06/06/2026
On vous raconte la soirée d’hier?
Ça commence au Café Robinson, installé à même l’église, ouvert tous les vendredis. La cuisine comme une ruche qui palpite. Des plats préparés par des bénévoles attentionnées, des assiettes qui circulent, des conversations qui se déposent tranquillement.
Georges Ouel est arrivé dans sa petite Versa grise, mallettes et guitares à la main. Test de son. Puis tout le monde s’est attablé. Soupe won ton, eggrolls, riz frit. La vieille chapelle, hantée par ses soirées sépias, sait recevoir. On s’y retrouve ou on y fait connaissance. Chacun sa place, tout naturellement, dans un héritage communautaire bien vivant. Salut, tendres fantômes du passé!
Les gens sont arrivés en voiture, à pied, à vélo. Ceux qui ont leur passe de saison. Ceux qui sont de passage. Ceux qui sont entrés là par hasard. Petits agglomérats chaleureux. Un village et sa levure sociale. Moment gâteau.
Georges Ouel nous a offert ce qu’il fait de mieux : des chansons drôles, foisonnantes et sensibles, pleines d’images qui restent accrochées. Avec son charme, son talent et sa prose bien tournée. Comment ne pas craquer?
Une soirée tendre comme les lilas et enveloppante d’humidité. Ça sentait l’été. Ça steamait un peu dans la salle, on était ben.
On a refermé les lumières et les portes. Comme si ni vu ni connu. Un artiste qui prend la route, traverse des kilomètres, arrive ici. Un moment éphémère de vive familiarité, étrangement poétique et précieux.
Quelques lucioles nous attendaient dans la nuit. Petits clins d’œil lumineux. Chacun repartant avec sa lueur. La magie, ne s’estompant pas tout à fait.
- Ève, Chloé et Étienne
Merci à notre partenaire principal : Journal le Haut-Saint-François, ainsi qu’à nos partenaires M. Gilles Denis et Mme Marianne Dandurand.
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Can we tell you about last night?
It all starts at Café Robinson, tucked inside the church and open every Friday. The kitchen, like a buzzing hive. Meals prepared by caring volunteer hands, plates making their rounds, conversations settling in gently.
Georges Ouel arrived in his little grey Versa, guitar cases and bags in hand. Soundcheck. Then everyone gathered around the tables. Wonton soup, egg rolls, fried rice. The old chapel, haunted by sepia-toned evenings of the past, knows how to welcome people. Old friends reconnect. New acquaintances are made. Everyone finds their place, naturally, in a living community tradition. Hello, gentle ghosts of the past!
People arrived by car, on foot, by bike. Those with season passes. Those just passing through. Those who wandered in by chance. Small clusters of warmth. A village and its social yeast. A moment rising together.
Georges Ouel gave us what he does best: songs that are funny, abundant, and heartfelt, full of images that linger. With his charm, his talent, and his beautifully crafted storytelling. How could you not fall for it?
An evening as tender as the lilacs and wrapped in humidity. It smelled like summer. It was a little steamy in the chapel, and we were perfectly content.
We turned off the lights and closed the doors. As if nothing had happened. An artist takes the road, travels for miles, and arrives here. A fleeting moment of vivid familiarity, strangely poetic and precious.
A few fireflies were waiting for us in the night. Little glowing winks. Each of us carrying home a small light of our own. The magic not quite fading away.
- Ève, Chloé and Étienne
Thank you to our main partner, Journal le Haut-Saint-François, as well as our partners Mr. Gilles Denis and Ms. Marianne Dandurand.