17/09/2017
Le Franc CFA:
Coloniser nous fûmes, cela dit notre histoire part bel et bien de plus loin que ça !
Aujourd’hui, on nous dit rejetons d’esclaves, marqué d’un fer à cheval psychologique, on se laisse guider par le système dit de la mondialisation. Un Ogre déguisé en princesse, expression criante de la suprématie d’une civilisation au détriment de 1000 autres. La White Supremacy !!
Mais qu’est-ce qu’un système ?
C’est un ensemble organisé de principes coordonnés de façon à former une totalité signifiante allant dans les intérêts de leur commanditaire.
En effet, tout commanditaire avant la formation d’un système, définit ses aboutissants en fonction des intérêts visés. De ce fait, toute société doit être caractérisée par un système en accord avec ses besoins réels.
Dès que les puissances étrangères coalisées ont débuté leur impérialisme esclavagiste, l’Afrique dans toute sa globalité à vue son système s’effondrer. Dès lors, privé de toute liberté de choix et d’actions, nous évoluons de gré ou de force dans un système imposé par l’autre.
Nous vivons depuis plus de 500 ans dans ce système. Concrètement, au-delà de nos préjugés :
Ce système s’opère-t-il dans le cadre de nos intérêts ?
Il est indéniable de penser qu’au-delà de toute réflexion et discussion à avoir sur ce sujet que sa réponse est plus qu’évidente. Auquel cas, il adviendrait que notre vision de notre propre situation est enjolivée par notre ignorance accru par l’aliénation culturelle.
Comment pouvons-nous penser un tant soit peu que des individus qui ont bâti leur progrès économique sur l’exploitation de l’homme par l’homme, déniant même la moralité humaine, auraient subitement prévu dans ce système une issue qui nous serait favorable !?
Entraîné dans le tourbillon infernal du capitalisme où la conquête du matériel pour le matériel est basé sur la ruine du plus faible au profit du plus fort, où le pauvre travail pour s’appauvrir et le riche pour accroître sa puissance, nous avons choisi de faire pencher la balance cette fois du côté de l’Afrique libre en redéfinissant les règles du jeu afin que nos relations avec l’extérieur ne se fasse pas dans le cadre de la prédation mais plutôt en un système ou chaque entité considéré comme partenaires arrivent à tirer son épingle du jeu .
C’est donc dire qu’à l’instant même où nous parlons, c’est sans ressentiment aucun, sans esprit de vengeance et qu’aucune animosité nous dominerai l’esprit dans le cadre de cette thématique, et que notre seul but est de porter à la connaissance du public africain, un certain nombre d’éléments qui devraient contribuer à son éveil de conscience et à celui des afro descendants sur toute la surface du globe.
Mais quels sont les outils du système ?
Nous savons tous que l’Afrique est ce plat de choix que ses puissances coalisées ce sont partagé et continue de consommer inlassablement jusqu’aujourd’hui. Pour garantir un profit durable, voir sans limite, chaque puissance a usé d’outils adéquats pour satisfaire ses besoins à long terme.
Parmi ses puissances, nous avons la France qui dans son carquois, dispose de plusieurs flèches destinées à assujettir nos régimes aux nombres desquelles l’outil monétaire (le Franc CFA).
Comme le savent nécessairement tous ceux qui s’intéressent au sujet, le Franc CFA est utilisé depuis plus de 70 ans par les pays membres de l’UEMOA et de la CEMAC. Au sortie de la 2ème guerre mondiale, son avènement a été justifié par le besoin ressentis de la France, de restaurer son intégrité monétaire dans ses territoires d’outre-mer, nous dirons pour notre part ‘’de ses colonies’’. Son fonctionnement est simple, dans tous les pays membres circuleront désormais des billets de nom et des graphismes différents mais de valeur respective fixe — la parité. Elle garde une valeur fixe par rapport à la monnaie française (du Franc Français à l’Euro). A cette époque, cette stratégie est pour elle la plus adéquate à mener dans cette situation car elle en a fait les frais lors de l’occupation N***s.
C’est donc un outil de domination économique élaboré de telles sortes que les rentes générées par les flux d’entrée et de sortie soit contrôlés, drainées et débités dans les caisses de l’état français.
Comment cela fonctionne ?
Le franc CFA jouissait de la « libre convertibilité » rendant l'échange constamment possible à ce cours entre toutes les monnaies.
Cette « libre convertibilité » devient une arme à double tranchant, car imprimer du franc CFA équivaut à créer du franc français. La Banque de France aura donc pour tâche de surveiller au plus près les politiques monétaires des trois banques centrales africaines et comorienne. Cette prééminence passe par l'engagement de la Banque de France de fournir en cas de besoin des devises aux trois banques centrales si celles-ci épuisent leurs réserves — en fait elle s'engage à combler les trous. Pour mieux exercer son contrôle, la Banque de France fait centraliser les réserves de change auprès du Trésor français qui détient donc un « compte d'opération » au nom de chacune des banques centrales. Ces comptes pouvant être débiteurs ou créditeurs, ils génèrent des mouvements d'intérêts. La monnaie n’est pas frappé en Afrique mais en France et nous couterai 35 milliards d’euro
La valeur du franc CFA dépendit longtemps des impératifs des relations économiques et financières entre la France et l'Allemagne plutôt que de la réalité et des besoins des pays membres de la zone Franc. Quand le franc français était dévalué, toutes les autres grandes monnaies devenaient plus chères, leurs produits plus onéreux et leurs dettes en dollars toujours plus lourdes. En revanche, les exportations des pays de la zone franc devenaient plus compétitives, mais comme ces exportations ne concernaient en général que des produits agricoles de base (banane, café, coton, bois...) dont la demande n'est pas élastique, l'avantage s'avérait relativement faible, excepté pour la France qui voyait ses produits industriels acquérir un avantage concurrentiel dans la zone franc, d'où la notion de chasse gardée.
C’est donc une monnaie déconnecté des réalités de ceux qui l’utilisent ce qui signifie que nous sommes encore esclave de ce vestige colonial. On nous scande à chaque journal de 20H que nous sommes en pleine croissance et un vecteur de la croissance mondial mais 13 pays africain sur 15 sont classés pays pauvre et très très endetté par le FMI.
En septembre 1993, la « libre convertibilité » est abolie.
D’où notre dépendance monétaire et politique
Aucune décision de la CEMAC, de l'UEMOA et de leurs banques centrales ne peuvent être prise sans l'accord de la Banque de France.
La convertibilité :
Le franc CFA confère aux pays qui l'ont adopté, grâce à son lien fort avec l'euro, une crédibilité internationale que n'ont pas de nombreux autres pays. En revanche, l'euro s'avérant une devise extrêmement forte, les pays de la zone franc CFA souffrent de leur monnaie trop surévaluée.
En ce qui concerne la zone UEMOA, celle-ci doit contracter des crédits auprès de la BCEAO ( entre 2,5% et 3,5 % ) pour les prêter à ses états membres à un taux d'intérêt proche des 7 %.
La mise en commun des réserves
Les pays de la zone franc doivent obligatoirement déposer 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor public français. En 2014, la BEAC et la BCEAO disposaient d'un dépôt, respectivement, de 3706 et de 5605 milliards de francs CFA (environ 14,3 milliards d’euros) auprès du Trésor public12.
Les planches à billets étant sous contrôle de la Banque de France, aucun pays n'est en mesure de créer de la monnaie selon ses besoins, ce qui peut ralentir l'économie ou au contraire favoriser une inflation relativement basse.
Les dépenses publiques
La maîtrise de la création monétaire a comme corollaire l'obligation de maîtriser la dépense publique. Le Trésor français consent des avances mais, en aucun cas, elles ne peuvent dépasser 20 % des recettes budgétaires, pays par pays. Tout dérapage se traduit immédiatement par des fins de mois difficiles pour la trésorerie du pays en cause — les retards dans le paiement des factures de l'État et dans le versement des salaires des fonctionnaires constituent ainsi un indicateur de solvabilité des pays de la zone franc.
Cependant, lorsqu'ils sont privés de trésorerie, ces pays ont dans une certaine mesure la possibilité de s'endetter à l'extérieur de la zone franc, auprès de bailleurs de fonds (comme l'Agence française de développement) qui jamais n'auraient consenti de crédits s'ils n'avaient pas eu la garantie que la gestion de leurs finances publiques n'était pas aussi rigoureuse.
Dans la zone franc, le ratio crédit à l'économie sur PIB est de 23 %, alors qu'il est de 100 % dans la zone euro, ce qui provoque une concurrence déloyale entre les pays membres des deux zones12.
Fonctionnement des unions monétaires du Franc CFA
Nous n’échangeons pas entre nous, quand vous prenez la part des échanges intra-communautaires, elle ne dépasse pas 15%. Pourtant au sein de la zone Euro elle dépasse 60%. A quoi nous sert donc d’avoir la même monnaie si nous n’échangeons même pas entre nous. Car l’intérêt d’avoir une monnaie commune c’est d’éviter les risques de changes et les coûts de transactions. Et pire encore, la France qui maintient cette étaux sur nous, n’échange pas en priorité avec les pays de la zone franc en Afrique. Elle échange particulièrement avec l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Angola.
Bien que les devises XOF et les XAF soient désignées communément par le même nom de franc CFA et aient (actuellement) la même valeur, elles ne sont ni interchangeables ni convertibles entre elles. Il ne s'agit donc pas d'une zone monétaire commune mais de deux zones juxtaposées. C’est donc plus difficile pour le Cameroun d’avoir des relations économiques avec la cote d’ivoire qu’avec la France qui se trouve elle a des milliers de kilomètre
le lien entre les cours du franc CFA et l'euro ne permet pas aux pays africains de faire varier le cours de leur monnaie en fonction des aspects économiques censés l'influer. Ils subissent donc les aléas économiques de l'Europe et de sa monnaie sans pouvoir intervenir
Avec un euro fort, ils sont handicapés pour exporter leurs produits vers d'autres destinations que l'Europe mais peuvent importer à moindre coût les biens d'équipement hors zone
Avec ce système monétaire produire nos nous-mêmes nos produit de consommation nous revient très chers alors on exporte tout ce que nous consommons :
La Parité:
Pour maintenir la parité fixe entre le CFA et l’Euro, il nous faut des réserves de change. On calcule ce qu’il faut comme réserve de change pour l’année avenir et c’est seulement sur cette base qu’on définit le montant de crédit destiné à l’économie de la zone UEMOA. Raison pour laquelle le crédit est contrôlé de peur qu’on n’achète des produits importés. L’importation s’opère avec des devises, or trop d’importation ne garantit plus la parité fixe entre le CFA et l’Euro, d’où la dévaluation de la monnaie. Ce qui explique l’octroi difficile et limité du crédit par les banques en Afrique, il n’y va pas de l’intérêt du banquier, mais bien de ses commanditaires.
A titre d’illustration, le ratio crédit sur PIB s’élève à 23% dans la zone Franc, alors qu’en Afrique du Sud il est de 150% et dans la zone Euro il est de 100%. Les dés du soit disant développement africain par les politiques étrangères sont bel et bien déjà pipé.
• Création du franc CFA : 26 décembre 1945
1 F CFA = 1,70 Franc français
• Dévaluation du franc français : 17 octobre 1948
1 F CFA = 2,00 Franc français
• Instauration du nouveau franc français (FRF) : 27 décembre 1958
1 F CFA = 0,02 Franc français
• Dévaluation de 50 % du franc CFA : 11 janvier 1994
1 F CFA = 0,01 Franc français
• Arrimage du franc CFA à l'euro : 1er janvier 1999
1 € = 655,957 F CFA
L’enjeu, ici, est de réinvestir la question de la souveraineté. Chaque peuple a le droit de s’auto déterminer nous sommes ici dans un cadre légale Est-il normal qu’à l’heure actuelle développement ou de non développement les États de la zone franc déposent la moitié de leurs réserves de change dans un compte d’opération logé auprès du Trésor français, alors que ces États ont accordé aux deux principales banques centrales de la zone, la BCEAO et la BEAC leur indépendance de jure et de facto ? De même, on peut légitimement se poser la question de l’intérêt, pour ces banques centrales, de faire fabriquer leurs billets exclusivement en France, au bénéfice de l’industrie monétique hexagonale et en se privant de la maîtrise du processus de fabrication de leur propre monnaie.
Présenté comme monnaie de stabilité de libre convertibilité, bénéfique et nécessaire pour les pays de l’espace monétaire, le Franc CFA depuis plus de 70 ans n’a pas répondu à nos attentes et nos espérances
Vu sur cet angle les fait sont claire le franc CFA est carrément nuisible pour nos économies mais la propagande impérialiste présente avec l’appui de leur puissants medias la sortie du CFA comme si nous allons tout droit pénétrer dans l’anti chambre du diable. C’est donc dire que les élites africaines de la zone CFA en particulier les économistes n’ont pas les rudiments intellectuels nécessaires pour garantir une économie stable, c’est la décrédibilisassions.
On pourrait déblatérer des heures a vous expliquer tous les rouages de ce système monétaire mais si il fallait retenir une maxime et en faire notre credo, retenons que « la reconquête des instruments de souveraineté économique notamment le budget et la monnaie c’est la condition sine qua non du développement partagée de nos nation ».