20/05/2026
En souvenir du lâcher de colombes par le Pape Léon XIV dans la ville de Bamenda. Un symbole fort de paix, d’espérance et de réconciliation pour le Cameroun.
En ce 20 mai, fête de l’unité nationale, je regarde ces colombes s’envoler avec une seule prière : que le Cameroun retrouve enfin le chemin de la paix véritable. Que ces ailes blanches emportent avec elles nos douleurs, nos divisions, nos haines tribales, nos guerres silencieuses et le sang qui a trop coulé sur cette terre bénie.
Trop de familles ont pleuré.
Trop d’enfants ont grandi dans la peur.
Trop d’innocents sont partis sans comprendre pourquoi.
Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, du Nord-Ouest au Sud-Ouest, nous sommes issus de la même terre et portons le même souffle de vie.
Avant d’être Bamiléké, Bassa, Bamoun, Morfaw, Béti, Sawa, Nanga, Tikar ou Peul… nous sommes Camerounais.
Et avant tout, nous sommes humains.
Que ceux qui ont reçu la mission de diriger deviennent de véritables hommes du peuple.
Que le pouvoir cesse d’être une distance et redevienne une responsabilité. Le peuple n’a pas seulement besoin de promesses : il a besoin d’écoute, de justice, de sécurité, d'espoir.
Que cessent les violences, les kidnappings, les féminicides, les enfants sacrifiés à la folie des hommes, la terreur de Boko Haram et les blessures du NOSO.
Le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ne doivent plus être des terres de psychose, mais des terres de renaissance, d’éducation, de dignité et de sourire retrouvé.
Aujourd’hui, je fais un appel à chaque Camerounais :
réapprenons la bonté, le civisme, le respect, le pardon et l’amour de la patrie. Une nation ne se construit pas seulement dans les bureaux du pouvoir, elle se construit aussi dans nos maisons, dans nos paroles, dans nos comportements et dans notre capacité à protéger les plus faibles.
Que ces colombes soient des colombes d’apaisement.
Des colombes de pardon.
Des colombes de conscience.
Des colombes de renouveau.
Parce qu’aucun peuple ne peut avancer lorsque certains vivent dans la peur pendant que d’autres vivent dans l’indifférence. Nous ne demandons pas un pays parfait. Nous demandons un pays humain.
Et malgré les blessures, malgré les incertitudes, malgré les nuits longues et douloureuses, je refuse de croire que le Cameroun est abandonné.
Je crois encore à une génération capable de reconstruire, de rassembler et d’aimer cette nation au-delà des tribus, des intérêts et des divisions.
Paix. Travail. Patrie.
Que ces mots cessent d’être une devise récitée… et deviennent enfin une réalité vécue.
Production Artistique : protrainingmanartgement
Création signée : ciseaux_dor_237
Direction Artistique : manueltaccini
Directeur photographie : studio_six_production
MUA: boris_thadee
Coiffure : esther_ngono