09/22/2026
MBUJIMAYI / GRAND KASAÏ : À L’INTENTION DE TOUS CEUX QUI EXERCENT SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX, JOURNALISTES OU NON-JOURNALISTES.
À vous qui êtes loin de la province du Kasaï-Oriental, peut-être ne mesurez-vous pas pleinement ce que traverse aujourd’hui notre province, et particulièrement la ville de Mbujimayi.
Retenez une chose : la population traverse une période extrêmement difficile.
En dehors des travaux d’infrastructures initiés sous l’impulsion du Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, beaucoup de secteurs restent confrontés à d’énormes difficultés.
La capacité de production de la province reste faible et les recettes générées localement ne permettent pas de répondre suffisamment aux besoins de la population.
J’ai eu l’occasion de parcourir plusieurs banques et de constater personnellement les difficultés auxquelles notre économie locale est confrontée.
Une question se pose donc : comment relancer réellement le Kasaï-Oriental si des mesures fortes et des investissements importants ne sont pas mobilisés ?
Aujourd’hui, nous avons besoin d’une véritable réflexion sur les moyens de créer des richesses dans notre province.
La MIBA et la SACIM, deux structures qui pourraient jouer un rôle important dans l’économie provinciale, connaissent elles aussi de grandes difficultés.
Pendant ce temps, notre jeunesse manque d’opportunités et beaucoup d’entreprises capables de créer des emplois restent absentes ou insuffisamment développées.
Nous avons également des ressources minières dans la province.
Pourtant, une grande partie de leur exploitation demeure artisanale, et les minerais quittent le Kasaï-Oriental pour être transformés ou commercialisés ailleurs.
Que gagne réellement notre province dans cette situation ?
L’électricité demeure également un problème majeur.
Elle ne permet toujours pas de répondre convenablement aux besoins de la population et des activités économiques.
Plusieurs projets annoncés ou lancés doivent également faire l’objet d’une attention particulière.
Il s’agit notamment du DAIPN, du projet photovoltaïque de Tshibuka, de la cimenterie de Katende, entre autres.
Pourquoi n’en parlons-nous pas suffisamment ?
Aujourd’hui, je m’adresse particulièrement à ceux qui, depuis Kinshasa ou ailleurs, utilisent quotidiennement les réseaux sociaux pour critiquer, insulter ou vilipender les autorités, les policiers et différentes personnalités du Grand Kasaï.
La question est simple : après toutes ces insultes, quel résultat concret avons-nous obtenu pour la population ?
Très peu de choses.
Un exemple typique : Jean-Marie Kasamba
Jean-Marie Kasamba, qui vient régulièrement à Mbujimayi après ses séjours à Kinshasa, aborde dans ses émissions les réalités qu’il a vécues et constatées sur le terrain.
Il ne vient pas pour insulter les politiciens, les vilipender ou mener une campagne contre eux. Il parle simplement des réalités de la population, des difficultés vécues au quotidien et des situations qu’il constate dans la province.
C’est aussi cela le rôle d’un professionnel des médias : rapporter les réalités du terrain, poser les problèmes et permettre au public d’en débattre.
Le temps consacré aux insultes et aux attaques personnelles pourrait être utilisé autrement : pour plaider, interpeller, sensibiliser et attirer l’attention sur les vrais problèmes de notre province.
Il faut également retenir que la relance économique du Kasaï-Oriental passe en grande partie par son désenclavement. La modernisation de la RN1, notamment l’axe Mbujimayi–Kananga–Tshikapa–Kinshasa, ainsi que l’ouverture d’une liaison routière praticable entre Mbujimayi et le Grand Katanga, permettraient de faciliter la circulation des personnes et des marchandises, d’élargir les échanges commerciaux et de créer davantage d’opportunités économiques pour la province.
Si vous aimez réellement le Grand Kasaï et si vous êtes réellement préoccupés par son avenir, utilisez vos caméras, vos téléphones, vos micros et vos plateformes pour porter la voix de la population.
Plaidons pour :
🔹 la relance effective de la MIBA et de la SACIM ;
🔹 la création d’emplois pour notre jeunesse ;
🔹 l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le Grand Kasaï ;
🔹 la transformation locale de nos ressources minières ;
🔹 l’amélioration durable de la desserte en électricité ;
🔹 la relance des projets économiques actuellement en difficulté ;
🔹 la création d’un environnement favorable aux entreprises et aux investissements.
Notre province a besoin de plaidoyers, pas seulement d’invectives.
À tous ceux qui ont une audience sur les réseaux sociaux : mettons cette audience au service de la population.
Parlons de nos difficultés.
Interpellons les décideurs. Invitons les investisseurs. Proposons des solutions. Faisons entendre la voix du Kasaï-Oriental.
Car derrière les statistiques, les débats politiques et les querelles sur les réseaux sociaux, il y a une population qui souffre et qui attend des solutions concrètes.
Le Kasaï-Oriental ne demande pas seulement qu’on parle de lui. Il demande qu’on agisse pour lui.
Merci à tous ceux qui, où qu’ils se trouvent, porteront ce message avec responsabilité.
Le Kasaï-Oriental a besoin de nous tous.