06/03/2023
Makiko Furuichi
Gasa gasa, zawa zawa, zoku zoku, 2022
Sur une invitation de Patricia Buck
Visages grimaçants, petites mains voleuses, chatouilleuses, et espiègles, les sujets de Makiko Furuichi sont issus d’un monde tragi-comique teinté d’un sentiment que les japonais connaissent sous le nom de niyari, l’esprit grotesque de quelque chose de moche et rigolo. Une bouffonnerie sincère qui s’attache sérieusement à explorer la débilité dans ses différents aspects, notamment celui de la faiblesse et de la fragilité. Peindre est un exercice quotidien et on pourrait voir une partie de ses dessins et de ses aquarelles comme les pages d’un carnet fait de pensées et réflexions d’un moment enjoué ou triste. Makiko Furuichi recherche le beau et le grotesque, l’effrayant et le mignon utilisant une variété de références, comme les monstruosités bizarres de Jérôme Bosch ou la mélancolie fantastique de Johann Heinrich Füssli.
Extrait du texte de Francis Coraboeuf
© Isabelle Meister (portrait)
© Thomas Maisonnasse
La vitrine a été mise à disposition par la Fondation Coromandel