Imagerimes

Imagerimes Tableaux de Fabienne Barbier
Poèmes de Maryvon Riboulet IMAGERIMES
Imagerimes est la fusion des tableaux de Fabienne Barbier et des poèmes de Maryvon Riboulet.

Les tableaux sont exposés dans la Galerie Barbier-Riboulet
https://www.facebook.com/GalerieBarbierRiboulet

Chaque année apporte sa vague et le flux des mois qui déferlentEt le temps imprègne le sable et son reflux sale ma terre...
04/01/2024

Chaque année apporte sa vague et le flux des mois qui déferlent
Et le temps imprègne le sable et son reflux sale ma terre.
Alors mon coeur part en zigzag parmi les décisions qui perlent
Entre le plus indispensable et mes folies héréditaires.

Chaque année apporte son vent et le flux des informations
Et le temps en humecte l’air et son reflux mouille mon feu.
Alors mon cœur part au-devant de toutes les transformations
Que je pense alors nécessaires et que j’appelle de tous mes vœux.

Chaque année apporte son souffle et le flux des conversations
Et le temps les dilue dans l’eau et son reflux brûle et m’irise.
Alors mon cœur pleure et camoufle ses peines en tergiversations
Jusqu’à ce que tout parte à vau-l’eau dans un ultime lâcher prise.

Chaque année apporte son sel et le flux des bonnes surprises
Et le temps attise le feu et son reflux m’aère l’âme.
Alors tourne le carrousel de toutes mes pensées éprises
Des expériences que mon cœur veut vivre au présent, tout feu tout flamme.

ꛚ’é𖢧𖥕𖥣ꛚ𖠢 𖦧𖠢 𖢑è𖦪𖠢
04.01.2024
Tableau de Fabienne Barbier-Riboulet
Texte de Maryvon Riboulet
à Imagerimes

D’édelweiss je n’ai point trouvé mais juste une fleur de bonheur ;J’aurais voulu t’offrir pourtant la célèbre étoile d’a...
25/07/2023

D’édelweiss je n’ai point trouvé mais juste une fleur de bonheur ;
J’aurais voulu t’offrir pourtant la célèbre étoile d’argent
Mais un ange a dû approuver qu’il valait mieux te faire honneur
Avec la fleur rose écourtant tes charges en les partageant.

Avec la marguerite rose, plus de pensée ni de souci
Afin que le jour qui parait soit le meilleur jour de ta vie.
Motus sur les journées moroses ! La pâquerette radoucit
Le temps qui passe, le temps qu’il fait comme deux miroirs en vis-à-vis.

Effeuille-la si tu le veux et murmure-lui ton souhait
À chaque pétale arraché comme on soulage sa conscience.
Le lendemain, selon ton vœu, tu verras le ciel se vouer
À son devoir et s’attacher à entretenir ta patience.

𝐂𝐞𝐜𝐢 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐞́𝐝𝐞𝐥𝐰𝐞𝐢𝐬𝐬 !
25.07.2023

Tableau de Fabienne Barbier-Riboulet
Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

Je suis arrivé déjà ivre dans un cocktail existentielQui m’a fait boire au biberon le lait prétendu de ma mère.Je me sui...
17/06/2023

Je suis arrivé déjà ivre dans un cocktail existentiel
Qui m’a fait boire au biberon le lait prétendu de ma mère.
Je me suis abreuvé de livres et leurs langages exponentiels
Qui vous donnent un coup d’éperon par l’orthographe et la grammaire.

J’ai quitté les eaux de l’enfance pour les rivières de l’alcool ;
L’ivresse de l’adolescence m’a entraîné dans ses courants.
Jeune damoiseau sans défense, j’ai couru les filles qui racolent
Et m’ont livré la connaissance de tous les plaisirs concourants.

Puis la griserie du travail a succédé aux libations
D’une jeunesse destinée à ce que j’apprenne à semer.
Boire et déboires, vaille que vaille, ont marqué mes implications
Dans la famille coltinée au cours d’une vie consommée.

Aujourd’hui, mon sang a mûri et j’en distille l’expérience
Comme un bon vin millésimé qui vieillira en s’affinant.
Je louvoie entre pénurie, rationnement et luxuriance
Mais l’esprit toujours animé des rêves les plus fascinants.

Demain, sans doute au goutte-à-goutte, je sécréterai le meilleur,
Le suc essentiel de moi-même maturé d’arômes divins.
Toujours je resterai à l’écoute de l’ange-gardien conseilleur
Qui me conduit vers ceux qui m’aiment et savent apprécier mon vin.

L’apéro de ma vie
17.06.2023

Tableau de Fabienne Barbier-Riboulet
Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

PS : Le verre à pied est réellement tordu et ce n’est pas une grossière erreur de perspective ; je l’ai trouvé ainsi parmi des objets à donner dans ma rue.

Petit caïd a préféré une famille dissociée ;Le père ici, la mère ailleurs, les grands-parents plus ou moins là.Petit caï...
10/06/2023

Petit caïd a préféré une famille dissociée ;
Le père ici, la mère ailleurs, les grands-parents plus ou moins là.
Petit caïd n’a proféré que peu de mots associés ;
À sa manière, il est railleur et vit quelque part, au-delà.

Il ressent de son univers une image incompréhensible
Qu’il n’a pas envie d’intégrer, qui paraît froide comme un glaçon.
Alors comme un singe en hiver, frigorifié car trop sensible,
Il fuit ce monde dénigré pour un cocon à sa façon.

Il vit plutôt sa vie en rêve, en refait une autre version,
Il imagine ce qu’il souhaite à travers un monde parallèle.
Mais attention ! Si on lui crève sa bulle il entre en aversion
Envers le moindre trouble-fête par des logorrhées de voyelles.

Il a choisi sa propre route pour faire ses propres expériences.
Qu’importe après tout le flacon pourvu qu’il en sente l’ivresse !
S’il y a toujours parfois un doute ou une crainte de déviance,
Laissons-lui son parcours abscons qui va vers ce qui l’intéresse.

Petit caïd
10.06.2023

Tableau de Fabienne Barbier-Riboulet
Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

Toute l’eau passée sous les ponts a fécondé tant de rivièresQu’il naîtra en ce mois de mai tous les coquelicots de rêve....
01/05/2023

Toute l’eau passée sous les ponts a fécondé tant de rivières
Qu’il naîtra en ce mois de mai tous les coquelicots de rêve.
Coquelicot un peu fripon, coquelicot un peu sévère,
Coquelicot plutôt gourmet, coquelicot attrape-rêve.

Tandis que mai débute à peine juste avant le lever du jour,
La première fleur, toute jeunette, s’éveille dans l’air transparent.
Elle sort doucement de sa gaine ses pétales en faisant bonjour
Au soleil et à sa planète qui l’accueillent en tant que parents.

Elle s’épanouit à midi, reine des fleurettes des champs,
Attire tous les papillons qui lui butinent son nectar.
Et puis le soir, sans comédie, entre chien et loup, au couchant,
Elle retire son cotillon et s’endort… il est déjà t**d.

Jolie mademoiselle de mai
01.05.2023
Peinture de Fabienne Barbier-Riboulet et Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

Bonne année, bon anniversaire à ceux dont la naissance se fêteAux premiers jours que l’on découvre avec les yeux d’un cœ...
04/01/2023

Bonne année, bon anniversaire à ceux dont la naissance se fête
Aux premiers jours que l’on découvre avec les yeux d’un cœur d’enfant.
Ceux du premier, soyons sincères, nous ont tant fait tourner la tête
Que pour la vie entière s’ouvrent nos cœurs sur leurs airs triomphants.

Du deux au trois, on se repose, on pose ses résolutions
Pour modérer jusqu’au printemps de quoi se faire une raison.
Le quatre mérite une pause ; le temps d’une révolution
Pour apprécier chaque instant ; joie et bonheur dans la maison.

Du cinq au six, on se retrouve ensemble autour d’une galette
Pour célébrer l’épiphanie avec Maryvonne et Raymonde.
Et jusqu’au dix, tous, on éprouve la même joie pour nos starlettes :
Rebby, Sandrine et Stéphanie et toutes les reines du monde.

Après j’ai des trous de mémoire ; sur l’éphéméride j’écorne
Chaque quantième des naissance des dates les plus enviées.
Je marque d’une étoile noire le dernier jour des capricornes
Et d’une stellaire iridescence, l’aube des poissons de janvier.

Merci Janvier pour tes naissances !
04.01.2023
Peinture de Fabienne Barbier-Riboulet et Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

En effeuillant la marguerite,je parcours la route du tendreMontant les degrés de l’amouren évitant les « pas-du-tout ».J...
26/11/2022

En effeuillant la marguerite,
je parcours la route du tendre
Montant les degrés de l’amour
en évitant les « pas-du-tout ».
J’ai préféré rompre ce rite
– sachant trop bien à quoi m’attendre –
Pour rajouter un peu d’humour
et m’offrir un peu plus d’atout.

Avec la fleur de tournesol,
je tire les cartes du tarot,
Partant du « un » jusqu’au « vingt-deux »
autant de fois que de pétales.
Et, un peu comme une boussole
qui donnerait le bon numéro,
L’avenir loin d’être hasardeux
m’offre une destinée végétale.

Un, deux, trois, la route du thé ;
quatre, cinq, six, l’étape authentique ;
Sept, huit, neuf, une vie en rose ;
dix, onze, douze, sans souci clivant.
Au moment où j’ai débuté
cet effeuillage chaotique,
J’ai troqué un train-train morose
pour des voyages captivants.

Au treize, j’ai trouvé la chance ;
au quinze, j’ai goûté l’amour ;
Au vingt, j’ai poursuivi ma route
et fait trois fois le tour du monde.
Au vingt-et-un, je suis en France ;
au vingt-deux j’y reviens toujours
Car un jour mon cœur en déroute
connut l’âme-sœur vagabonde.

La route aux vingt-deux pétales
26.11.2022
Peinture de Fabienne Barbier-Riboulet et Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

Qu’as-tu que tu n’aies donc reçu de la vie qui t’a tout offertTout au long de l’itinéraire sur le fleuve de l’existenceQ...
09/06/2022

Qu’as-tu que tu n’aies donc reçu de la vie qui t’a tout offert
Tout au long de l’itinéraire sur le fleuve de l’existence
Qui t’a sentie, qui t’a perçue, dont en retour tu as souffert
Mais donc chaque acte téméraire t’a valu un prix d’excellence ?

Tu as pris la fille de l’air pour t’en aller sur les alpages
Et y fonder une famille pour les beaux yeux d’un helvétique.
Une petite fée stellaire vint développer l’équipage
Te faisant cadeau d’une fille comme assurance prophétique.

Après ses trois-cent-soixante-cinq petits tours autour du Soleil,
La fée stellaire est revenue avec sa corne d’abondance
Pour ensemencer en ton sein, sans doute dans un demi-sommeil,
Un garçon lui-même retenu pour assurer ta descendance.

Vingt ans après, le Grand Roman de Vie encore se renouvelle ;
Un ange blond vint s’introduire et n’a jamais démérité.
Après avoir été maman, tu es grand-mère, bonne nouvelle !
Laissons au petit-fils construire la suite pour la postérité.

Qu’as-tu que tu n’aies reçu ?
09.06.2022

Tableaux et Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

Elle naquit un premier mai pour le bonheur de sa familleQui lui donna comme prénom « Allégresse quand vient le jour ».Ap...
01/05/2022

Elle naquit un premier mai pour le bonheur de sa famille
Qui lui donna comme prénom « Allégresse quand vient le jour ».
Après un garçon désormais voici que venait une fille
Qui allait vivre, crénom de nom, sa destinée avec bravoure.

« Allégresse quand… » la formulette était trop longue à prononcer.
On l’appela « Marie la f***e » tant elle s’agitait pour des prunes.
Après ce fut « La pipelette » tellement il fallait renoncer
Tant à lui couper la parole que d’essayer d’en placer une.

Comme elle n’aimait pas trop l’école mais bien manger et cuisiner
Elle demanda à ses grands-mères tous les secrets des meilleurs chefs.
Avec marmites et casseroles dans un style indiscipliné
Elle fut d’abord intérimaire et puis, maître-queux derechef.

Cassoulet à la togolaise, ratatouille de Madagascar,
Elle inventa mille recettes qui ont aidé à son renom.
Du rôti à la charolaise au magret truffé de canard,
Son restaurant « Chez Mauricette » reste le meilleur de ses noms.

Chez Mauricette
01.05.2022

Tableau de Fabienne Barbier-Riboulet
Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

Quand l’année du cochon de feu débuta en quarante-sept,Les chevaux devinrent nerveux, les tânes et toutes les autres bêt...
26/04/2022

Quand l’année du cochon de feu débuta en quarante-sept,
Les chevaux devinrent nerveux, les tânes et toutes les autres bêtes.
D’un jeune poulain de Camargue, sa robe blanche et bien cambrée
Vira de couleur en poutargue, jaune orangé au brun ambré.

Sous les feux du soleil couchant, rayonnait le bel étalon
Par son pelage effarouchant et la vigueur de ses talons.
Les quatre jambes éclaboussant le corps ruisselant d’eau de mer
Et la crinière se trémoussant dans l’azur d’un bleu outremer.

Beaucoup de peintres ont essayé pourtant beaucoup ont échoué
À peindre la robe émerveillée aux vaguelettes ébrouée.
Les poètes ont dû inventer des coloris psychédéliques
Prenant le risque d’intenter un procès aux lois de l’optique.

Soixante-quinze années passées, seuls quelques anciens se souviennent
De la couleur outrepassée du cheval blanc quoi qu’il advienne.
Si un jour tu passes à Saint-Gilles, va sur le pont du Petit-Rhône ;
Tu verras sa statue d’argile à la teinte orangée qui prône.

Crin-Blanc psychédélique
26.04.2022

Tableau de Fabienne Barbier-Riboulet
Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

Mêlé d’ennui, de nostalgie, il regardait par la fenêtreComme s’il aspirait à entrer par la porte du Paradis.Il pratiquai...
25/04/2022

Mêlé d’ennui, de nostalgie, il regardait par la fenêtre
Comme s’il aspirait à entrer par la porte du Paradis.
Il pratiquait sa liturgie chaque fois qu’un rayon venait naître
Pour l’induire à se concentrer jusqu’à ce qu’il en soit affadi.

L’addiction de plus en plus forte en devenait obsessionnelle ;
Il en devint neurasthénique tant qu’il en perdit l’appétit.
Il guettait même derrière la porte une occasion exceptionnelle
Pour une sortie hygiénique de son univers trop petit.

Il joignait ses pattes en avant d’une prière silencieuse
Comme s’il avait lâché prise et demandait l’aide divine.
Il avait bu auparavant une liberté insoucieuse
Et espérait une surprise issue de déesse féline.

Le Dieu-Chat miséricordieux envoie deux anges en mission
Pour s’entretenir avec lui et avec ses deux maîtres qui l’aiment.
Il aurait été fastidieux de demander la permission
Et, devant l’espoir qui reluit, il prend la décision lui-même.

Encore aujourd’hui, il écrit, il nous transmet ses amitiés,
Trônant fièrement dans son palais devant de nouvelles fenêtres.
Mais il n’y est plus circonscrit ; il est désormais amnistié
Et peut courir se régaler dans le jardin du nouveau maître.

Le chat qui regardait par la fenêtre
25.04.2022
Peinture de Fabienne Barbier-Riboulet
et Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

Un regard tourné vers l’arrière, un regard tourné vers l’avantEt le visage du présent fixé sur le temps impassible.Sur h...
20/04/2022

Un regard tourné vers l’arrière, un regard tourné vers l’avant
Et le visage du présent fixé sur le temps impassible.
Sur hier, se fermaient les paupières qui s’ouvrent au soleil levant
Si hier, tu vivais tes treize ans, demain tu vivras l’impossible.

On dit que l’œil du cœur embrasse tous les temps de toutes saisons,
Qu’il voit la trace de l’amour qui naît, qui vit et qui vieillit.
Jamais le cœur ne s’embarrasse de la constance de la raison
Qui veut classer au jour le jour chaque souvenir recueilli.

De l’imprudence du passé à la prudence d’avenir,
L’œil de l’amour n’a rien jugé mais il accepte le présent.
Quand un moment est dépassé il en laisse un autre venir
Il sait, contre tout préjugé, que chaque jour est un présent.

Le cœur à trois temps
23.02.2021 - 20.04.2022
Peinture de Fabienne Barbier-Riboulet et Texte de Maryvon Riboulet à Imagerimes

Adresse

Linsentalstrasse 19
Zollikon
8482

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