01/29/2023
Nous vous avions promis la démarche derrière la murale, la voici! ❤️
Soeurs
C'est une histoire de rencontre.
À l'image de la ville qu'est Shawinigan, lieu de rencontres et de possibles, nous souhaitions exprimer sur ces murs le dialogue et les échanges qui ont eu lieu avec les participants des différents groupes communautaires ayant pris part au projet dans la dernière année.
C'est la rencontre entre l'artiste et le citoyen autour d'une même série de questions qui auront généré les prémisses d'un premier visuel. Autour de riches échanges s'étalant durant de nombreuses semaines/mois et portant sur ce qu'est Shawinigan, sur ce que cette ville représente dans la vie de tous et chacun, ce que l'on en retient, ce qu'elle nous évoque.
Que ce soit comme lieu de passage, de résidence ou encore de refuge, Shawinigan ne laisse personne indifférent. Lors du processus qui a permis la conception de l'image, nous avons constaté le lien, mais aussi la confrontation entre deux éléments qui semblaient prendre le dessus. Il y avait d'un côté tous les éléments industriels et bâtis qui ont fait l'histoire de la ville en parallèle avec les grands espaces et la nature qui la borde et reprennent le dessus. Au centre de cette grande rencontre, l'humain. On parle d'une ville de cœur, de la chaleur de ses citoyens, de leurs expériences. Sans l'humain, la ville n'existe pas.
Ce constat nous a permis de nous asseoir ensemble à la table à dessin, avec nos pratiques respectives afin de trouver une façon de rendre ce qui a été dit. Myriam Fauteux et sa pratique principalement sculpturale aux tangentes industrielles et organiques, Roxanne Lacourcière et la finesse des lignes, les cheveux spaghettis et la sensibilité de l'humain. Il était impératif pour nous de conserver l'essence de nos identités visuelles tout en les alliant aux propos des participants. Le résultat graphique de ce processus a été présenté et retravaillé, selon les commentaires et idées de tous les participants. On ne parle pas d'une œuvre à quatre mains, certes oui ce sont nous, les artistes, qui avons coordonné le projet, mais ce sont eux, les citoyens, qui l'ont pensé et ont aidé à la réaliser.
Sur ces murs qui se rencontrent, on retrouve ces deux sœurs anonymes, sans traits caractéristiques permettant de les associer à un genre ou à une personne précise. Elles sont protégées par leurs cheveux, les enveloppant tel un cocon. Les cheveux sont des attaches, un liant entre ces humaines et les éléments qui les entourent et qui leur permettent d'exister. Chacune de ces sœurs traîne à sa façon sa petite montagne comme chacun d'entre nous porte son histoire. Que ce soit une maison bien construite remplie de grands espaces, de belles promesses et de grand air ou plutôt une montagne révélant les trésors industriels, ce qui a façonné la ville que nous connaissons aujourd'hui. Chacun de nos bagages nous modèle et c'est ce dialogue entre ces univers à la fois si soudés et si éloignés que nous avons tenté de vous représenter.
Il s'agit d'une création à plusieurs niveaux et surtout à plusieurs finalités. C'est là, toute la beauté de la création d'une œuvre publique. Elle est créer dans un certain état d'esprit, mais chacun la vie et l'interprète avec ses propres perspectives et son vécu! Une seule et même pièce génère autant d'histoire que de gens qui la découvrent! Que ce soit en passant rapidement devant ces immenses murs, en prenant le temps de s'y att**der ou en lisant ces lignes, chacune et chacun développeront leur propre perception. C'est ce qui nous permettra de poursuivre la discussion entamée lors de la création.
P.s si vous avez des questions, c'est ici 👇
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Roxanne