06/06/2026
ᚺᚢᚷᛁᚾᚾ & ᛗᚢᚾᛁᚾᚾ
Dans la mythologie nordique, 𝗛𝘂𝗴𝗶𝗻𝗻 (« 𝘭𝘢 𝘱𝘦𝘯𝘴𝘦́𝘦 ») et 𝗠𝘂𝗻𝗶𝗻𝗻 (« 𝘭𝘢 𝘮𝘦́𝘮𝘰𝘪𝘳𝘦 ») sont les deux corbeaux d’Odin.
Chaque jour, ils parcourent le monde avant de revenir auprès du dieu pour lui rapporter tout ce qu’ils ont vu et entendu.
Mais derrière cette symbolique bien connue se cache un héritage visuel beaucoup plus ancien.
Le motif utilisé ici s’inspire directement des représentations scandinaves de l’époque 𝗩𝗲𝗻𝗱𝗲𝗹 et mérovingienne (𝘝𝘐𝘦–𝘝𝘐𝘐𝘦 𝘴𝘪𝘦̀𝘤𝘭𝘦), où les oiseaux stylisés apparaissaient sur des fibules, boucliers et ornements de prestige retrouvés notamment à Gotland ou dans les trésors de 𝗦𝘂𝘁𝘁𝗼𝗻 𝗛𝗼𝗼 𝗯𝘂𝗿𝗶𝗮𝗹.
Ces oiseaux n’étaient pas de simples décorations.
Ils symbolisaient 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻, 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲, 𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗹𝗶𝗲𝗻 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲𝘀.
Les formes compactes, les spirales internes, les grands yeux circulaires et les lignes géométriques sont caractéristiques de cet art nordique ancien, bien avant l’image populaire du “𝘷𝘪𝘬𝘪𝘯𝘨” moderne.
Un tatouage qui parle autant de 𝗺𝗲́𝗺𝗼𝗶𝗿𝗲 que d’𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝗻𝗰𝘁.
De 𝗿𝗲́𝗳𝗹𝗲𝘅𝗶𝗼𝗻 que de 𝗿𝗲𝗴𝗮𝗿𝗱.
Et du lien permanent entre ce que l’on voit… et ce que l’on retient.