Théâtre à Paris

Théâtre à Paris Envie d'aller au théâtre et vous en avez assez des pièces ennuyeuses, gnan gnan, vulgaires, coincées ou lourdingues? Piochez des idées ici!

La réunification des deux Corées, au théâtre de la Porte Saint-Martin: 12/20.➡️ Spectacle décevant, peut-être à la haute...
25/04/2024

La réunification des deux Corées, au théâtre de la Porte Saint-Martin: 12/20.

➡️ Spectacle décevant, peut-être à la hauteur des espérances qu'on met dans une pièce de Joël Pommerat.
Le génial metteur en scène de "Fin de Louis (1)", "Cendrillon" ou même "Contes et Légendes", s'est fourvoyé dans un texte sur l'amour... ou plutôt ce qu'il en reste.
Pour lui, l'homme et la femme sont la Corée du Nord et celle du Sud, deux pays qui ne sont pas solubles l'un dans l'autre, ou mal.

Sur le thème de "l'amour ne suffit pas", il propose une succession de sketches très noirs, assez convenus. On constate l'échec, on ne réfléchit pas dessus. Jamais un couple qui a décidé de s'aimer malgré tout, dans la durée, n'est montré.

Quelques moments très drôles sauvent le tout, comme une scène de mariage interrompue par la sœur de la mariée, ou l'ex-mari qui revient dans l'appartement familial quitté dix ans auparavant. C'est un peu court.

A quand "Fin de Louis (2)"?

15/02/2024

Mon coup de cœur: cette comédie grinçante sur deux amis ultra ambitieux de l'ENA, amis à la vie et... à la mort. Très documenté, texte bien écrit et enlevé, bonnes réparties.

A voir au Théâtre du Ranelagh, jusqu'au 14 janvier.
15/12/2023

A voir au Théâtre du Ranelagh, jusqu'au 14 janvier.

Il reste quelques places en février pour aller voir Luchini, certainement irrésistible avec Hugo. Sinon je vous recomman...
20/10/2023

Il reste quelques places en février pour aller voir Luchini, certainement irrésistible avec Hugo.
Sinon je vous recommande les trois autres pièces. Vues et appréciées.

➡️ "La maison du loup": un épisode de vie de Jack London, en panne d'inspiration et aux prises avec ses démons. Un bon texte qui nous transporte dans l'ouest américain du début 19e, sans moraline. Chacun vit avec ses contradictions et s'y confronte.

➡️ "Oublie-moi": un texte sur l'épreuve d'un couple très chou confronté à la maladie d'Alzheimer de l'un d'eux. Une ode à l'amour, même s'il vaut mieux y aller un jour où le moral est bon.

➡️ "Kessel la liberté à tout prix" : une heure et demie d'aventures avec la plume précise, alerte et dynamique de Kessel, et son sens de la repartie. Mention spéciale pour Franck Desmets qui passe d'un personnage à l'autre avec une aisance jamais démentie.

Ces pièces sont toutes visibles avec des adolescents, même ceux qui jouent aux jeux vidéos toute la journée 😉

Je vous recommande vivement "Qu'il fait beau cela vous suffit", pièce coup de cœur vue à Avignon cet été. Fenêtre de tir...
20/09/2023

Je vous recommande vivement "Qu'il fait beau cela vous suffit", pièce coup de cœur vue à Avignon cet été.
Fenêtre de tir courte: du 15 au 25 novembre à L'Etoile du Nord, dans le 18e.

Sujet: une troupe jeune et dynamique aborde avec nuance le sujet sensible de l'éducation prioritaire.

Compagnie Les Entichés

Big Mother Par Melody Mourey, jusqu’au 31 mars (risque de prolongation) au Theatre Des Beliers parisiens (75018). Locati...
23/02/2023

Big Mother

Par Melody Mourey, jusqu’au 31 mars (risque de prolongation) au Theatre Des Beliers parisiens (75018). Location 01 42 62 35 00


Mélody Mourey, dans la droite ligne des premières créations d’Alexis Michalik, met en scène une troisième pièce haletante. Nombreuses scènes, décors variés avec plusieurs écrans, bande son entraînante, répliques qui s’enchaînent… ‘Big mother’ se regarde comme une série policière. Après ‘Les crapauds fous’ et ‘La course des géants », elle s’attelle à une problématique contemporaine : la manipulation des foules. Le rédacteur en chef du journal doit-il publier un article qui met en cause le président d’un parti politique ? Laisser enquêter au sein du parti où travaille sa fille, déjà fâchée avec lui ?

Sur le moment, fasciné par l’action, servie par le jeu et le rythme que les quatre comédiens imposent, le spectateur a peu le temps de réfléchir. En quittant la petite salle des Béliers, les questions se bousculent : Qu’aurais-je fait à la place du journaliste ? Qui dévoie les consciences ? A qui profite le crime ? Le pays, les partis politiques, les GAFAM ? Qui est cette « big mother » plus puissante que Big Brother, ce personnage du roman 1984 créé par Georges Orwell, qui surveille et contrôle la vie privée des foules ?

Une conversation pourra s’engager, particulièrement intéressante avec les grands adolescents. En effet, cette pièce est aussi une excellente mise en garde contre le temps passé devant les écrans et les fausses informations.

Pour commencer la rentrée joyeusement, avec l'excellentissime Maxime d'Aboville au Théâtre Fontaine:
29/08/2022

Pour commencer la rentrée joyeusement, avec l'excellentissime Maxime d'Aboville au Théâtre Fontaine:

Festival d'Avignon - juillet 2022 Mes 7 coups de cœurUn bon cru cette année pour le festival Off d'Avignon, la sélection...
17/07/2022

Festival d'Avignon - juillet 2022
Mes 7 coups de cœur

Un bon cru cette année pour le festival Off d'Avignon, la sélection fut difficile! Voici sept pièces qui vont certainement séduire les directeurs de théâtre, et que vous retrouverez probablement l'année prochaine dans les salles parisiennes..

1) Le prix de l'ascension
(De Antoine Demor et Victor Rossi)

Une comédie dramatiquement acide sur le pouvoir, mais tellement délicieuse... On suit deux étudiants, de leur sortie de l'ENA à la présidentielle. Joutes verbales, trafic d'influence, corruption... Des dialogues enlevés, plus vrais que nature. Pas une once d'humanité dans cette compétition sans merci. S'y rendre sans adolescent pour ne pas l'encourager à l'abstention...

2) Au non du père
(Ahmed Madani) création à Avignon

Pièce très originale construite autour de l'obsession d'une femme de retrouver son père qui ne voulait pas d'elle. Sur scène, autour d'une cuisinière, pendant qu'elle concocte fondant au chocolat et pralines, son récit et celle du metteur en scène se répondent...
On est captivé par cette histoire vraie aux allures de conte ou, comme d'habitude chez Madani, le spectateur est invité à participer... s'il le souhaite. Une ode à l'amour et au pardon.

3) Un ennemi du peuple
(D'après Henrik Ibsen, mise en scène de Guillaume Gras et la compagnie des animaux bizarres et véhéments)

Grand texte acide d'Ibsen sur la vérité, bâti sur la découverte d'un médecin : les bains thermaux de sa ville sont empoisonnés. Cependant, personne ne veut vraiment l'écouter, car toute l'économie de la ville et des familles repose sur l'exploitation de ces bains. La "majorité compacte" reste un mur devant lequel tout se fracasse. Jusqu'où dénoncer?
Le texte, fable christique qui vaut à elle seule le détour, est magnifié par une troupe vive qui nous tient en haleine, et une mise en scène contemporaine bien trouvée, sans coulisses. Une vraie réussite.

4) Les galets au tilleul sont plus petits qu'au Havre
(De Nicolas Chaigneau et Claire Laureau)

Quatre comédiens pour cette pièce drôle, créative et originale. Et plus profonde qu'il n'y paraît. Elle est créée à l'économie, avec mimes et dialogues elliptiques, dans la lignée des grands Jacques Tati, Patrice Thibaud et Macha Makeieff.
On retrouve de nombreuses situations vécues au quotidien : difficulté à quitter un dîner trop long, conflit qui dégénère à partir d'un sujet anodin comme la différence entre assiette creuse et à soupe, sensation d'être pris au piège à côté d'un importun qui raconte comme une logorrhée sa vie inintéressante...
Que celui qui ne retrouve pas ici ou là, sa mère, son conjoint ou soi-même, lance le premier galet.

5) Glenn: naissance d'un prodige
(D'Ivan Calbérac)

S'il y a cette année au festival beaucoup (trop?) de pièces biographiques qui relatent la vie d'une personnalité, celle sur Glenn Gould mérite le détour. On le suit de son adolescence avec une mère fusionnelle comme celle de Romain Gary, jusqu'à sa mort. Au côté de six comédiens remarquables, le spectateur est plongé dans la vie du pianiste génial et hypocondriaque qui fascine les foules mais détruit ceux qui l'entourent.

6) L'autre fille
(D'après Annie Ernaux, mise en scène de et avec Marianne Basler)

Les répercutions de la mort prématurée d'une grande sœur cachée sur la suivante sont parfois immenses. Ce récit très littéraire tente d'en cerner les raisons. Un seul en scène sur les secrets de famille, magnifié par l'écriture précise, la réflexion intelligente de l'auteur et le jeu de la comédienne. À fleur de peau, mâchoire tremblante, cœur au bord larmes, elle sait crâner parfois. On n'est pas étonné que Marianne Basler soit aussi la metteuse en scène de ce récit. Elle en incarne totalement la narratrice perturbée.

7) Lost in open Space
(Alexandre des Isnards et Charles de Saint Remy)

Amusant seul en scène avec Charlie Winner, cadre dynamique qui montre l'entreprise sous son mauvais jour, grâce à Vero la "chief happiness officer" végane, l'ordinateur qui recrute, le manager qui ne souhaite pas manager et envoie le salarié se faire coacher, le boss rétif au télétravail. Vous avez certainement croisé l'un d'eux....

Deux reprises à réserver en avril 1) Lawrence d'ArabieJe vous recommande chaudement le spectacle poétique et historique ...
23/03/2022

Deux reprises à réserver en avril

1) Lawrence d'Arabie

Je vous recommande chaudement le spectacle poétique et historique "Lawrence d'Arabie" d Eric Bouvron, joué désormais au Théâtre du Gymnase Marie Bell. Cette biographie envoûtante et précise du capitaine anglais est servie par onze comédiens fabuleux. Ils sont accompagnés par la musique envoûtante du désert, histoire de nous mettre dans l’ambiance.

A partir de 12 ans.

Jusqu’au 8 mai :

http://theatredugymnase.paris/?gclid=EAIaIQobChMIt8_8q8bc9gIVYoxoCR2IWQ3CEAAYASAAEgLlevD_BwE

2) Les Essais

Adultes et grands adolescents littéraires se délecteront d’écouter "Les Essais" de Montaigne au Théâtre de Poche-Montparnasse. La remarquable diction de l’unique comédien en scène, Hervé Briaux, vous fera passer une heure top chrono pour découvrir la condition humaine selon le philosophe du XVIe. On n'est pas toujours d'accord, mais la logique, le style et les idées novatrices fournissent une bonne base de réflexion et de discussion.

A partir de 16 ans.

Jusqu’au 23 avril :

http://www.theatredepoche-montparnasse.com/

(pensez à réserver directement sur les sites des théâtres svp!)

En cette année des 400 ans de la naissance de Molière, le comédien nourri à la commedia dell’arte qu’il était n’aurait p...
23/01/2022

En cette année des 400 ans de la naissance de Molière, le comédien nourri à la commedia dell’arte qu’il était n’aurait pas renié les pièces tourbillonnantes, pleines de portes qui claquent, de mimiques outrancières, de comiques de répétition qui fleurirent à la fin du XIXe siècle.Et il se serait réjoui qu' elles continuent à laisser le spectateur du XXIe siècle ébouriffé et endolori d’avoir trop ri, comme il avait su si bien le faire lui-même.
Oui, cela fait du bruit, oui les échanges désopilants entre la vieille dame sourde qui n’entend que lorsque l’on murmure représentent une pause de calme qui fait du bien, mais on se laisse aller à rire de très bon cœur face à ce premier degré jubilatoire en ces temps plombants. Voilà un virus que l’on attraperait bien, celui du quiproquo, des apartés hilarants, des traits d’esprit devenus trop rares. N'oublions pas le brio du texte de Georges Feydeau : ce vocabulaire pas tout à fait désuet, cet esprit caracolant et léger font du bien. On s’abandonne au premier degré avec bonheur, on ne « cherche pas plus loin » et l’on ressort plus léger de ce vaudeville qui résonne parfois comme le lointain guignol de notre enfance. Si je cédais aux sirènes du vocabulaire à la mode, je dirais que cette soirée au Théâtre Le Ranelagh avait le bon goût des bonbons régressifs, du « feel-good ».
A l’image de mon fils de 17 ans, on s’esclaffe donc sans retenue devant cette nouvelle adaptation du Dindon de Feydeau par les Les Nomadesques au Théâtre Le Ranelagh depuis le 14 janvier et pour toute la saison.
Petit rappel de l’histoire : Vatelin et sa femme Lucienne s’aiment tendrement. Rédillon, ami du couple, est amoureux de Lucienne depuis des années. Pontagnac, coureur de jupons notoire et ami du mari, ne la courtise que depuis quelques heures... mais à tout deux elle jure que jamais elle ne trompera son mari …sauf si celui-ci la trompait lui-même.
Revient Maggy, une très ancienne maîtresse anglaise de Vatelin qui lui fait un chantage au su***de s’il lui refuse un rendez-vous…. La mécanique est en place pour nous entraîner dans un tourbillon où l’on croise anciens amants, nouveaux soupirants et épouses outragées ! Du vrai Vaudeville, un Feydeau comme on les aime.

tout ce beau monde en scène avec beaucoup talent et d'enthousiasme dans un décor des années folles, choix judicieux car leur gaieté et leur énergie siéent parfaitement à l’ambiance de la pièce. On repère par ci par là quelques libertés avec le texte mais ce n’est que pour rajouter une jolie touche d’humour. Les acteurs que nous avons vus sur scène ce soir-là avaient la bonne note, jeu en osmose avec le genre mais jamais vulgaire.
Bref, vous pouvez aller voir ce qui ne vous décevra pas, si vous aimez Feydeau.

A partir de 15 ans
Théâtre du Ranelagh, 5 rue des Vignes dans le 16e
Du jeudi au samedi à 19:00 et le dimanche à 15:00
Infos sur www.theatre-ranelagh.com
Tel: 01 42 88 64 44
Résa sur les sites habituels.

Adresse

24, Boulevard Saint-Michel
Avignon
84000

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Théâtre à Paris publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager