08/24/2026
Il y a des mots que je n’aurais jamais voulu avoir à écrire.
Vous connaissez tous Merika. Celle qui est toujours souriante devant la caméra, qui trouve toujours une idée, un projet, une façon de vous faire découvrir une nouvelle création.
Mais aujourd’hui… je n’arrive plus à retenir mes larmes.
La Marielle n’a jamais été qu’une entreprise.
Elle a été mon ancre.
Lorsque j’ai perdu ma grand-maman, la douleur était si immense que je n’étais pas prête à la laisser partir. Alors je me suis accrochée à un rêve. J’ai créé La Marielle en son honneur pour continuer à faire vivre son nom, son amour et sa douceur à travers chaque bougie, chaque flamme, chaque maison qui accueillait une de nos créations.
Et vous avez cru en moi.
Vous avez accueilli ce rêve comme s’il était aussi un peu le vôtre. Vous avez fait entrer une partie de mon histoire dans votre quotidien, et pour ça, je ne pourrai jamais assez vous remercier.
Puis la vie a décidé de mettre de nouvelles épreuves sur mon chemin.
La maladie est arrivée.
J’ai continué à me battre. J’ai continué à créer, à sourire, à publier, à vous répondre, même lorsque je n’avais plus d’énergie. Plus d’une fois, j’ai eu envie de tout abandonner.
Mais vous…
Vous avez été mon phare.
Vous avez été cette lumière qui me rappelait pourquoi je continuais. Vous étiez souvent les premiers à prendre de mes nouvelles, à m’encourager, à croire en moi quand moi-même j’avais de la difficulté à le faire.
Pendant toutes ces années, je me suis battue pour faire grandir La Marielle. J’ai cherché sans cesse de nouvelles idées, de nouveaux produits, de nouvelles façons de rejoindre les gens. Derrière chaque publication, chaque création et chaque décision, il y avait souvent une seule personne… moi.
Et, sans m’en rendre compte, je me suis oubliée.
J’ai tout donné.
Mon temps.
Mon énergie.
Mon cœur.
Mon âme.
Les journées interminables.
Les tâches qui ne finissent jamais.
Les commandes.
La production.
La comptabilité.
Les messages.
Les réseaux sociaux.
Les achats.
Les livraisons.
Les décisions.
Les inquiétudes.
Et trop souvent… les nuits blanches.
Être travailleuse autonome, c’est magnifique, mais c’est aussi porter tellement de choses sur ses épaules, souvent seule. Il n’y a pas vraiment de bouton « off ». Même lorsque la boutique est fermée, ma tête, elle, continue de travailler.
Et aujourd’hui, je suis tannée d’être constamment en mode travail.
Je suis épuisée.
Pas seulement fatiguée.
Épuisée profondément.
L’étincelle qui m’animait s’est doucement éteinte, non pas parce que je n’aime plus ce projet, mais parce que je me suis perdue en chemin.
Et ce qui me fait probablement le plus mal aujourd’hui, c’est de réaliser que j’ai le goût de retrouver ma flamme.
Pas seulement celle de La Marielle.
La mienne. 🩷
J’ai envie de retrouver Merika.
J’ai envie de me lever le matin et d’avoir le goût d’aller travailler.
J’ai envie de retrouver le plaisir de faire de belles rencontres, de découvrir de nouvelles personnes, d’avoir des collègues, de rire, d’échanger, de terminer ma journée de travail et de pouvoir réellement rentrer chez moi.
J’ai envie de retrouver cette petite étincelle dans mes yeux.
Pendant longtemps, j’ai cru que si j’arrêtais La Marielle, c’était comme si j’abandonnais ma grand-maman.
Puis je me suis posé une question.
Est-ce qu’elle voudrait vraiment me voir continuer à me battre au point de m’oublier?
La réponse, au fond de mon cœur, je la connais.
Elle voudrait que je prenne soin de moi.
Que je ralentisse.
Que je retrouve un peu de paix.
Que je sois heureuse.
Cette décision est extrêmement difficile pour moi. Probablement l’une des plus difficiles que j’aurai eu à prendre depuis le début de cette aventure.
Mais je dois enfin m’écouter.
La boutique restera donc ouverte jusqu’à la fin comme prévu, et je vais liquider ce qui se trouve en boutique afin de pouvoir ensuite retourner travailler de la maison.
Pour l’instant, je continuerai la production uniquement pour mes points de vente. 🩷
Je veux honorer les engagements que j’ai pris envers eux et continuer de leur offrir les produits La Marielle pendant cette période.
Mais pour le reste…
J’ai besoin de prendre du recul.
J’ai besoin de retrouver ma maison comme une maison, et non comme une extension constante de mon travail.
J’ai besoin de prendre du temps pour réfléchir à ce que je veux vraiment pour la suite.
Aujourd’hui, la réalité est aussi différente. Les coûts augmentent, les habitudes de consommation changent, les achats en ligne prennent de plus en plus de place. Je comprends cette réalité, parce que tout le monde essaie de traverser cette période du mieux qu’il peut.
Alors…
Est-ce que La Marielle est terminée?
Honnêtement…
Je n’ai pas encore cette réponse.
Et pour une fois dans ma vie, j’accepte de ne pas l’avoir tout de suite.
Peut-être que La Marielle continuera autrement.
Peut-être plus doucement.
Peut-être seulement à travers mes points de vente.
Peut-être que je retrouverai un jour l’envie de la faire grandir à nouveau.
Ou peut-être que cette magnifique histoire prendra simplement une autre direction.
Je ne le sais pas encore.
Ce que je sais, par contre, c’est que je ne peux plus continuer à me sacrifier pour essayer de tout maintenir debout.
Je dois me choisir un peu, moi aussi.
Je veux retrouver ma santé.
Ma famille.
Mes soirées.
Mes nuits de sommeil.
Mon énergie.
Ma flamme. 🩷
Et peut-être qu’en prenant enfin le temps de respirer, je découvrirai ce que la vie avait prévu pour moi après La Marielle… ou peut-être ce qu’elle avait prévu pour La Marielle elle-même.
Mais une chose, elle, ne changera jamais.
Peu importe ce que l’avenir me réserve, vous aurez fait partie de la plus belle aventure de ma vie.
Vous m’aurez permis de garder ma grand-maman près de moi pendant toutes ces années.
Chaque fois qu’une bougie La Marielle a brûlé dans l’une de vos maisons, son nom a continué de vivre.
Et ça…
Personne ne pourra jamais me l’enlever.
Merci de m’avoir aimée.
Merci de m’avoir encouragée dans mes plus belles journées comme dans les plus difficiles.
Merci d’avoir cru en mes idées parfois un peu folles.
Merci d’avoir aimé La Marielle.
Merci d’avoir fait vivre son histoire avec moi.
La boutique demeure ouverte jusqu’à la fin et la liquidation se poursuivra pendant cette période.
Ce n’est pas un adieu.
C’est simplement une Merika épuisée qui choisit enfin de déposer un peu ce qu’elle porte depuis tellement longtemps.
Une Merika qui espère retrouver sa flamme. ✨
Et peut-être qu’un jour, cette flamme brillera à nouveau d’une façon que je n’avais même pas imaginée.
Avec tout mon amour,
Merika 🩷