26/11/2025
La galerie Tirelli expose une nouvelle série de bijoux de Nicolas Christol en partenariat avec Borax. Rdv pour le vernissage et vin chaud de 16 à 18h le samedi 6 décembre (puis 18h à Borax pour le vernissage de Cash!) https://www.galerie-tirelli.ch
Www.christol.ch
Dans l'entreprise capitaliste de production la valeur, la poudre noire incarne la violence structurelle qui réduit le vivant en marchandise, permettant ainsi la filtration sociale (eugéniste, raciste, sexiste, classiste, spéciste). Composante-clef des conquêtes coloniales, de la guerre à l’extraction minière, elle atomise les communautés et ressources, préparant le terrain à l’accumulation capitaliste. C’est égalemennt l’agent thermo-chimique du désencerclement et de la destruction du corps social lors des luttes populaires.
Elle illustre ce que Achille Mbembé nomme la nécropolitique : un techno-pouvoir qui, au-delà de réguler la vie (biopolitique foucaldienne), organise l’exposition à la mort. Le développement sidérant des violences anti-émeutes (37 yeux crevés et 4 mains arrachées durant les Gilets jaunes), la justification du génocide des Palestiniens-nes ou les appels à « accepter de perdre ses enfants » dans une guerre généralisée en sont des exemples récents.
Ici la poudre noire a permis de faire exploser des cylindres d’argent, matérialisant cette violence sociale, héritée de la violence coloniale symbolisée par les petits éléments en or. Ces éclatements rappellent aussi les innombrables luttes qui ont renversé des régimes de pouvoir apparemment inébranlables, et interrogent la nécessité de la légitime-défense face à la violence d’Etat.