15/10/2026
Edouard Philippe, Premier ministre de 2017 Ă 2020, pendant le mouvement des Gilets jaunes.
Lui s'en souvient comme d'un mandat de réformes. Les Français qui l'ont vécu s'en souviennent autrement.
En juillet 2018, son gouvernement fait passer la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. La mesure est trÚs impopulaire. Elle sera assouplie en 2020, sous sa propre majorité.
La mĂȘme annĂ©e, l'ISF disparaĂźt, remplacĂ© par l'IFI. Une flat tax s'applique sur les revenus du capital. L'Ă©tiquette de gouvernement des riches colle au mandat dĂšs ce moment.
Pendant ce temps, les APL baissent de 5 euros. La CSG augmente pour une partie des retraités. Les pensions sont gelées.
Puis vient la hausse de la taxe sur les carburants. C'est elle qui déclenche le mouvement des Gilets jaunes, de novembre 2018 à 2019.
Face à ce mouvement, la doctrine de maintien de l'ordre repose sur l'usage du LBD. Les bilans de blessés graves, yeux touchés, mains arrachées, varient selon la source : les décomptes de journalistes et d'ONG sont nettement plus élevés que les chiffres officiels. La responsabilité opérationnelle revient au ministre de l'Intérieur, Collomb puis Castaner. Philippe, lui, assume politiquement cette doctrine depuis Matignon.
En 2019, son gouvernement fait voter la loi dite anti-casseurs. Le Conseil constitutionnel la censure sur plusieurs points. Des ONG la critiquent aussi.
VoilĂ le bilan qu'il porte depuis Matignon.