festival — les deux fois avec l’Orchestre Victor Hugo.
Britten compose cette œuvre en 1941, alors qu’il vit aux États-Unis, pour le célèbre duo anglais Ethel Bartlett & Rae Robertson. C’est également pour eux qu’il a écrit ses deux autres grandes partitions pour deux pianos, l’Introduction and Rondo alla Burlesca et la Mazurka Elegiaca - trois œuvres nées pendant les années américaines de Britten, loin d’une Europe en guerre.
Et cette époque semble résonner très fortement dans la Scottish Ballad. L’œuvre est d’un seul tenant, mais son parcours est saisissant : toute la première partie est sombre, lourde, pesante, angoissante. Une marche lente qui semble s’étirer à l’infini, comme suspendue dans un monde sans issue… jusqu’à ce que cette marche se métamorphose soudain en une mélodie écossaise dansante et exubérante, et nous voilà transportés dans une Ecosse rêvée!
Les deux pianos semblent imiter les instruments populaires, une ronde irrésistible s’installe autour de la tonalité de la majeur, passant d’un piano à l’autre, tournant, rebondissant, entraînant peu à peu tout l’orchestre dans son mouvement, jusqu’à un final exaltant et triomphal.
C’est une magnifique œuvre pour deux pianos et orchestre, spectaculaire sans jamais être gratuite, et nous sommes particulièrement heureux de la voir réapparaître cette année dans les programmations de plusieurs orchestres à l’occasion du 50e anniversaire de la disparition de Britten.
Nous avons hâte de la faire découvrir au public de Besançon le 20 septembre, puis de Rungis le 30 septembre.
Et nous espérons surtout que cette redécouverte ne s’arrêtera pas avec l’année Britten…