03/19/2025
Depuis mes débuts dans le monde des arts visuels et des métiers d'arts en 2014, je m'interroge sur les façons de concilier ma pratique d'artiste-artisane avec un marché de consommation rapide, formaté à suivre les tendances du jour. Quelle sont les avenue pour exister de manière authentique comme artisan, dans un système qui pousse à la standardisation, qui elle trop souvent dépouille les gestes de sens et de profondeur... ?
Dans un contexte de production mondialisée, il me semble essentiel de questionner l’origine des objets et les conditions humaines et éthiques derrière leur fabrication. Donner la cote aux objets bien faits, pensés pour durer, idéalement fabriqué pas trop loin d'ici, c'est rediriger pas à pas le système vers des pratiques de consommation saines et viable, et c'est aussi une manière d'amener la conscience dans l'experience que l'on fait au quotidien avec ces objets, pour notre plus grand bénéfice.
Je crois à l'importance de l'intention derrière le geste créateur. La puissance de l'artisan est celle de la transformation de la matière ; un outil de manifestation incroyable et une opportunité pour amener plus de lumière et de conscience dans le monde à travers les objets que nous créons.
Alors dans mon atelier, le travail de la terre est lent, minutieux. La terre elle est généreuse mais souvent capricieuse et tolère mal qu'on brusque ses cycles. Je m'accorde donc à son rythme. Il me fait du bien parce qu'il me permet de ralentir et être à l'écoute. Il me permet de faire des parallèles entre ses dynamiques et les miennes, et de recevoir ces enseigments fondamentaux que la nature livre à qui veut bien le recevoir.