29/06/2026
Méfions-nous des récits qui opposent systématiquement les communautés.
Les campagnes de désinformation reposent souvent sur un mécanisme bien connu : désigner un groupe comme responsable de tous les problèmes. Qu'il s'agisse d'une communauté, d'une ethnie, d'une religion, d'une nationalité ou d'un groupe social, ces récits simplifient des réalités complexes et alimentent la méfiance.
Pourtant, les grands défis d'une société – sécurité, économie, emploi ou gouvernance – ont rarement une seule cause, et encore moins un seul responsable.
En Côte d'Ivoire comme ailleurs, l'histoire a montré que les messages qui généralisent et opposent les communautés peuvent rapidement nourrir les tensions et fragiliser la cohésion sociale. Les périodes de crise ou d'élections sont particulièrement propices à la circulation de ce type de contenus, qui cherchent davantage à susciter la colère qu'à informer.
Avant de partager une publication qui accuse un groupe dans son ensemble, prenons quelques instants pour nous demander :
✅ Qui est la source ?
✅ Les faits sont-ils vérifiables ?
✅ D'autres sources crédibles confirment-elles cette affirmation ?
✅ Ce message informe-t-il… ou cherche-t-il à diviser ?
La vigilance numérique est une responsabilité collective. En refusant les généralisations et en privilégiant les faits, nous contribuons à un débat public plus apaisé et à une société plus unie.
Les faits rapprochent. Les généralisations divisent. Choisissons les faits.