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Blog de Lulu Histoires et aventures rebondissantes
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04/09/2024

Toc Toc...
Je peux ?

10/05/2024

Bonjour.. Bonjour..
Je vous ai manqué ? Qui a hâte de mon retour ?

À mes fidèles abonnés..Je sais que vous attendez impatiemment la suite de la chronique en cours, seulement, hélas ! Je m...
07/03/2024

À mes fidèles abonnés..
Je sais que vous attendez impatiemment la suite de la chronique en cours, seulement, hélas ! Je m'excuse de vous décevoir car pour une certaine durée indéterminée je vais arrêter de l'écrire. Ne vous inquiétez pas, il ne s'agit pas d'un soucis d'inspiration ou du syndrome de la page blanche mais à la place...
Depuis quelques temps je traverse une période de brouillard (confusion) et faut dire que mes idées ne sont pas à leur point fixe car toujours entrain de monter et descendre.. Pff ! J'ai plusieurs choses en tête et faut dire que cela m'épuise tellement que je n'arrive pas à trouver le juste milieu afin de vous satisfaire. Par conséquent, je vais me voir prendre un temps de congés bien que confiante que cette situation arrive pour bientôt à son terme, pour mieux redéfinir certains points importants dans ma vie. Et pour ne pas laisser la page en sommeil, je ferai le repost d'une ancienne chronique qui ma foi, vous fera saliver. Espérant compter sur votre bonne compréhension, je vous envoie des ondes positives tout en vous donnant rendez vous pour demain pour les publications. Merci bien !

      : Couché sur ce lit en bambou, lequel je partageais avec mes deux frères cadets, François Xavier et Célestin, j'av...
05/03/2024





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Couché sur ce lit en bambou, lequel je partageais avec mes deux frères cadets, François Xavier et Célestin, j'avais le regard étrangement fixé sur la toiture de notre petite cabane en dessous duquel il ne se trouvait juste des planches qui la soutenait sans plafond. Réveillé quelques heures plus tôt par les ronflements à moteur diesel de mes frères, lesquels étaient joyeusement accompagnés des mélodieuses berceuses des moustiques qui dansaient ci et là, je n'avais plus retrouvé le sommeil dès lors. Perdu dans le flux de mes réflexions, j'appréhendais de nouveau la rentrée scolaire surtout dans notre situation qui n'avait bougé d'un doigt. Et dire que j'allais encore passé cette année dans la même classe que le fils du sous préfet de notre arrondissement qui lui, à chaque nouvelle rentrée avait droit à un renouvellement de sa garde robe, je crois bien qu'il y avait de quoi m'apitoyer sur mon sort. Chez nous le mouvement était tout autre. Pour espérer avoir une nouvelle paire de tennis ou une chemise, il fallait attendre le retour du père Noël. Hélas ! Il semblait bien de fois nous oublier lorsqu'il survolait au dessus de notre village. J'avais la haine de notre misérable vie. Dommage que mes parents et mes frères ne voyaient pas les choses sur le même angle que moi. Comme le peuple d'Israël dans le désert, ils ne se contentaient chaque jour que de la manne tombée du ciel. Quelle tristesse ! Papa, un simple vigile d'une société nouvellement mise en place arrivait déjà difficilement à nous nourrir avec ces résidus de cinquante mille francs qu'il appelait salaire et que dire de maman qui allait de maison à maison pour proposer ses services de blanchissage et ménage, ce qui d'ailleurs ne lui rapportait quelques rares fois un billet violet.. Il ne fallait donc pas s'étonner de voir notre standing de vie resté à son point fixe. Entre nos frais de scolarité, les différentes factures à gérer, le marché de la maison.. Mes parents trouvaient chaque fois quoi dire pour justifier leur irresponsabilité à nous offrir le luxe que nous rêvassons vivre.

Toujours campé sur ma même position que tout à l'heure, j'entendis les bruits de pas qui se rapprochaient de notre chambre. Nul besoin de le dire qui s'agissait de maman. Elle était la seule à avoir cette habitude de tirer les pieds au sol. Cette différence nous aidait bien de fois, surtout lorsque nous nous trouvions dans de postures suspectes. Elle s'amenait dans notre chambre pour nous prévenir que c'était l'heure de la prière. Pour ne pas qu'elle me trouve éveillé, je m'étais enfoui sous la couverture avant qu'elle ne pousse notre porte en bois qui elle seule, par son cri strident nous réveillait sans trop grand effort.

- La voix du Seigneur m'appelle, prend ta croix et viens sur moi.
Je réponds sauveur fidèle, me voici je suis à toi..

À l'écoute de cette chanson qui avait été défini par maman comme notre hymne matinal, nous nous levons de notre lit comme des zombies et allons la rejoindre à la salle de séjour où le décor de la prière était déjà mis en place. Arrivés et installés sur les chaises en plastique qui meublaient la pièce, maman désigna François comme l'aumônier du jour.. Ce fût un ouf de soulagement pour moi. En effet, pour tout dire, je n'adhérais à ce pure suivisme moutonier que par que faire.. Je n'avais pas de foi ou disons que je l'avais perdu. Pour moi tout ceci se révélait être qu'un cirque où nous étions des animaux dressés et manipulés par une force invisible. Mes parents croyaient à cet être invisible qu'ils n'avaient jamais vu pourtant le couvrait d'éloges, tout en nous forçant de nous y mettre. Du matin au soir, ils n'avaient que ce mot à la bouche, Dieu, Dieu,... C'était lui que nous mangeons. J'éprouvais de la pitié pour leurs âmes. Ils manquaient d'assouvir à nos besoins comme il se devait mais fallait les voir chaque dimanche débourser de grandes sommes pour la *gloire* de leur soit disant Dieu qui se plaisait et je dirais même qu'il se moquait de leur pauvreté. C'est alors que j'avais la tête bien ailleurs. De la lecture du psaume, au texte d'évangile élu pour le jour suivant le calendrier et passant par les chants d'adoration et louanges, mon esprit était bien loin de mon corps. Je n'attendais qu'une chose impatiemment , la fin de ce moment de prière. Finalement, c'est au bout d'une trentaine de minutes que François clôtura sa prière avec le récital du *Notre Père*. Sans le réciter en chœur avec les autres, j'attendais le précieux Amen pour me rendre immédiatement à la do**he le premier pour prendre mon bain. La routine ayant repris son cours, j'avais d'avance effectué mes tâches ménagères la veille afin d'éviter toute une bousculade au gracieux matin. Chez nous on aimait bien me traiter d'égoïste. Je n'aimais ni me mélanger aux autres, et encore moins les attendre. Mes frères le sachant si bien et fatigués de s'en plaindre, finirent par ne plus m'inclure dans leur programme. Ce matin encore, je n'allais pas aller à l'encontre de ma loi. Ma toilette aussitôt achevé, j'allais me vêtir de ma tenue qui autrefois avait connu des jours meilleurs, avant d'aller retrouver mon père à l'extérieur de la maison où il était posément assis sur un tabouret.

- Tu n'attends pas tes frères ? Me demanda t'il sur un ton neutre..

- Non, ils vont me faire arriver en re**rd.

- Hum je te rappelle que tu es le grand frère et c'est de.. Je ne le laissais pas terminer sa phrase que je le coupais net.
-
- Grand frère oui, mais pas leur tchinda. Le vieux c'est même comment avec toi ? Donne seulement mon argent.

Il me regarda perplexe sans mot dire.
Sortant de sa poche un billet délavé de cinq cents et me le tendit.

- yeuch même cette année ? Ah non papa tu exagères. Pendant que les parents de mes parents augmentent leur argent de poche à chaque rentrée toi tu restes toujours au même niveau, quelle honte !
- mon ami, regarde moi ta bouche comme la latte. Que les parents de tes amis, je suis eux ? Eux sont moi ? Si ça t'énerve trop tu peux aller te faire adopter hein.. Regarde moi le!Donne moi même mon argent, donne.. Tu pars encore ? Baloc ! Jusqu'à il ose ouvrir sa fosse sceptique pour me dire quelle honte ! Tu me connais nh ? Perds encore ta route avec moi, on ne va pas te dire.. Dis seulement niang, tu vas passé ton année à cultiver mon champ qui est en brousse. Tout ta part c'est seulement maugréer, comme si tu savais toi même travailler l'autre argent là. Et l'idiot ose me comparer aux voleurs d'Etat. Campagnard comme ça..

Ma petite réplique m'avait valu un lot d'injures qui ne s'était arrêté que lorsque j'avais disparu dans la nature.
Comment allais-je pouvoir me nourrir avec 500 pendant une semaine ? Sans compter le lycée qui ne se trouvait pas à la porte d'à côté. Pff ! Mon avion s'était sans doute trompé d'aéroport à ma naissance. Sinon comment l'expliquer ?
Je marchais les nerfs tendus. Cette rentrée finalement n'en valait pas le coup.
Arrivé au lycée tout en sueur, je me dirigeais instantanément au préau pour le rassemblement qui s'acheva alors que j'étais encore en cours de route pour là. Sans me déplaire, cela m'avait plutôt réjouir le cœur de ne pas avoir à faire face à la tête de notre proviseur pour ce premier jour. Des commérages que j'entendais le long du couloir, il avait encore doublé. Qu'il s'engraissait bien sur l'argent de l'Etat !

Me dirigeant à présent dans ma salle de cours, toute la classe se tue lorsqu'elle me vit arriver. Puis un rire moqueur sorti de nul part, s'empara d'elle.

- Mon vieux chaque année la même chaussure ? Hahaha ! Werr fils de vigile ! Regarde moi et admire moi.. Tu vois mes nouvelles baskets ? Elles sont belles nh ? Si tu veux je peux t'emprunter mes anciennes hein...ah ne me remercie pas encore ! C'est normal, mon père monsieur le sous préfet nous a prit à être généreux.

Puis voilà ce que je disais tantôt..

Je ne veux pas rire seul eh🤣🤣🤣https://www.facebook.com/100077532920158/posts/423363513591409/?app=fbl
02/03/2024

Je ne veux pas rire seul eh🤣🤣🤣
https://www.facebook.com/100077532920158/posts/423363513591409/?app=fbl

Une parodie de ladouce Yonban

La multiplication du billet de 500 FCFA en 10000 FCFA

Scène: Une petite place animée, bordée de maisons aux toits de tuiles rouges. Un soleil radieux illumine le marché en plein air.

Personnages:

Jésus: Un jeune homme charismatique, vêtu d'un pantalon destroy et d'un t-shirt floqué " hein père ?", est un passionné du mbolé née à Maképé yong-yong
Pierre: Un pêcheur robuste et impulsif, disciple de Jésus, a abandonné ses épouses enceintes pour servir son maître.
Jean: Un jeune homme discret et attentif, disciple de Jésus, qui est addict au pari foot.
La foule: Une multitude de personnes aux visages joyeux et curieux.

Déroulement:

La faim se fait sentir

La foule s'agglutine autour de Jésus, l'écoutant avec ferveur.

Pierre: Maître, la faim tenaille nos ventres. Nous n'avons pas mangé depuis l'aube. Que pouvons-nous faire ?

Jésus: Ne vous inquiétez pas, Pierre. La providence saura pourvoir à nos besoins.

Un billet inattendu

Soudain, Jésus aperçoit un billet de 500 francs glissé dans la fente d'une vieille fontaine.

Jésus: Regardez, Pierre ! Un billet de 500 francs ! C'est un signe de Dieu.

Pierre: (stupéfait) Un seul billet pour tant de monde ? C'est impossible !

Le partage miraculeux

Jésus prend le billet et le montre à la foule.

Jésus: N'ayez crainte, mes amis. (avec un clin d'oeil) Ce billet suffira à nourrir tout le monde.

Jésus déchire le billet en petits morceaux, les distribue à ses disciples.

Jean: Maître, que faites-vous ? ( ahuri) C'est du gaspillage !

Jésus: Ayez confiance, Jean. ( En dansant le mbolé) La foi est capable de miracles.

Un festin pour tous

Les disciples, incrédules, distribuent les morceaux de billets à la foule.

Miracle ! Entre les mains des personnes, les fragments de papier se transforment en billet violet, où le portrait de Marie Ngombè se dessine, c'était des billets de 10000 fcfa

La joie et l'émerveillement illuminent les visages.

Leçon de partage et de foi

Jésus sourit, regardant la foule acclamer le miracle.

Jésus: ( riant ) Mes amis, ce miracle n'est pas une simple illusion. Il est un message de partage et de foi.

Pierre: Nous avons compris, Maître. ( Yeux écarquillés) La générosité et la confiance en Dieu sont les clés du bonheur.

Jean: ( hoche la tête en souriant ) Tu as raison, mon ami. C'est le début d'un monde nouveau, j'irais parier sur via premierbetzone, pour investir cet argent.

Jésus : mes amis, allons dans un bar le plus proche pour célébrer ce miracle.

Pierre : maître j'espère qu'ils ont des bouteilles de Manyan bien glacées.

Fin

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Aujourd'hui c'est le cœur joyeux que je vous écris. Pourquoi ? En réalité y a pas de raison y apparent.Nous sommes le 01...
01/03/2024

Aujourd'hui c'est le cœur joyeux que je vous écris. Pourquoi ? En réalité y a pas de raison y apparent.
Nous sommes le 01er mars, le premier jour d'un autre mois. Avant de le commencer, debarassons nous d'abord de nos bagages des mois précédents. Et si pour un moments à la place des plaintes on les remplaçaitent par des cantiques de reconnaissances ? Oui chantez et poussez des cris de joie à notre Dieu qui est le Tout Puissant et le souverain, sachez qu'il n'est pas sourd à vos supplications, encore muet pour ne pas intervenir. Il fait toutes bonnes choses à son temps. Et est ce que vous savez que je prie pour chacun de vous ? Oui, à chaque fois que je commence une nouvelle histoire je demande à Dieu non seulement l'inspiration mais.. Que l'histoire ne soit pas juste un moment de distraction mais que chaque lecteur en me lisant puisse voir Dieu intervenir en sa faveur. Qu'il guérisse vos âmes de vos peines, qu'il vous visite et qu'il vous comble
Mes Loulous soyez bénis, que la main de Dieu soit toujours sur vous et qu'il vous bénisse au delà de vos attentes. Et toi, quelle est ta prière ?


Lorsque je vis la nuit tombée, je demandais à prendre la route. Avant mon départ, je remettais à chacun de mes frères ai...
29/02/2024

Lorsque je vis la nuit tombée, je demandais à prendre la route. Avant mon départ, je remettais à chacun de mes frères ainsi qu'à mon père une somme considérable qui leur suffirait pour subvenir à leurs besoins. Je leur promettais de revenir les chercher pour la ville. Des consignes avaient été laissé. Dès la semaine prochaine, j'enverrai des ingénieurs et des architectes pour voir dans quelle mesure ils pourraient rebâtir cette vielle case qui avait abrité mon enfance et mon adolescence. Papa me donna sa bénédiction. Il ne cessait de dire entre deux ou trois phrases à quel point il était très fier de moi. Mes frères étaient heureux. La vie les souriait enfin. Parti en ville deux ans plus tôt, je m'étais juré que je ne reviendrai par ici que lorsque j'aurai percé. Nous étions déjà à l'extérieur lorsque j'aperçus m'a mère de nouveau. Depuis mon arrivée elle ne m'avait adressé aucune parole. Tout le temps que j'avais passé ici, elle était restée dans son coin. Elle me regardait de haut et ne manquait pas d'occasion pour secouer sa tête. Lorsque je me rapprochais d'elle pour lui remettre un peu de sous, elle avait refusé. Je pouvais lire dans son regard de la pitié et de la peine.

- Remettez mon fils, ce n'est pas lui, remettez mon enfant, vous l'avez trompé. Disait elle.

Mon père la gronda de se taire. Elle le regardait avec beaucoup de désolation.
Encore quelques échanges, je me dirigeais à présent vers mon véhicule garé dans une extrémité de la grande cour de mes parents. Au moment où je m'apprêtais à y prendre place, j'entendis encore ma mère dire:

- Tes yeux te conduiront à ta perte et je te pleure.

Que savait-elle ?
Je fis mine de n'avoir rien suivi.
J'entrais dans ma voiture.

Démarrant mon moteur, je lançais une main à mon père et mes frères qui disaient attendre impatiemment ma nouvelle venue.. Seulement, ils étaient très loin, très loin d'imaginer ce qui arriverait..

, notre nouvelle série littéraire qui débarque très bientôt sur les antennes de ..

Le volume est bon ? 😁
Rdv la semaine prochaine oh

28/02/2024

Je veux bien commencer la nouvelle chronique hein mais personne ne m'a encore écrit pour savoir comment se passe le vote😑

  Ma véritable histoire de père célibataire ne s'arrête pas là.. d'ailleurs elle est loin d'être terminée. Je crois qu'e...
26/02/2024





Ma véritable histoire de père célibataire ne s'arrête pas là.. d'ailleurs elle est loin d'être terminée. Je crois qu'elle restera comme un mémorial.

Ah quand j'y pense! Au chemin parcouru...

- Je n'ai pas préparé de discours..vous savez tous à quel point je me suis toujours battu pour la cause des enfants abandonnés. Mon rêve déjà petite était de leur donner du sourire. J'aurai sans doute aimé être chirurgienne, femme d'affaires, enseignante ou je ne sais quoi d'autres..mais le destin non que dis-je ! Mon histoire m'a conduite jusqu'ici et j'aimerai si vous le permettez bien, de vous raconter ma petite histoire. Papa( regardant à ma direction) je t'en prie viens me rejoindre à l'estrade.

À la minute, tous les regards sont braqués sur moi. Je n'aimais pas me faire voir, elle le savait mais dure de tête comme son père, elle l'avait fait, elle m'avait poussé à mettre ma discrétion de côté.

- Princesse ! Soufflai-je dans son oreille.

En réponse, elle me sourit

- Moi c'est Ndjomo Ange Princesse, fille de Ndjomo Éric et Eryca Eyenga. Contrairement à ce que pense bon nombre, je n'ai pas grandi dans un foyer normal, à souligner que j'entends par là que je n'ai pas été encadré par mes deux parents. Ma mère ou de préférence ma génitrice m'a abandonné alors que j'avais à peine cinq mois. Elle disait ne pas être prête à devenir femme au foyer. Elle est partie et cet homme que vous voyez là, malgré la douleur causée par cette prise de décision à la hâte , a pris la relève et s'est dit, moi je ne l'abandonnerai pas. Ce n'était qu'un étudiant, mis à la porte par ses parents qui le trouvait suffisamment mature et responsable..il n'avait rien, il ne savait rien faire. Fils de bourgeois, il apprit très vite à se battre comme un bozayeur. Même lorsque tout semblait impossible, il se battait pour que jamais je ne manque du strict nécessaire. Nous n'avions rien mais au moins nous étions heureux. Il a eu des nuits d'insomnies parce que souciant de mon devenir. Mais Dieu merci, il n'était plus seul, mes tantes Samyra et Léa et ma maman de cœur, Gilles. Je ne peux pas tout vous dire, je ne peux pas entrer dans les détails. Se retournant vers moi elle me dit ...
Tu n'es certes pas celui qui a donné de son sperme pour ma fécondation, mais sache que je te reconnais comme mon seul et unique père. Les années sont passées et même si au début je l'ai très mal prise, je peux dire aujourd'hui avec un peu de recul, que j'ai pu surmonter cette triste épreuve. Tu m'as appris à aimer, à partager, et surtout à pardonner, ce que d'ailleurs je m.efforce toujours à mettre en pratique même si cela est difficile. Devant cette foule venue m'acclamer, j'ai décidé de te rendre cet hommage.. car à ta mort je ne pourrai le faire. Il me manque des mots pour te dire ce que tu sais déjà, mais aujourd'hui papa je voulais te dire MERCI.. merci de ne m'avoir pas abandonné, merci de m'avoir aimé, merci de m.avoir éduqué.. merci d'avoir fait de moi la FEMME que je suis aujourd'hui. JE T'AIME.

Elle vint se jeter dans mes bras..

Si des années plus tôt je m'étais interdit de pleurer, aujourd'hui j'avais brisé le serment. Comment décrire ce sentiment de fierté qui germait au fond de mon être ? Je pleurai..

La tâche avait été immense mais j'ai réussi à arriver et ce, grâce au Dieu Tout-puissant.

__________________

Après mon installation sur la terre des Éléphants, j'avais eu beaucoup de peine à m'adapter. Entre le boulot et mon métier de père, pff c'était vraiment difficile. Un moment j'avais pensé tout abandonner, mais grâce à l'intervention de Gilles à chaque fois, j'avais pu y arriver.

Comme promis, elle venait de temps à autres nous rendre visite. Tellement aimions nous nous balader ensemble, que bon nombre avait fini par croire que nous étions un couple...et pourtant...

Quelques mois suivant mon installation, j'avais reçu un appel de ma cadette qui m'avait appelé en urgence. Ma mère disait-il, demandait après moi et ce, après six ans..
Atteinte d'une maladie incurable, elle voulait passer ses derniers moments entourée de ses enfants ainsi que de sa première petite fille. Elle s'était énormément en voulu de ne m'avoir pas assisté et tout ...mais bon ! Le passé était derrière nous..

De nombreuses années s'étaient écoulées et Princesse avait pris de l'âge et était déjà en mesure de comprendre certaines choses. C'est donc ainsi qu'un soir m'ayant entendu au téléphone avec sa mère qui après plusieurs tentatives échouées de renouer le contact avec nous, avait fini par avoir mon numéro portable. Elle menaçait de me porter plainte. Que je n'avais aucun droit sur ma fille car n'étant pas le véritable géniteur..
Ce soir, je faillis perdre ma fille. J'avais voulu mentir mais elle avait tellement insisté que j'avais fini par tout lui avouer. Durant des mois elle était entrée dans une sorte de dépression qui ne disait pas de nom..et comme toujours, elle était intervenue. Elle m'avait sauvé la mise.

Parlant d'elle, notre relation elle aussi avait pris d'un coup. Nous nous étions rapprochés sans rien de plus. Il est vrai que les sentiments s'y étaient mêlés mais question engagement, nous deux étions d'accord que nous ne voulons pas. Ensemble nous avions eu un fils, mon héritier... hahahaha !
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Cherchant sa voie, elle avait fini par la trouver. Toujours sensible aux causes sociales, elle s'était vouée à l'amélioration des conditions de vie des enfants abandonnés, les enfants de la rue. Aujourd'hui recevant une décoration honorifique et décrochant le titre d'ambassadrice aux Nations unies ..elle récoltait simplement le fruit de son dur labeur..
Et je peux être fier de moi. Fier et heureux. Voir ma fille devenir une grande dame, était ma plus grande réussite. J'en étais très honoré.

Gilles s'était installée avec moi avec notre fils. Nous avons de bons rapports. À chaque fois que Princesse venait nous rendre visite, elle ne cessait de remettre ce même sujet sur la table. Elle n'était d'ailleurs pas la seule.. Mes sœurs elles aussi avaient commencé à s'en mêler.. Nous nous aimons et nous vivons ensemble, qu'est ce qui manquait encore ? Qu'est ce qui nous empêchait de sauter le pas ? On n'arrivait pas à vraiment leur répondre. Mais même si je m'étais jure que j'allais terminé mes vieux jours seul, la donne avait changé depuis qu'elle était rentrée dans ma vie. Sans même l'intervention de la fille et de mes sœurs j'y pensais déjà. Par reconnaissance ou par amour ? Dans les deux cas, elle le méritait.

C'est en pensant ainsi que j'avais décidé de la surprendre. Avec l'aide de ma fille et son frère, j'avais préparé un coup. Alors que ce matin elle s'apprêtait à aller faire un tour en ville, elle rencontra un souci avec son véhicule et envoya mon fils m'appeler.

- Maman demande à te voir

Je souris et je descendis la rejoindre. Arrivé au parking, elle m'expliqua le problème. Faisant mine de guetter quelque chose dans le moteur, je commençais à tousser. Elle se rapprocha de moi et là, sans attendre, je lui fis ma demande.

- Pardonne moi si je ne te fais pas de long discours, les paroles tu les connais déjà.. C'est vrai on s'était dit qu'il fallait mieux qu'on vive ainsi mais.. J'ai réfléchi et j'ai décidé de sauter le pas. Non ! Ne te dis pas que je le fais par reconnaissance, je le fais par amour. Oui je t'aime et je veux terminer mes vieux jours avec toi. Gilles Fotso, veux-tu bien être ma compagne, celle avec qui je rirai et je pleurerai pendant mes vieux jours ?

Elle ne s'était pas cachée, elle dit oui sans hésiter. Les membres de la famille sortirent de leur cachette avec un champagne. Elle pleura d'émotions.
________

De personnes discrètes nous étions, nous célébrons notre mariage de manière simple quelques semaines plus t**d.

Aujourd'hui assis sur ma véranda, je repense au chemin parcouru. Face à ma machine, c'est Princesse qui me met au travail. Elle m'a demandé d'écrire mon histoire afin que les autres pères célibataires la lisent et puissent être nourrir d'espoir.

Père célibataire,

Elle n'est pas finie, elle s'écrit encore.

À tous les pères célibataires


: hello ma team comme je vous l'avais annoncé précédemment, votre histoire que vous avez beaucoup apprécié fait objet d'un concours qui vise à promouvoir les chroniqueurs littéraires et je suis heureuse de vous informer que je fais partie des concurrents. Alors le principe du vote est simple, il suffit d'avoir l'application Apel Reader(vous pouvez m'écrire sur Whatsapp) pour que je vous la partage. Ensuite vous vous baladez à l'accueil et vous verrez mon histoire, telle que sur la photo et appuyez sur explorer. Le vote c'est juste 100frs et vous avez la possibilité de voter plusieurs fois.. S'il vous plaît je compte sur vous. Si je gagne c'est aussi vous qui avez gagné.. Que votre semaine soit abondamment bénie. Merci 🙏🏾❤️

Bonjour la team j'espère que vous allez bien. Comme annoncé précédemment, je fais objet d'un concours qui vise à promouv...
25/02/2024

Bonjour la team j'espère que vous allez bien. Comme annoncé précédemment, je fais objet d'un concours qui vise à promouvoir les chroniqueurs littéraires. Le principe du vote est simple, il suffit juste de télécharger l'application *apeleditions.com* sur Google pas playstore❌, de rechercher mon nom Blog de Lulu et de voter, c'est juste 100frs. S'il vous plaît je compte sur vous et max de partages à vos proches. Merci beaucoup, que le Seigneur vous le rende 🙏🏾

APEL Editions Originaire de la région du Centre dans la localité de la lékié, plus précisément du village Nkol'ewodo, Serge Thierry AYISSI, connu sous le nom de plume « SERTHY » est un enseignant, peintre et critique littéraire. Il a été directeur des techniques d’écriture à la maison...

    Après maintes réflexions, je m'étais finalement résolu à valider cette proposition. Gilles avait vu claire. Mon sala...
23/02/2024







Après maintes réflexions, je m'étais finalement résolu à valider cette proposition. Gilles avait vu claire. Mon salaire de base en plus des primes sans compter les nombreux avantages pourraient m'aider à penser mon devenir. Je n'allais quand même pas passer toute ma vie à être sous les ailes de cet homme qui en plus d'être mon employeur était aussi comme un père pour moi. J'avais des projets d'avenir. Je pensais bâtir mon empire, lequel hériterait ma fille.
Ah! S'agissant d'elle, je réfléchissais par quel moyen j'allais lui annoncer la nouvelle. Comment allait-elle prendre? Serait-elle joyeuse ? Pff! La connaissant, ça devrait vraiment être compliquée... C'était une têtue, un peu comme son père.

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Assis à la belle étoile, les yeux contemplant les cieux tout sombre, je pensais à ces dernières années...

- Papa!
Elle était venue me rejoindre.

- Princesse ça va ?

- Non!

- Non? Et pourquoi non?

- Parce que tu ne vas pas aussi bien..

- Hahahaha mais d'où sors-tu ça ? Je vais bien ça ne se voit pas?

- Humm tu me caches alors quelque chose..je mens ?

Creusant dans son regard, je me demandais comment une petite fille de seulement six ans pouvait avoir une intelligence si avancée ? J'étais à chaque fois émerveillé.

- Ah bon? Tu trouves que je te cache quelque chose?

- Oui..

- Bon comme tu as su que je te cache quelque chose, perce alors le mystère.

- Papaaa!

Hahaha ! S'il y avait bien une chose qu'elle détestait, c'était les devinettes. La mettant ainsi au défi, je savais qu'elle allait bien finir par craquer.

- Euh.. c'est vrai ! Il y a bien quelque chose que je voudrais te dire mais je ne sais comment m'y prendre.

- ...

- Nous allons déménager pour Abidjan, à Côte d'Ivoire. C'est super nh ?

- ...

Elle ne dit toujours rien..

- Princesse ?

- Désolée, mais je ne viendrai pas avec toi.

- Vraiment ? Et pourquoi te refuses tu à aller découvrir d'autres horizons avec moi? Ça ne te tente pas de changer d'air? De te faire de nouvelles amies ?

- Papa j'ai dis, je ne viens pas avec toi! N'essaie pas de me prendre par les sentiments.

- Massa la petite fille de six ans ci a les mots hein..je disais cela pour détendre l'atmosphère.. pour lui arracher un sourire mais non, mademoiselle était campée sur sa décision.

C'était un peu pourquoi j'avais mis long avant de donner ma réponse au boss. Le compte à rebours déjà lancé, y avait plus possibilité à faire machine arrière..

- Chérie c'est pour le travail. Tu ne veux donc plus que je ramène l'argent à la maison ?

Elle fit non de la tête.

- Voilà ! Je n'y vais pas parce que ça m'enchante d'y aller mais tout simplement parce qu'il faille que je prépare ton avenir. Tu me comprends?

Elle fit oui de la tête.

- Alors s'il te plaît arrête de faire la tête..

- Je pars à condition que maman Gilles vienne avec nous.

Cette réaction non loin de me surprendre, était déjà prévisible. C'était justement de cette réaction que j'avais en parlé à Gilles.

Comment devrais-je donc m'y prendre? Mademoiselle avait déjà dit son dernier mot, et il était irrévocable.



C'était bidon de penser qu'elle allait lui remplacer. Elle n'était pas lui, voilà qu'était la triste réalité. Tout cet amour que jadis j'avais porté et que malgré les nombreuses années écoulées je continuais de porter, je l'avais retransféré à elle.
Mais même jusque là, je n'arrivais à le sortir de ma tête, de mon cœur..

Que j'aurai aimé partager mes moments de fous rires avec Princesse avec lui !

Il m'avait été demandé de l'oublier, mais comment?
Comment pouvais-je oublier le fruit de mes entrailles ? C'était pour moi une équation à trois inconnues difficile à résoudre.
Il m'avait été demandé de faire son deuil, mais comment y parvenir, si déjà je me refusais à accepter sa disparition !

Alors fermée dans cette chambre toute décorée en bleu et au milieu duquel se trouvait un berceau, je serrais fortement contre moi la serviette, laquelle on l'avait essuyé à la maternité au jour de sa naissance.

Je pleurais à en perdre le souffle..

- Seigneur pourquoi l'avoir pris à ma place ? C'est moi qui méritait de mourir pas lui.. sniff..sniff!

Loin de tout, voici ce à quoi je ressemblais véritablement. Oui! Au fond je n'étais pas cette femme à la carrure forte; Je n'étais pas celle qu'on avait baptisé l'; Je n'étais pas insensible... Le personnage que je montrais, n'était pas ma véritable personne.

Mon monde, tout un mystère..il en fallait beaucoup pour le percer.

******

- Euh.. bonjour j'espère que je ne te réveille pas .

- Non non t'inquiètes.. je me suis levée ça fait un bon bout déjà.

- D'accord. S'il te plaît, j'ai besoin de ton aide.

- Laquelle ?

- Princesse.

Sans qu'il ne termine ses propos, j'avais tout de suite deviné.

- J'arrive.

*****

Arrivé chez lui en moins d'une demi-heure, c'est la princesse en question qui était venu m'ouvrir le portail.

- Maman Gilles! Cria-t-elle en se jetant dans mes bras.

Au finish, cette petite était un peu comme moi. Tandis que je la voyais comme l'enfant que j'avais perdu, elle, elle me voyait comme la maman qui l'avait abandonné à son plus jeune âge.
À deux, nous avions bâti cette relation qui n'était pas des plus moindres. Il y avait comme cette connexion là, qui passait entre nous. C'est fou comme je l'aimais !

- Alors! Dis moi...

- J'ai dis à papa que je le suivrai si et seulement si tu viens avec nous.

- Eh petite madame, qui t'a appris à donner les conditions aux grands. Vilaine, tu n'es plus mon amie.

Tournant ma tête de l'autre côté, je faisais mine d'être remontée contre elle.

- Tata Gilles? Ma'a! Maman !

Disait-elle en me secouant.

J'ignorais pourquoi, mais à chaque fois que je l'entendais m'appeler maman, j'avais toujours comme un bond dans mon cœur.. c'était une sensation nouvelle... Peut être aussi parce que j'aurai vivre cette scène avec lui.

- Ne me parles plus, tu n'es plus mon amie.

- Ma'a tu es fâchée?

- ...

- Ça va, je vais partir avec papa.

Je souriais à nouveau.

- voilà maintenant tu ris, ça veut dire que tu n'es plus fâchée.

- Oui Princesse, je ne suis plus fâchée parce que tu as pris une très sage décision.

- Donc tu ne viendras pas avec nous?

Comment lui faire comprendre ? Bien que comprenant son inquiétude, fallait qu'on lui explique les choses à son niveau. À notre différence, les enfants ont toute une autre manière d'appréhender le réel. Ce que nous considérons comme banal, eux ils accorderont du détail...
Et dans son cas précis, elle analysait les choses de manière à ce qu'elle croit que je sois sa mère, la femme de son père. C'est complexe NH? Mais bon bref..j'y reviendrai sur ce sujet plus t**d.

- Je n'ai pas dit que je ne vous suivrai pas... bon ! On fera une chose. Toi tu iras d'abord avec papa, ensuite je viendrai plus t**d.

- promis?

- Promis juré !

- Viens alors me faire bisou..

Je réussis par là à lui faire changer d'avis. Restait maintenant à tenir ma promesse..

*******
- Maman demande à te voir de suite.

- ...


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