18/05/2021
PRÉ-AUTOPSIE DES LANGUES MATERNELLES AFRICAINES.
Salut je suis GKD, entrepreneur culturel CEO et fonder de la start-up kéa industry, qui est une start-up spécialisée dans la production des solutions numériques innovantes à caractère culturel. La raison qui me pouce à réaliser ces fragments de texte émane d’une volonté à faire retentir le glas qui annonce la disparition de nos langues maternelles. Durant toutes les publications de ces fragments de texte il sera question pour nous de procéder à un Shake-up complet de la situation dans laquelle sont plongés nos langues maternelles.
LA DISPARITION DES LANGUES MATERNELLES : UN VÉRITABLE SACRILÈGE ?
D’entame de mon propos je tiens à souligner ceci d’après Wikipédia : est sacrilège celui qui par une action manque de respect ou marque l’irrespect volontaire pour ce que d’autres tiennent de sacré.
En poursuivant sur la base de cette définition de ce qui est un sacrilège je dirais sans excitation que la disparition des langues maternelles africaines est un véritable sacrilège.
En effet dans la société actuelle nous observons divers entraves aux valeurs traditionnelles africaines qui contribuent de manière majeure à la disparition de nos langues vernaculaires ; d’un côté certains parents ne prennent plus le temps, ni la peine de transmettre à leur progéniture ce qu’ils ont reçu gracieusement de leurs parents , d’un autre côté nous avons des enfants qui refusent de recevoir cet héritage ancestral ceci parfois à cause des dominations religieuse, culturelles ou éducative.
COMMENT UNE LANGUE PEUT-ELLE DISPARAITRE OU MOURIR ?
Des études publiées par l’Unesco depuis 2003 font état de ce que 96% des langues du monde sont parlées par seulement 3% de la population mondiale par ailleurs de cette même étude réalisée par l’Unesco il en ressort que d’ici à la fin de ce siècle près de 90% des langues maternelles est appelé à disparaitre.
De manière générale, en parlant de la disparition des langues maternelles, il est à noter que les principaux facteurs déterminants le degré de vitalité d’une langue sont : le taux de transmission de la langue d’une génération à une autre, le nombre absolu de locuteur, le taux de locuteur, l’utilisation de la langue dans les différents domaines publics et privés, la réaction face aux nouveaux domaines et des médias etc...
Prenons un peu le cas particulier du Cameroun parlant de la transmission des langues, nous remarquerons que de plus en plus ces dernières ne sont plus enseignées aux enfants, et d’ici quelques années ces langues seront seulement parlées par les parents, puis seulement par les grands-parents, et dans quelques décennies elles disparaîtront complètement, prenons maintenant le facteur lié aux nombre absolu de locuteur qui est très faible au Cameroun. En effet : la colonisation, l’exode rurales sont des maux parmi tant d’autres qui ont poussé des personnes ou des petits groupes à s’intégrer dans les groupes voisins, en abandonnant leur langue et leur culture.
Concernant le taux de locuteur, même s’il est vrai qu’elle varie selon des facteurs, géographiques, culturelle, et politique ; il n’en demeure pas moins que nous retrouvons des langues avec moins de 10. 000 locuteurs. Par la suite il est clair que l’usage de nos dialectes n’est pas effectif aussi bien dans le domaine public que privé encore moins dans les médias que dans les nouveaux domaines. Ainsi donc nous pouvons nous appuyer sur ses facteurs que nous venons de développer pour affirmer avec certitude qu’une langue peut- être mortel.
FIN PARTIE 1