11/10/2026
Mélancolie d'automne.
L'été a tout brûlé de sa main, sans larmes pour arroser mes tourments, je tourne le dos au lendemain, je crache sur mes serments.
Je regarde les jours quitter l'année, comme les feuilles partir du chêne, comme moi sur le sol ratatinées, elles attendent le vent pour balayer leur peine.
Je n'ai plus de toit depuis des mois, il n'y a plus de moi sans toi, le chant des oiseaux me semble mélancolique, comme le ruisseau je cours vers l'inconnu, puisque ici tout est cyclique, je finirai seul comme au début.
Maudits soient les dieux qui t'ont arraché à mes bras, peut-être ne sont-ils pas coupable, maudite soit la grandeur de ces draps, de les raccourcir je suis incapable, mes sourires ne sont que remparts, ils protègent ce cœur meurtri, sans même un coup de poignard, est-ce que c'était écrit ?
Le soleil commence à manquer à mes fenêtres, des milliers de bûches ne suffiront pas, la chaleur du feu ne remplace pas celle de deux êtres, mon esprit fiévreux fait les cent pas, j'ai perdu ma joie et ma boussole, ce pic qui surpasse les montagnes, il n'y a plus de tête à apaiser sur mon épaule, voilà que la mélancolie me gagne.
La raison me quitte comme la lumière, je te vois seulement en baissant mes paupières, mes consolations sont dépourvues de ton parfum unique, ces piètres rations sont fades et platoniques, me voici sans feuilles et attendant le long hiver, mon cœur en deuil ne sait plus comment faire.
Le penseur d'Odin.