09/01/2026
La réécriture, ce n’est pas seulement corriger des fautes, déplacer une phrase ou traquer les répétitions.
En tout cas, pas chez moi.
Le Chagrin des Hyades demande un travail bien plus profond.
D’ordinaire, j’ai une plume légère, parfois sarcastique.
Ceux qui m'ont déjà lu savent comme il est aisé de rire de/avec mes personnages. Souvent à leurs dépents.
J'ai un narrateur proche des personnages, qui observe, qui sourit et qui se permet un dose d’ironie.
Ici, ça ne fonctionnait pas.
Cette voix allégeait l’univers, alors que je le veux pesant, comme un joug sur la nuque.
Elle introduisait une distance, parfois même un ton presque comique, là où il n’en fallait pas.
Elle ne rendait pas justice à la noirceur du monde, ni à ce qu’il raconte.
Alors j’ai repris.
Du début. J'ai tout réécrit.
Pas pour polir, lisser ou "embellir".
Mais pour réajuster la voix, le rythme, la place laissée aux moments importants.
J'ai ralenti, j'ai creusé et j'ai noirci ma plume.
C'est pour ça que ça me prend énormément de temps (bien plus qu'un premier jet OMG...)
La réécriture, parfois,
c’est aussi simplement reconnaître qu’un passage mérite plus d’espace.
Et c’est ce travail-là que je te montre dans ce carousel.
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