23/04/2026
[FAKE] Bon anniversaire à Dominique Mathieu de l'Association La Couenne avec sa photo du moulage de la divinité de l’hypogée 23 de Coizard, exposé au Musée du vin de Champagne et d'Archéologie régionale d'Epernay, cf. https://archeochampagne.epernay.fr/collections/le-parcours-de-visite/archeologie/ensemble-de-moulages-de-bas-reliefs-sculptes
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C’est la sculpture la plus connue parce que la plus réaliste des quatre figurations trouvées de la zone des Marais-de-Saint-Gond. C’est celle sur laquelle reposent les plus grands doutes. On notera que deux points la distinguent immédiatement des autres : la nature du relief proportionnel à la taille du personnage et le réalisme de l’anthropomorphisme. De même que sur la représentation de Courjeonnet, les Houyottes, on décèle deux types de traitements dans l’environnement de la figuration du Razet 23. Dans la partie haute, le dégagement de la paroi est fait au pic avec un soin tendant à rendre au mieux la craie lisse. Dans le bas, la paroi est brute de taille et sans reprise sur les 44 derniers centimètres. La sculpture présente des reliefs aux angulations vives sans aucune altération ni griffade. Le modelé semble avoir été réalisé avec un outil tranchant à lame. Ce point constitue le premier indice du fondement des doutes que l’on peut émettre à propos de cette divinité. La profondeur du creusement de la paroi pour obtenir les reliefs de la partie supérieure du personnage est de quatre centimètres environ, ce qui constitue un second indice de réserve sur l’authenticité. On remarquera le lissage quasi parfait de la silhouette tant sur le fond que sur les limites de la découpe en creux. Le modelage du nez, la matérialisation des yeux par des trous rehaussés de noir ne peuvent être retenus comme vrais tant qu’une nouvelle découverte ne viendra pas confirmer le caractère unique de ces détails. Si l’on admet la possibilité d’un stéréotype de la représentation, alors une fois retirée la partie basse, la sculpture entre dans un canon de 47,5 cm environ d’axe médian et une largeur de base de 29,5 cm. La relation entre ces trois premières figurations devient alors troublante. A. Villes (Villes, 1998b) à la suite de J. Arnal considère cette représentation comme fausse, on la croit seulement très profondément modifiée pour les raisons que l’on va évoquer ci-dessous : https://books.openedition.org/artehis/16785
Cet article révèle l'existence d'un immense visage néolithique orné de plumes sur une stèle du Closeau, à Nanteau-sur-Essonne, en France. Il conclut, sur la base d'une comparaison avec des statues-menhirs de Guernesey et de Suisse, ainsi que d'autres indices, que la stèle du Closeau pourrait être l'un des plus anciens monuments néolithiques gravés connus en France : https://www.researchgate.net/figure/Sculptures-de-visages-feminins-de-la-necropole-de-Coizard-A-Razet-23-Adele-Getty_fig4_277712289
La nécropole de Coizard-Joches, appelée aussi grottes du Razet, est un ensemble d'hypogées datant de la fin du Néolithique, situés à Coizard-Joches, en Tourisme Paysages de la Champagne.
Deux hypogées sont découverts fortuitement en 1842 et 1858 lors d'éboulements. À partir de 1872, le baron Joseph de Baye découvre et fouille trente-cinq hypogées supplémentaires.
L'hypogée est situé à 2,75 m de profondeur. Elle est constituée d'une antichambre et d'une chambre. L'antichambre mesure 2 m de long sur 1 m de large pour une hauteur de 1,25 à 1,30 m. Elle comporte des banquettes latérales et une tablette sur la paroi gauche. La chambre est de forme rectangulaire (4,10 m de long, 3,40 m de large et environ1,30 m de haut) avec des retraits latéraux de part et d'autre de l'entrée.
La paroi gauche de l'antichambre comporte un bas-relief représentant une figure humaine féminine, considérée comme une représentation d'une déesse funéraire et surnommée « la gardienne des tombeaux » par Favret. La tête semble « surmontée d'un capuchon », le nez est proéminent et très exagéré, les yeux sont constitués par deux trous. Le personnage porte un collier, avec un médaillon au centre, sur la poitrine représentée par deux seins très marqués. L'analogie avec certaines statues-menhirs du Sud de la France est frappante mais l'authenticité de cette représentation été mise en cause dès son signalement.
Il est probable que le baron de Baye ou l'un des fouilleurs ait « restauré » une figuration existante mais très abîmée en s'inspirant des bas-reliefs de l'hypogée n° 24 : https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9cropole_de_Coizard-Joches