Diego Parlange

Diego Parlange Photographe documentaire, portrait & vente de tirages.

On pensait avoir le  en guest on a eu Jakmu . Je conseille ce jeune talent émergent .
09/07/2026

On pensait avoir le en guest on a eu Jakmu . Je conseille ce jeune talent émergent .

lanzarote - 2021prem's voyage avé doudou -
01/06/2026

lanzarote - 2021

prem's voyage avé doudou -

3/3Cinq ans et quatre mois que Dorothée, 94 ans, ne consulte plus ses emails, ne conduit plus sa voiture, n'appelle plus...
29/05/2026

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Cinq ans et quatre mois que Dorothée, 94 ans, ne consulte plus ses emails, ne conduit plus sa voiture, n'appelle plus son boucher pour obtenir les meilleurs rotis, que la parfumerie de l'opéra ne l'écoute plus raconter la vie de ses petits-enfants et que le téléphone ne goûte plus à sa voix élégante. Plusieurs mois que sa maison était vide. Après le départ de Parrain en novembre de covid -1, les murs semblaient déjà trembler. L'escalier ne servait guère plus qu'au chien et aux soignantes, la cuisine quant à elle, témoin des derniers chabrots, avait perdu son âme d'adolescente.

Voilà la vieille-dame en vente. A l'imaginer être le toit de quelqu'un d'autre nous a tous foutu un coup. Quelques discussions plus t**d et certaines concessions faites, voilà mon frère se portant garant pour adopter la vieille et son plancher grinçant.

Pas encore liés depuis trois mois que l'aïeule passe déjà au bistouri.

Planchers éventrés, tapisseries arrachées, cloisons détruites, murs réduits à néant, parquets troués, gravas amassés.

Des décennies de vie commune, d'amour, de passages, de haine, de voyages... Des décennies de souvenirs évaporés. "Repartir sur des bases saines".

Je me balade, l'impression de découvrir un lieu abandonné, qui ne m'est pas familier. Je peine à reconnaître telle ou telle pièce, puis, tel un flash, des images font irruption. Beauté de la mémoire ? Tous sont teintés d'un léger voile blanc, me signifiant que plus rien ne sera comme avant dans cette demeure.

Pièce après pièce.

Salon, pièce à vivre, salle à manger, bureau, chambres, couloir de la cuisine... méconnaissables mais sur le mur, les stries d'un placard encastré. Les provisions. C'était là.

Les souvenirs ne sont, tout à coup, plus flous. Sourire, un goût amer se loge dans mes joues, la voix de nos grands-parents - as-tu fait tes provisions ? - , le moteur qui tourne, je serai en ret**d à l'école. On est un mardi, il est 13h56, et je me charge en Kinder Bueno et autres sucreries que je partagerai avec mes camarades de classe.

Cinq ans et quatre mois que Dorothée, 94 ans, ne consulte plus ses emails, ne conduit plus sa voiture, n'appelle plus so...
28/05/2026

Cinq ans et quatre mois que Dorothée, 94 ans, ne consulte plus ses emails, ne conduit plus sa voiture, n'appelle plus son boucher pour obtenir les meilleurs rotis, que la parfumerie de l'opéra ne l'écoute plus raconter la vie de ses petits-enfants et que le téléphone ne goûte plus à sa voix élégante. Plusieurs mois que sa maison était vide. Après le départ de Parrain en novembre de covid -1, les murs semblaient déjà trembler. L'escalier ne servait guère plus qu'au chien et aux soignantes, la cuisine quant à elle, témoin des derniers chabrots, avait perdu son âme d'adolescente.

Voilà la vieille-dame en vente. A l'imaginer être le toit de quelqu'un d'autre nous a tous foutu un coup. Quelques discussions plus t**d et certaines concessions faites, voilà mon frère se portant garant pour adopter la vieille et son plancher grinçant.

Pas encore liés depuis trois mois que l'aïeule passe déjà au bistouri.

Planchers éventrés, tapisseries arrachées, cloisons détruites, murs réduits à néant, parquets troués, gravas amassés.

Des décennies de vie commune, d'amour, de passages, de haine, de voyages... Des décennies de souvenirs évaporés. "Repartir sur des bases saines".

Je me balade, l'impression de découvrir un lieu abandonné, qui ne m'est pas familier. Je peine à reconnaître telle ou telle pièce, puis, tel un flash, des images font irruption. Beauté de la mémoire ? Tous sont teintés d'un léger voile blanc, me signifiant que plus rien ne sera comme avant dans cette demeure.

Pièce après pièce.

Salon, pièce à vivre, salle à manger, bureau, chambres, couloir de la cuisine... méconnaissables mais sur le mur, les stries d'un placard encastré. Les provisions. C'était là.

Les souvenirs ne sont, tout à coup, plus flous. Sourire, un goût amer se loge dans mes joues, la voix de nos grands-parents - as-tu fait tes provisions ? - , le moteur qui tourne, je serai en ret**d à l'école. On est un mardi, il est 13h56, et je me charge en Kinder Bueno et autres sucreries que je partagerai avec mes camarades de classe.

Cinq ans et quatre mois que Dorothée, 94 ans, ne consulte plus ses emails, ne conduit plus sa voiture, n'appelle plus so...
26/05/2026

Cinq ans et quatre mois que Dorothée, 94 ans, ne consulte plus ses emails, ne conduit plus sa voiture, n'appelle plus son boucher pour obtenir les meilleurs rotis, que la parfumerie de l'opéra ne l'écoute plus raconter la vie de ses petits-enfants et que le téléphone ne goûte plus à sa voix élégante. Plusieurs mois que sa maison était vide. Après le départ de Parrain en novembre de covid -1, les murs semblaient déjà trembler. L'escalier ne servait guère plus qu'au chien et aux soignantes, la cuisine quant à elle, témoin des derniers chabrots, avait perdu son âme d'adolescente.

Voilà la vieille-dame en vente. A l'imaginer être le toit de quelqu'un d'autre nous a tous foutu un coup. Quelques discussions plus t**d et certaines concessions faites, voilà mon frère se portant garant pour adopter la vieille et son plancher grinçant.

Pas encore liés depuis trois mois que l'aïeule passe déjà au bistouri.

Planchers éventrés, tapisseries arrachées, cloisons détruites, murs réduits à néant, parquets troués, gravas amassés.

Des décennies de vie commune, d'amour, de passages, de haine, de voyages... Des décennies de souvenirs évaporés. "Repartir sur des bases saines".

Je me balade, l'impression de découvrir un lieu abandonné, qui ne m'est pas familier. Je peine à reconnaître telle ou telle pièce, puis, tel un flash, des images font irruption. Beauté de la mémoire ? Tous sont teintés d'un léger voile blanc, me signifiant que plus rien ne sera comme avant dans cette demeure.

Pièce après pièce.

Salon, pièce à vivre, salle à manger, bureau, chambres, couloir de la cuisine... méconnaissables mais sur le mur, les stries d'un placard encastré. Les provisions. C'était là.

Les souvenirs ne sont, tout à coup, plus flous. Sourire, un goût amer se loge dans mes joues, la voix de nos grands-parents - as-tu fait tes provisions ? - , le moteur qui tourne, je serai en ret**d à l'école. On est un mardi, il est 13h56, et je me charge en Kinder Bueno et autres sucreries que je partagerai avec mes camarades de classe.

Konichiwa Obaachan. Watachiwa Diego des. Yoroshku onegaishimasu.1. Matani et sa tortue Ponchan - Tokyo2. zozo-ji temple ...
29/12/2025

Konichiwa Obaachan. Watachiwa Diego des. Yoroshku onegaishimasu.

1. Matani et sa tortue Ponchan - Tokyo
2. zozo-ji temple - Tokyo

Konichiwa Obaachan. Watachiwa Diego des. Yoroshku onegaishimasu.1. pêcheur - hakone2. naoshima island3. shibuya
26/12/2025

Konichiwa Obaachan. Watachiwa Diego des. Yoroshku onegaishimasu.

1. pêcheur - hakone
2. naoshima island
3. shibuya

Konichiwa Obaachan. Watachiwa Diego des. Yoroshku onegaishimasu.
24/12/2025

Konichiwa Obaachan. Watachiwa Diego des. Yoroshku onegaishimasu.

[été 2023]J'entends parler de Florence, de Michel-Ange et de l'exacerbante beauté de cette ville depuis mon enfance. Ent...
22/12/2025

[été 2023]

J'entends parler de Florence, de Michel-Ange et de l'exacerbante beauté de cette ville depuis mon enfance.
Entre les cours d'italien sur CD-ROM dans la voiture de ma mère, ses livres de chevet du peintre de la chapelle sixtine et nos deux voyages d'été en Toscane, je me destinais à être guide touristique sur le Ponte Vecchio.

En passant non loin de "Firenze" durant l'été 2023 avec Alice, on décidait de s'y arrêter. Une arnaque au parking plus loin, nous voici en train de déambuler pour quelques heures seulement dans la 8e ville d'Italie. Touriste après touriste, je tente de me repérer. "Par là, non, par là. Ah mais... je pensais que c'était par ici." Je le crains, ma carrière de guide ne se serait pas éternisée. Me revint soudain en tête le nom de Stendhal. Le rouge et le noir; certes, mais je ne l'ai jamais lu.

Le Syndrome de Stendhal : "J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber » Rome, Naples et Florence, Stendhal.

Stendhal devenu syndrome en 1979, j'ai voulu réinterpréter de façon ironique ce que pourrait éprouver le touriste "ayant reçu une éducation classique ou religieuse [en visitant Florence]" selon la psychiatre Graziella Magherini, ayant mis un mot sur ces malaises troublants.

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