Rémy Lach - Aquarelle

Rémy Lach - Aquarelle Peignez des aquarelles qui viennent vraiment de vous dans le lâcher prise.

L'autre jour, ma fille de m'a donné une leçon d'aquarelle.La fois d'avant, elle en avait mis partout en peignant ses mai...
07/09/2026

L'autre jour, ma fille de m'a donné une leçon d'aquarelle.

La fois d'avant, elle en avait mis partout en peignant ses mains.
Cette fois-ci, je lui ai suggéré d'utiliser des pinceaux.
Histoire de cadrer un minimum les choses, bon sang de bon soir.
Non mais oh, là !
C'est ki l'patron ici 😂 ?

Bref, je l'ai laissée faire.
Sans intervenir.
Sans diriger.
Sans contrôler.

Au bout d'un quart d'heure, elle m'appelle :
"Papa, viens voir ce que j'ai fait !"

Je m'approche.
Et là...
Je reste scotché.

Dans ses gestes d'enfant, je découvre une technique que j'utilise parfois avec mes élèves.
Celle du "pinceau martyr".

Vous savez, ce pinceau qu'on maltraite volontairement.
Qu'on écrase sur le papier.
Qu'on malmène sans retenue.
Pour créer des effets explosifs.
Des textures déstructurées.
Des fusions imprévisibles.

Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait.
Aucune notion des "règles" de l'aquarelle.
Aucune peur de "mal faire".

Elle créait, tout simplement.
Avec une liberté totale.
Une spontanéité désarmante.

Parfois, on passe des années à essayer de maîtriser une technique.
À la disséquer.
À la comprendre.
À la reproduire.

Et puis un enfant vient nous rappeler que l'essentiel est ailleurs.

Dans le lâcher-prise.
Dans l'exploration sans but.
Dans le plaisir pur de voir les pigments danser sur le papier.

C'est fascinant de voir comment les enfants nous ramènent à l'essentiel.
Sans même le savoir.
Sans même le vouloir.

Ils nous rappellent que l'art n'est pas une question de perfection.
Mais d'expression.
De liberté.
D'authenticité.

Ma fille m'a appris cette leçon ce jour-là.

Alors la prochaine fois que vous prenez vos pinceaux...
Essayez de retrouver cette spontanéité d'enfant.
Cette liberté totale.
Cette absence de jugement.

Vous pourriez être surpris par ce qui émerge.

06/09/2026

Fleuve enneigé à l'aquarelle

L'autre jour, en plein live avec les élèves.Je me sens léger.Détendu.Libre.Je fais des blagues.Même les élèves rient.Que...
06/09/2026

L'autre jour, en plein live avec les élèves.

Je me sens léger.
Détendu.
Libre.
Je fais des blagues.
Même les élèves rient.

Quelques jours auparavant.
Sur la même aquarelle.
Le même sujet...
Devant ma grande feuille 100% coton.
J'étais crispé comme jamais.
Avec une pression pas possible.
À vouloir un résultat potable pour les élèves.

J'essaie de comprendre cet écart.

Et quand je repense à cette session de peinture où je me suis mis la pression...
Je réalise que je suis dans le mode "enjeu":
• Il faut que ce soit beau
• Efficace
• Rentable
• Parfait

Le mode "enjeu" est une plaie pour le lâcher prise.
Rien à voir avec l'autre mode.

Car pendant le live avec les élèves, je teste plein de choses.
Le premier essai ? Un désastre total :
• Les pigments fusent partout
• Le contraste disparaît
• Le résultat est plat

Mais je m'en moque.
Parce que je sais que je peux recommencer.
Réessayer.
Ajuster.
À volonté.

Comme si j'avais des vies infinies dans un jeu vidéo.
Je suis en mode "jeu".

En mode "jeu", plus besoin de :
• Surcontrôler
• Surcorriger
• Surtravaller

Je peux juste... jouer.

Et c'est là que la magie opère :
• Les gestes deviennent plus fluides
• Les mélanges plus spontanés
• Les effets plus naturels

La pression n'a pas disparu.
Elle s'est juste... transformée.

D'un poids qui nous écrase, elle devient une énergie qui nous porte.

Alors la prochaine fois que vous peignez, demandez-vous :
"Est-ce que je peins en mode "jeu"... ou en mode "enjeu" ?"

Et si le mode "jeu" vous parle, je partage ce type de contenu dans ma newsletter (lien dans mon profil)

05/09/2026

Que représente l'aquarelle ?

4 étapes pour réaliser ce ciel dans l'humide.Première étape : j'ai complètement mouillé mon papierPas juste humidifié.Vr...
05/09/2026

4 étapes pour réaliser ce ciel dans l'humide.

Première étape : j'ai complètement mouillé mon papier
Pas juste humidifié.
Vraiment mouillé.

Pourquoi ?
Parce que je voulais de la fusion.
De la magie.
De l'imprévu.

Deuxième étape : j'ai mis BEAUCOUP de pigments
Pas juste un peu.
Une vraie dose.

C'est là que la plupart des gens se retiennent et hésitent.

Moi aussi, je mettais "un peu" de pigments avant.
Résultat ? Des ciels trop pâles.
Sans caractère.
Sans âme.

Troisième étape : j'ai joué avec la gravité
J'ai incliné mon papier.
Laissé les pigments descendre.
Créer ce dégradé naturel.

Du bleu foncé en haut.
Qui s'éclaircit doucement.
Jusqu'à la ligne d'horizon.

La magie s'est faite toute seule.
Sans forcer.
Sans contrôler.

Quatrième étape : j'ai attendu
Le moment crucial.
Celui où le papier n'est plus brillant.
Mais pas encore mat.

C'est là que j'ai ajouté les nuages.
Ces fines lignes dans le ciel.
Dans un papier moins humide.
Mais pas encore sec.

Le timing est tout.
Trop tôt ? Les nuages se diffusent trop.
Trop t**d ? Les auréoles apparaissent.

Je me souviens d'un ciel raté justement...
J'avais voulu ajouter des nuages trop t**d.
Résultat ? Des auréoles partout.

Cette "erreur" m'a appris quelque chose d'essentiel :
Il y a un rythme à respecter avec l'aquarelle.
Une danse à suivre.
Un timing à honorer.

Le secret réside dans l'observation.

Observer la brillance du papier.
Observer le comportement des pigments.
Observer les moments où l'aquarelle nous dit "maintenant".

Car oui, l'aquarelle nous parle.
Elle nous guide.
Elle nous montre le chemin.

Si on l'écoute...
Si on la respecte...
Si on danse avec elle...

Elle nous offre des cadeaux incroyables.
Comme ce ciel.

La prochaine fois que vous peignez...
Osez mettre plus de pigments.
Osez jouer avec la gravité.
Osez faire confiance au processus.

04/09/2026

On m'a demandé de refaire cette aquarelle de Victoria Prischedko, voici le résultat

Il y a eu des périodes où je ne touchais pas à mes pinceaux pendant des mois.Ces phases culpabilisantes où on se trouve ...
04/09/2026

Il y a eu des périodes où je ne touchais pas à mes pinceaux pendant des mois.

Ces phases culpabilisantes où on se trouve mille excuses :
• "Je n'ai pas le temps"
• "J'ai d'autres priorités"
• "Il y a des choses plus importantes"

Mais en creusant vraiment, en allant chercher au plus profond de moi...
La vraie raison était la peur.

La peur d'être jugé.
La peur de mal faire.
La peur de ne pas être à la hauteur.

Et puis un jour, j'ai fait une découverte.
Une découverte qui a tout changé.

À chaque fois que je me remettais à peindre, il y avait un dénominateur commun :
Je prenais le temps d'observer mes anciennes aquarelles.

C'est comme quand vous retrouvez un vieil album photo de famille...
Cette nostalgie qui vous envahit.
Ces souvenirs qui remontent.
Ces émotions qui vous submergent.

Dans notre monde numérique où tout est éphémère, où les contenus défilent à toute vitesse...
On oublie parfois de faire pause.
De regarder le chemin parcouru.
D'apprécier nos accomplissements.

C'est là que le journal artistique prend tout son sens.

Ce n'est pas qu'un simple carnet de croquis.
C'est votre histoire.
Votre évolution.
Votre voyage créatif.

Et quand le doute s'installe...
Quand les pinceaux prennent la poussière...
Quand la peur vous paralyse...

C'est lui qui vous rappelle d'où vous venez.
C'est lui qui vous montre le chemin parcouru.
C'est lui qui vous donne la force de continuer.

Créez votre journal artistique.
Peu importe la forme :
• Un cahier
• Des feuilles reliées
• Un classeur

L'important n'est pas le contenant.
Mais le contenu.

Car ce journal, c'est plus qu'un simple recueil d'aquarelles.
C'est votre compagnon de route.
Celui qui vous remettra en selle quand vous en aurez besoin.
Celui qui vous rappellera que chaque artiste a commencé quelque part.

La pomme que vous voyez.
Surtravaillée, certes.
Mais elle fait partie de mon histoire.
Et m'indique tout le chemin parcouru.

Même les aquarelles ratées ont leur place dans ce journal.
Car elles font partie de votre histoire.
De votre évolution.
De votre apprentissage.

03/09/2026

L'erreur quand on peint la terre et la mer à l'aquarelle

Quand les élèves ont partagé leurs interprétations d'un sujet sur les vagues, j'ai été touché.Pas seulement par leur tal...
03/09/2026

Quand les élèves ont partagé leurs interprétations d'un sujet sur les vagues, j'ai été touché.
Pas seulement par leur talent, mais par les leçons qu'ils m'ont offertes.

Première révélation : l'impact de l'enjeu sur notre créativité.
Une même élève a réalisé les 2 versions que vous voyez à gauche.
L'une sur papier maroufflé, bien préparé, "contexte à fort enjeu".
L'autre sur une simple feuille volante, "contexte à faible enjeu".

Et la magie opérait davantage dans la version "sans pression".
Plus de légèreté.
Plus de spontanéité.
Plus d'âme.

N'est-ce pas fascinant ?
Quand nous nous attachons trop au résultat, notre geste se crispe.
Notre créativité s'étouffe.

Autre observation : dans chaque essai, il y a des pépites.
Sur les 2 aquarelles de droite, l'un a les reflets sur le sable magnifiques.
Sur l'autre, l'intégration des vagues dans la mer est particulièrement réussie.

Aucune aquarelle n'est parfaite.
Chacune a ses forces et ses faiblesses.
Mais surtout: nos personnalités s'expriment à travers nos pinceaux.
Nos joies, nos peurs, nos rêves...
Tout se retrouve dans nos coups de pinceau.

Cette émulation collective est précieuse.
C'est ça, la magie de peindre ensemble.
Des idées qui surgissent.
Des perspectives qui s'ouvrent.
Des connexions qui se font.

02/09/2026

La plus grande leçon que l'aquarelle m'a enseigné

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