10/07/2016
"Avignon et sa foule de propositions, de lieux, de temps mecaniques et rapides, de "on fait comme on peut", ça s'enchaine, ça brasse, et soudain les mots. Les mots de ceux qui ont quelque chose à dire et à defendre , on les entend. Quelle que soit la machinerie, le brouhaha, une phrase peut frapper en plein dans les entrailles. C'est courageux, humble, vital de continuer de jouer des spectacles politiques et sociaux : la salle était pleine. Petite certes mais pleine. Les chants des balkans , les soupirs des condamnés, l'universelle femme crucifiée au pilori de l'horreur , chaque spectateur les recoit, les emporte puis pendant un temps va les faire marcher sur les pavés d'une ville qui semble ne pas s'en soucier, et pourtant... Oui, c'est important. Merci à ces deux femmes de porter dans le tumulte du divertissement les questions essentielles que nous devons nous poser pour tenter, là aussi "comme on peut" de réparer le futur... "
Par une spectatrice de cet après midi.
Merci du fond de notre cœur..