08/12/2024
Le Cube et l'Artiste Peintre
Dans l’atelier où la lumière s’attarde,
Un cube de bois, aux angles si tranchants,
Se tenait d’un air, fier et sans garde,
Il observe l’artiste, tout en lui demandant.
“Artiste,” dit le cube, d’un ton assuré,
“Que fais-tu là, perdu dans tes couleurs ?
Je suis la forme pure, rigide et carrée,
Tu cherches l’âme ou est-tu en quête de lueurs ?”
L’artiste sourit, son pinceau dans la main,
“Cher cube, ta rigueur a son propre mérite,
Mais la beauté danse, elle est un chemin,
Une mélodie qui en spirale s’invite.”
“Tu vois, mes coups de pinceau sont des rêves,
Je mélange les mondes, les ombres et la lumière,
Ta stabilité est d’un charme qui s’élève,
Mais c’est dans le flou que l’émotion prospère.”
Le cube, perplexe, réfléchit un instant,
“Mais sans moi, que serait le monde ?
Une toile sans forme, un chaos flottant,
Je donne la base, une structure profonde.”
L’artiste, avec tendresse, éclata de rire,
“Peut-être, cher cube, nous sommes complémentaires,
Dans ton uniforme, il n’y a rien à décrire,
Mais c'est ma palette qui est élémentaire.”
Le cube, timide, se mit à plisser,
“Dis-moi, monsieur l'artiste, pourrais-je rêver ?
Peut-on, avec justesse, oser s’effacer,
Et dans ta tempête, aussi, vibrer ?”
“Bien sûr,” répondit l’artiste, le regard brillant,
“Viens, je te peins de couleurs éclatantes,
Dans le chaos tes formes tu seras séduisant,
Un cube dans la folie, avec des nuances vibrantes.”
Ainsi se tisse, au cœur de l’atelier,
Un dialogue entre ombre et lumière.
L’artiste et son cube, ensemble, à rêver,
De la beauté des formes, de l’art en poussière.
Le cube, pensif, explora ses contours,
Les nuances de lumière qui jouaient autour,
« Alors, peins-moi dans un éclat de délires,
Habille-moi de tes passions et de tes désirs. »
L’artiste prit sa palette, ses rêves en action,
Chaque coup de pinceau, une douce émotion,
Le cube s’illuminait sous ses mains pleines de vie,
De mille teintes, il le revêtit dans la fantaisie.
« Vois comme je danse, » murmura le cube,
« Dans ce monde de couleurs, avec béatitude,
Je suis ton compagnon, l’ombre d’un reflet,
Dans ton univers, je suis enfin complet. »
Et à l'unisson, dans un ballet absurde,
Le cube et l’artiste, en échos, se murmurent,
Forme et couleur, éternelle harmonie,
Dans l’univers de l’art, tout prend vie.
́sie ̀me