Clinique Littéraire de Kinshasa

Clinique Littéraire de Kinshasa Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Clinique Littéraire de Kinshasa, Centre culturel, 2e Rue, Quartier Debonhomme, Commune de Matete ( Ref. Entrée Ma crevette) Kinshasa, RDC, Kinshasa.

Emanation de la Fondation Otul ASBL, la Clinique Littéraire de Kinshasa est cet endroit où l'âme de tout celui qui s'adonne à la chose des lettres trouve le repos-source d'inspiration.

Les médecins sont prêts.Le patient aussi.Est-il bien portant ? Nous le saurons demain ! Soyez les bienvenu(e)s
05/06/2026

Les médecins sont prêts.
Le patient aussi.
Est-il bien portant ? Nous le saurons demain !

Soyez les bienvenu(e)s

L'un des médecins de la Clinique Littéraire de Kinshasa a été choisi pour procéder au baptême du livre du Dr Kessy Ndung...
03/06/2026

L'un des médecins de la Clinique Littéraire de Kinshasa a été choisi pour procéder au baptême du livre du Dr Kessy Ndungi " Everything Hidden ".

Le diagnostic est prévu pour bientôt !

Parce qu'il faut réguler le secteur de l'écriture...Nous devons lire et relire...Nous devons dire ce qui va ou ne va pas...
03/06/2026

Parce qu'il faut réguler le secteur de l'écriture...
Nous devons lire et relire...
Nous devons dire ce qui va ou ne va pas...

L'éditeur Youssef Branh a été publiquement invité. Il nous a répondu par.son silence.
Or qui ne dit mot consent
Donc il sera là !

A samedi donc !

02/06/2026

''‎ '' est un recueil de vingt-six fables en vers qui entend renouer avec la tradition moraliste à la manière de Jean de La Fontaine tout en l’ancrant dans notre univers contemporain. L’intention consiste à faire réfléchir le lecteur par le détour animalier et allégorique. Mêler la verve du fabuliste classique à des références locales constitue assurément une ambition louable. Le résultat, hélas, s’apparente à un naufrage littéraire presque intégral. Derrière une façade de versification irrégulière et quelques références culturelles parfois suggestives, le recueil s’effondre sous le poids de tares fondamentales : un schéma narratif incohérent, des causalités défectueuses et une morale posée en exergue ou en clôture sous forme d’assertion plutôt que produite par l’effet même de la scène. La plupart des personnages animaux n’acquièrent aucune épaisseur psychologique ; ils exécutent naïvement une fonction quasi administrative, comme de simples silhouettes allégoriques privées de toute nécessité dramatique.

‎Mais nous le savons (en tout cas ceux qui le savent), la fable est une forme particulière d’apologue qui désigne tout récit à portée moralisante. Selon , la fable s’organise à partir de la morale que l’on veut démontrer : [ pour faire un bon apologue, il faut d'abord se proposer une vérité morale, la cacher sous l'allégorie d'une image qui ne pèche ni contre la Justesse, ni contre l'Unité, ni contre la Nature ; amener ensuite des acteurs que l'on fera parler dans un style familier mais élégant, simple mais ingénieux, animé de ce qu'il y a de plus riant et de plus gracieux, en distinguant bien les nuances du Riant et du Gracieux, du Naturel et du Naïf ] Ainsi, la fable raconte une seule et unique action reposant sur des jeux d’opposition très nets entre des personnages, à l’instar des récits mythiques analysés par . Dès et , ces oppositions sont le plus souvent annoncées dans le titre lui-même, qui met aux prises, par exemple, une biche et une vigne, une grenouille et un bœuf, un corbeau et un renard, etc. D’entrée de jeu, le lecteur se trouve donc placé devant une situation entre ces personnages, qui constitue le moteur du récit et en noue l’intrigue.

‎Dans les fables à deux personnages, ''la fable connaît toujours un conflit, c’est-à-dire un antagonisme entre les acteurs fondé sur des intérêts divergents''.

‎Souvent et alors très souvent, les deux personnages occupent des positions subjectives profondément dissemblables. L’un se vante de sa force, de ses habiletés ou de son importance : il occupe une position haute ; l’autre apparaît comme faible ou démuni : il occupe une position basse. Grâce à un événement narratif imprévu, celui qui se trouvait initialement en position haute se retrouve en position basse, et inversement. On en voit une illustration exemplaire dans de . Le chêne, qui se glorifiait de sa solidité et méprisait le roseau, est renversé par la tempête, tandis que le roseau demeure intact parce qu’il a su plier sans se rompre. Les deux personnages effectuent ainsi un parcours inverse. Ce schéma, désigné comme un ''double renversement'', se rencontre dans des dizaines de fables parmi les plus célèbres.

‎Par ailleurs, la fable se prête moins bien que le conte à une identification immédiate du lecteur à un personnage. Cette difficulté à se projeter directement dans le récit a pour effet de maintenir le lecteur dans l’expectative et de le placer dans la position d’un observateur, voire d’un juge. La fable s’adresse ainsi davantage à l’ et à la qu’au goût de l’ ou de la . C’est précisément ce qui en a fait, depuis des siècles, un genre privilégié pour servir à ''l’éducation des peuples''.

‎Est-ce le cas dans de Christian Gombo ?

‎Loin de vouloir faire couler un fleuve de mots sur son immense imaginaire, on le sent et on le voit au fil de la lecture ; et loin de vouloir traîner à parler de son écriture d'écrivain audacieux, car oui, on le ressent : Christian Gombo se veut ''Artiste-Écrivain'' avant tout. Ce qui donne à son écriture un côté original. Dès qu'on le lit, on peut le reconnaître ; voilà un auteur qui refuse les sentiers battus. Ça, c'est de l'Écrivain Maudit ! [ Un païen me dira : ''Mais LesFrères Che ché, combien de Gombo as-tu déjà lus, dis-donc ?'' Eh bien, j'en lis un peu beaucoup. ] Et quand on se laisse emporter dans un tel imaginaire maudit, on y fait des tours, des détours, on s'y perd parfois, puis l'on finit par s'y habituer, et l'on s'y fait, en devenant ami des chats noirs et des hiboux ; peut-être qu'on devient, en fin de compte, aussi, un tout p'tit peu partisan de la malédiction de l'auteur. Car selon la légende, Christian Gombo est un écrivain maudit.

‎Mais bon... laconiquement, loin de son style propre à lui, un style salué par beaucoup, loin de cet imaginaire toujours et déjà si vaste qu'on y entre comme dans un labyrinthe dont les murs seraient faits de songes, loin de cette volonté manifeste de faire de la littérature avant de raconter une histoire, loin enfin de toute cette beauté, embrassons maintenant la grande laideur de Le Sage avait raison.

‎En réalité, une fable constitue un dispositif logique : le récit produit une situation, les personnages agissent, une conséquence survient, et cette conséquence porte ''Naturellement'' la ''Leçon''. Christian Gombo a bafoué ce mécanisme élémentaire. Il raconte des anecdotes avant d’y coller une maxime finale (là est le grand problème), alors que la morale devrait être l’émanation organique du destin des personnages et non une étiquette apposée brusquement par l'auteur après coup. En somme, l’auteur a confondu la fable avec un défouloir thématique où s’accumulent slogans, intentions morales et effets de rime, sans jamais tenir compte de la véritable colonne vertébrale de ce genre : l’Articulation Logique entre Récit et Leçon Morale.

‎Gombo écrit, mais ses récits semblent progresser par juxtaposition d’idées plutôt que par développement dramatique. L’auteur accumule des situations arbitraires, des retournements immotivés et des conclusions plaquées, donnant ainsi l’impression d’un assemblage précipité où la morale n’éclaire plus le récit, mais tente laborieusement de réparer après coup son déséquilibre fondamental. L’auteur renonce explicitement à la morale elle-même. On lit souvent : ''À chacun de méditer et d’en tirer la morale qu’il désire croire'' (Fable XI). Mais une telle formulation ne relève nullement d’une ouverture interprétative raffinée ; celui qui ignore ce que signifie sa propre fable abdique sa fonction même d’auteur moraliste, sauf si l'auteur, ''Maudit Soit-Il'', a, par méchanceté, voulu cacher la leçon morale... Au cas contraire, ce serait un aveu explicite d'un trébuchement, surtout à remettre aux calendes grecques, car oui, Le Sage avait raison, mais la Fable a bien tort !

LesFrères Che Ché ☕[ 02/ Juin ]
LesFrères Che Ché

*L'aveu du soleil* J'ai lu dans tes yeux un calme violent,La marche d'un avenir au pas lent !J'ai, de toi, vu lettres à ...
01/06/2026

*L'aveu du soleil*

J'ai lu dans tes yeux un calme violent,
La marche d'un avenir au pas lent !
J'ai, de toi, vu lettres à ribambelle,
Que dessine un présent à forme belle !

J'ai senti sur mon visage un mystral,
Un bonheur enfoui d'un voyage astral :
Celui qui porte les espoirs d'un père,
Sur le doux chemin d'être le repère !

J'ai vu dans un coin, au bout de mon œil,
Fière, assise et reine dans son fauteuil,
Cette dame que tu nommes ta mère,
Heureuse de t'avoir été la terre !

Le soleil m'a dit que tu brilleras,
Tu en seras le bout où tu iras !
Je serai, moi, debout, comme une plante,
Qui, sous tes beaux rayons prend sa détente !

*Pat le Gourou*
*Le Gardien du Temple*

01/06/2026

La Clinique Littéraire de Kinshasa supplie les éditions Mikanda d'être présentes à son diagnostic de ce 6 juin 2026. A Monsieur Youssef Branh, ceci constitue une invitation publique, pour aider l'auteur à s'en sortir !

Merci beaucoup.

30/05/2026

La Clinique Littéraire de Kinshasa a assisté au vernissage de ÉCLOSION, livre de Mademoiselle Chloé-Marie Kitenge.

Les premières impressions, à entendre parler l'auteur, laissent voir un avenir scriptural prometteur.

Le livre en lui-même contient des failles qui nécessitent d'être soulignées notamment au cours d'un diagnostic.

Des questions intéressantes ont été posées à l'auteur qui y a répondu sans détours.

Deux questions ont laissé l'auditoire plutôt hébété : M. Barca Filubulu a demandé à Chloé-Marie quels étaient les procédés stylistiques utilisés dans son livre, alors que M. Benjamin Masiya a tenu à entendre l'auteur lui dire qu'elles étaient les formes de nouvelles en littérature.

Des questions auxquelles l'auteur de 14 ans n'a pas pu répondre. Est-ce un déficit culturel dans son chef ou des questions tendancieuses pour décourager un talent naissant ou juste des questions des pédants en manque d'adversaires ? Chacun donnera son avis.

Pour la Clinique Littéraire de Kinshasa, Chloé-Marie Kitenge a réussi son entrée dans le cercle littéraire. Une petite bleusaille était naturelle. Déplacée ? Peut-être !

Pour la CLK, son Directeur.

28/05/2026

Venez _expériencer_ "Éclosion" de Chloé-Marie Kitenge, ce 30 Mai 2026, à 14h00, au Ministère de la Culture.

Bienvenue au vernissage !

RAPPORT DIAGNOSTICdu Samedi, le 9 mai 2026La Clinique Littéraire de Kinshasa a reçu, à son activité « Diagnostic », du 0...
28/05/2026

RAPPORT DIAGNOSTIC
du Samedi, le 9 mai 2026

La Clinique Littéraire de Kinshasa a reçu, à son activité « Diagnostic », du 09 Mai 2026, le Patient identifié sous le titre « Le Poète » de Tata N’Longi Biatitudes, une pièce de théâtre parue aux Éditions NZOI.
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I. Résumé

« Le Poète » est présenté par son auteur comme étant une pièce de théâtre.

Il met en scène trois personnages : Le Poète, la jeune fille et le Garde. La jeune fille est en quête d’une précision : elle veut que le Poète lui confirme s’il est son père ou pas. Mais au fond d’elle, avec les révélations de sa défunte mère, elle sait que la réponse est positive. Le Poète, lui, semble réfuter toute évidence. Est-ce de l’orgueil ou juste un réel oubli ?

Le livre est fait de cette conversation entre un « potentiel » père et sa « potentielle fille ».

Le Garde, juste à coté, écoute toute la conversation et interpelle de temps en temps la fille sur le danger qu’il y a de faire confiance à ce prisonnier réputé être élément des groupes armées qui sèment la terreur à Beni.

Le Poète est-il réellement le père de la jeune fille ?

La jeune fille trouvera-t-elle enfin, en cet homme qui se qualifie lui-même « Le Poète », le père qu’elle recherche ?

Et le Garde réussira-t-il finalement à convaincre la fille à ne pas fonder le moindre espoir sur les propos de ce criminel ? Réussira-t-il finalement à attirer l’attention de ce Poète qui, depuis le début fait fi de sa présence ?

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II. Failles de l’éditeur

L’éditeur a failli tuer cette œuvre.

1. Le livre est extrêmement mal découpé : une négligence qui ne met pas en valeur le travail qu’il contient.

2. L’éditeur confond malheureusement les notions de didascalie initiale et didascalie de mouvement et/ou des personnages. Dans les didascalies internes, l’éditeur place les indications directement collées au texte (répliques des personnages), alors qu’il aurait dû les séparer pour éviter toute confusion.

> P.5 : « Encore heureux qu’on ne nous prive ni d’alcool ni de sexe dans ce cachot puant. Par ailleurs... Il prend une pause d’emphase... »

Il va de soi que dans ce genre de cas, l’utilisation des parenthèses aurait été la bienvenue.

3. La traduction subit un coup. L’éditeur n’a choisi de traduire qu’une série de phrases (P.6) au détriment des autres. Nous avons eu du mal à comprendre cette logique.

4. La mauvaise utilisation des mots valises.

> P.9 : « Bêtes-immondes »

À quoi sert le trait d’union entre ces deux mots ? Pour rappel, dans les mots valises, le trait d’union sert de lien graphique pour faire de deux mots, un seul, dans le sens.

Exemple : Une voiture-soleil.

Et l’une des règles fondamentales dans ce genre d’utilisation est que les deux mots doivent avoir la même nature (soit deux noms, soit deux adjectifs, jamais un nom et un adjectif).

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III. Procédés de narration

1. Une brutalité douce

> P.5 : « Laisse-moi boire. Je m’enivre tranquillement ! Je l’ai bien mérité non ? Pour service rendu, n’est-ce pas ? »

L’auteur n’attend pas. Il ne réfléchit pas à planter le traditionnel décor d’entame. Il tient le lecteur par la main et l’introduit directement dans le vif de la dramaturgie.

Le lecteur n’a pas le temps de s’asseoir. Le voilà qui court déjà à travers les lignes-routes de l’ouvrage. L’entrée est bellement sauvage. Elle est une réussite.

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2. Un risque évident, que de surfer sur la vague de la contradiction

Ce livre est un creuset de contradictions. Une volonté maniaque de pousser à la réflexion. Il faut une certaine dose de culture pour bien le percer. Il faut, somme toute, creuser pour découvrir le fond de ce creuset.

- Contradictions dans les faits

Exemple 1 :
P.11 : le Poète dit : « je tuais ».
P.24 : le même poète dit : « je ne dis jamais je tuais ».

Exemple 2 :
P.13 : le Poète dit : « On n’est jamais poète que pour son propre compte. »
P.15 : « J’ai bourlingué partout... sur commande des gens. »

- Contradictions dans la psychologie des personnages

Le Poète sait que c’est sa fille. Il trouve un malin plaisir à la faire languir comme s’il tenait à tuer de ses propres mains les espoirs de la jeune fille.

La fille sait que le Poète est son père. Elle en est convaincue. En vrai, cette visite est une formalité. Pourtant, quelques fois, on la sent réellement perdue.

Ces contradictions font que le livre retrouve une sorte d’équilibre. N’est-ce pas contradictoire ? N’est-ce pas simplement une belle contradiction ?

Et pourtant...

3. Surfer sur les flots des contradictions nécessite une très grande agilité. L’auteur n’en a pas toujours fait montre.

- La loi de la majuscule notamment a condamné son hôte.

> P.9 : « Je suis donc un poète, je suis le Poète ET je suis le poète de l’horreur. Le poète de la mort. Le poète cannibale. »

Au lecteur peu avisé, la nuance paraîtra anodine voire invisible. Mais la majuscule ou la minuscule appliquée à la lettre P dans cet ouvrage a tout son sens.

Et si le P majuscule s’applique à celui qui place la mort au sommet des muses, il va de soi que le « et » placé après le Poète vide celui-ci de tout son sens.

À sa place, l’auteur ou l’éditeur aurait dû placer « : » pour montrer que « poète de l’horreur », « poète de la mort » ou « poète cannibale » font partie de Poète (écrit avec le P majuscule), alors que le « et » signifie une énumération qui sort « poète de l’horreur », « poète de la mort » ou « poète cannibale » du plus grand ensemble qu’est Poète.

- l'auteur s'est perdu: Entre soir, nuit et journée ; l’auteur est resté sur une seule scène décrivant mal le moment.

Exemple 3 :
P.35-37 : « Un soir, il faisait beau, le ciel laissait compter ses étoiles... J’ai vomi toute la journée... Cette nuit-là, ta mère a été retrouvée. »

4. Un brin de poésie

De poésie, cet ouvrage n’est pas dépourvu.

> P.37 : « Ce jour-là, j’ai vomi, j’ai vomi, tout le contenu de mon ventre vide. J’ai vomi mon sang. J’ai vomi ma bile. J’ai vomi ma rage, j’ai vomi ma haine. J’ai vomi toute la journée... »

> P.38 : « Je sais la pluie, cette nuit-là. Une nuit froide, glaciale même. Une pluie chaude. Peut-être que cette nuit-là, j’ai connu l’amour. »

La plus belle des poésies se trouve à la page 14 :

> « Savoir ! Tu sauras ! Sache-moi d’abord ! »

5. Une pincée de philosophie

Pour ceux qui ont lu cette pièce de théâtre, il n’y a que 3 personnages. Mais le diagnostic de la Clinique Littéraire de Kinshasa en a révélé 4.

Tout est question de philosophie justement.

Que représente donc chacun des personnages de ce livre ? Tel est l’aspect philosophique de ce petit-grand livre.

Le Poète, il représente l’Homme, l’Humain.

La fille, elle représente la réalité.

Le Garde, il représente la voix de la conscience, le sens du jugement.

En tant qu’Homme, le Poète se caractérise par son orgueil, sa prétention et ses contradictions. C’est ici que les nombreuses contradictions contenues dans le livre prennent leur sens.

Le Poète est un homme, alors il ment, il fait preuve de prétention et d’orgueil. Normal donc qu’il y ait, dans ses propos, des sens et des contre-sens.

La fille finit par rattraper son père. Ou alors le père finit par se faire rattraper par la fille. Telle est la réalité chez l’espèce humaine : la réalité finit toujours par nous rattraper, dit-on.

Et autant l’homme fuit la réalité, autant le Poète fuit cette jeune fille.

Quant au Garde, sa voix dans le livre tente de raisonner la fille, mais aussi d’attirer l’attention du lecteur sur la possibilité que le Poète n’est pas celui qu’il prétend être.

Seule la fille l’entend, parce que le Poète, justement, n’écoute pas la voix d’une prétendue conscience.

La preuve qu’il ne veut pas l’écouter se trouve à la page 32 :

> « Le Poète, se tournant enfin vers le gardien et le bousculant brutalement. »

L’on pourrait alors se demander pourquoi, à la page 53 (fin du livre), le Poète fait tout de même appel au gardien.

La réponse est tout aussi simple : c’est qu’en ce moment-là, il se réfugie finalement dans sa conscience et se découvre en tant qu’homme dans ses faiblesses.

C’est d’ailleurs pour cela qu’il ne dit pas « Garde » mais il dit « Gardien ». Car la conscience est justement pour l’homme le gardien des actes à poser ou des propos à tenir.

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Le quatrième personnage

Mais alors, quel est donc ce fameux 4e personnage découvert par la Clinique et qui prend tout son sens dans l’élan philosophique du livre ?

Le Poète est l’Humain, la fille la réalité et le Garde la voix de la conscience.

En fait, ce livre peint tout simplement l’existence.

Et l’existence, elle nous regarde, elle nous observe avec yeux vitreux remplis d’expérience, son sourire presque narquois qui se moque de nos prétentions et sa peau qui flotte sur ses os, rappelant qu’elle est là, bien avant nous...

Cette existence, c’est la vieille dame sur la couverture, le 4e personnage.

Fait à Kinshasa, 15 mai 2026
Pour la Clinique Littéraire de Kinshasa

Son Directeur

Adresse

2e Rue, Quartier Debonhomme, Commune De Matete ( Ref. Entrée Ma Crevette) Kinshasa, RDC
Kinshasa

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