Écris moi la vie

Écris moi la vie Ici vous trouverez principalement des poèmes sur plusieurs thèmes qui m'inspirent, notamment la maternité et la foi, mais plus encore.

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Comment guéri-t-on de nos vieilles blessures ? La plupart d’entre nous choisissons de fuir nos plus grandes douleurs. Pl...
09/29/2024

Comment guéri-t-on de nos vieilles blessures ?

La plupart d’entre nous choisissons de fuir nos plus grandes douleurs. Plutôt que de les pleurer ou les vivre nous les enfouissons par l'évitement. Ou bien souvent aussi, en les engourdissant. Par tous les moyens possibles.

Certes cela peut être parfois nécessaire. Cependant, le plus souvent qu'autrement le mal pourrit et empire.

Les moyens d’engourdissement peuvent aussi malheureusement devenir des voies de souffrances supplémentaires.

Puis, engourdir un mal n’est pas un traitement. Cela rend temporairement supportable la souffrance aiguë. À utiliser avec prudence donc.

Comment réellement guérir alors ?

Il faut faire face, aussi douloureux que cela peut être. Décortiquer la blessure, la regarder, la nettoyer, faire le ménage de tout ce que l’on ne peut contrôler de cette situation, de ce moment de nos vies. Lâcher prise sur ce qui tourmente nos souvenirs. Les regrets. Les impossibles.

Tous les « j’aurais du, j’aurais pu ». Les relâcher dans le vent du passé.

Puis faire face au maintenant. Pleurer. Crier. Raconter. Tout vider.

Accepter les actions qui relèvent de notre contrôle et celles qui ne nous appartiennent pas. Et les libérer de toute colère. De tout ressentiment.

Après seulement, guérir devient possible.

Gabrielle
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09/20/2024
« Personne ne sait combien de temps peut durer une seconde de souffrance »Graham GreeneNon en effet, il serait bien inut...
09/09/2024

« Personne ne sait combien de temps peut durer une seconde de souffrance »
Graham Greene

Non en effet, il serait bien inutile et surtout mal avisé de penser quantifier la souffrance, surtout celle d’autrui.

Ce que je reconnais derrière cette vérité qu'énonce l’auteur, c’est la sensation interminable qui imprègne les plus grandes douleurs de l’existence. Cumulé au fait que malheureusement bien trop souvent, ces interminables secondes de souffrance se succèdent et s’emboîtent.

Lorsque le corps se voit soumis à une douleur trop extrême, certains mécanismes permettent de s’échapper, de s’évanouir. Car il y a des limites à ce qu’il peut endurer.

Imaginez maintenant les douleurs psychiques, celles du cœur, celles de l’âme.

Quelles sont les échappatoires de l’esprit ?

Certains diront la crise ou la déconnexion pour ne pas dire la folie, pour les cas les plus traumatiques. Le traitement qu’on en fait aussi est différent. Pour des grands traumas, des professionnels sont déployés, la société et l’entourage seront généralement plus compréhensifs.

Mais quand est-il des souffrances qui se cumulent et qui oppressent, celles qui ne sont ni trop lourdes pour faire basculer soudainement l’esprit, ni trop fortes pour engendrer des crises marquantes.

Elles se déposent dans nos souvenirs. S’amoncellement. Des ombres de souffrance qui cohabitent avec notre quotidien. Certaines guérissent, d’autres s’enfouissent mais toutes ont cette particularité d’être uniques.

La souffrance ne devrait jamais se voir limiter par autrui, ni quantifier et encore moins comparer.

Souvent l’entourage tentent de comprendre, ou de limiter les paramètres de la souffrance. Car personne n’aime voir la souffrance. Elle nous éclabousse de sa laideur, on veut l’enrayer, on veut l’éloigner. Mais ce faisant, il arrive malheureusement qu’on l’augmente par nos réactions maladroites.

Il m’a été donné d’assister à un séminaire sur les traumas et les crises très récemment. L’essentiel de cette formation faisait état de la meilleure manière de répondre à la souffrance d’autrui. Par la présence et l’écoute. D’être simplement compatissant des douleurs et de recevoir le trop plein qui déborde de la souffrance. Surtout d’éviter de l’augmenter en tenant de la comparer ou de la résoudre.

Évidemment ce n’est pas donné à tous d’avoir cette réceptivité, cette empathie. Ce que j’en retiens cependant, c’est de ne pas vouloir endiguer ou résorber la souffrance d’autrui selon nos préconçues.

Rappelons que si une seconde peut sembler interminable dans la souffrance, il serait affreux d’en ajouter par des phrases, des mots et des gestes blessants, jugeant et maladroits.

Certes nous voulons aider et c’est compréhensible. Alors dans ce cas, soyons simplement cette oreille qui reçoit la tristesse, l’épaule qui soutient, la main tendu et qui retient celui qui se trouve au bord d’un précipice de détresse.

Cela me fait penser à un prophète de la Bible, Eli, qui s’est senti dépassé à un moment de sa vie. Il était accablé de chagrin, découragé, épuisé par la souffrance qui semblait sans fin. Il s’est assis au pied d’un arbre en criant à Dieu son désir d’en finir avec son existence.

Savez-vous comment Dieu a réagi ? Il ne l’a pas sermonné, ni adjoint à se relever. Non, il lui a fait parvenir de la nourriture et lui a dit de se reposer et de refaire ses forces. Simplement.

Parce que quand la douleur devient insoutenable, qu’elle s’accumule et s’accroche, ce qu’on a besoin c’est de refaire ses forces.

Une seconde à la fois.

On a besoin de support physique, mental, d’écoute et de présence. On a besoin de temps, pas compté, pas limité. Juste du temps pour que la douleur devienne soutenable. Pour refaire ses repaires.

Pour retrouver l’espoir.

On a besoin de se donner le droit d’avoir mal et le droit de prendre le temps que ça prend, pour que la seconde passe.

Gabrielle

(Tous droits réservés)

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On s’accroche à cette fichu existence avec l’énergie d’un sourire qui s’affiche alors que s’amoncellent les larmes de no...
08/24/2024

On s’accroche à cette fichu existence avec l’énergie d’un sourire qui s’affiche alors
que s’amoncellent les larmes de nos souffrances.

Ce sourire qui danse dans la mélodie de nos souvenirs.

Comment dit-on au revoir à cette personne qui a porté le premier battement de nos
vies ?

Où trouve-t-on les mots alors que nos pieds se tiennent à la frontière de l’abîme
d’un déchirant départ ?

Je m’accroche à ta voix, à la douce caresse de ton amour et à tes yeux qui brillent
d’une indescriptible fierté. Qui me disent de continuer…

Je m’accroche.

À ce battement de cœur qui résonnera en moi…

Pour toujours.

Gabrielle

Tout droit réservé.

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Vient un temps Où faire semblant N’est plus possible Maintenir des illusionsTout en navigant au devant des orages et bra...
01/19/2024

Vient un temps
Où faire semblant
N’est plus possible

Maintenir des illusions
Tout en navigant au devant des orages et bravant la puissance des tourbillons

C’est le déni de la nature

De ce qui est le fondement même de l’émotion

Avez-vous déjà essayé de maîtriser un typhon ?
C’est se noyer en voulant respirer

On ne répare les fêlures de l’âme
Avec des paillettes et du fard
Tout comme on n'éteint pas les volcans avec la force de ses pensées

Gabrielle

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"Une personne optimiste ne refuse pas de voir le côté négatif des choses ; elle refuse de s'attarder dessus." - Alexande...
08/13/2023

"Une personne optimiste ne refuse pas de voir le côté négatif des choses ; elle refuse de s'attarder dessus." - Alexander Lockhart

C’est exactement cela ! Je crois que peu importe le malheur qui nous tombe dessus, de s’attarder sur ce qui va mal ne fait qu’empirer les choses et fait souffrir davantage.

Ne vous méprenez pas que je n'ai pas besoin de vivre ma peine, que je ne m’effondre jamais. Bien sûr que ça m’arrive. Vivre ses émotions, évacuer sa colère, sa tristesse, sa déception sont totalement sain. Ce que dit la phrase c’est que je refuse de m’attarder sur les aspects négatifs, pas que je ne les ressens ni ne les constatent.

J’ai cette tendance à revenir assez rapidement sur ce que cela peut m’apporter comme enseignement, à me reposer sur Dieu pour tout ce que je ne contrôle pas (c’est-à-dire beaucoup de choses) puis je fixe mon regard sur l’espoir et ce que j’ai, sur ce qui est positif. Choisissant la résilience, la reconnaissance et la persévérance pour continuer mon chemin.

Cependant par rapidement, je ne veux pas non plus dire que pour toute situation, il y a un temps déterminé pour devoir aller mieux, parfois cela peut être long selon les malheurs, tout cela reste variable et non comparable. Je suis convaincue qu’aucune peine ne devrait être minimisée, ni réduite. Surtout pas par nos entourages…

Les gens sont maladroits la plupart du temps, et je m’inclus la dedans, avons cette manie de vouloir consoler par des phrases tel que c’est mieux comme ça. Bien que cela soit souvent vrai, cette vérité doit venir de soi-même pour faire une différence positive. La souffrance nous rend souvent mal à l’aise et nous oublions que ce qu’il y a de mieux à faire c’est simplement de se montrer compatissant, patient et présent pour ceux qui souffrent.

C’est cela que dit réellement cette phrase. Une fois que l’optimisme arrive à surmonter sa peine, sa souffrance et son malheur, il choisit de lui-même de ne pas s’attarder sur les côtés négatifs, et il refixe son regard sur le beau, le bon et le vrai. 🙏

Gabrielle

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Comme une envie de crier qui reste en travers de mon universPorté par de larges marées qui flottent au abord de mes paup...
08/05/2023

Comme une envie de crier qui reste en travers de mon univers
Porté par de larges marées qui flottent au abord de mes paupières

Des pourquoi qui s’amoncellent
Sur les monceaux déjà nombreux
D’un bien large nuage

Un cri qui voudrait déchirer le silence
Pour faire taire ce bourdonnement de souffrance
Pour cesser de lutter
Contre le fatras de pensées
Les laissant ainsi
s'envoler

Toutes ces inutiles, futiles et fausses espérances
Qui brodent sur les murs
Qui s’entrelacent dans les fissures
Et qui s’acharnent contre la forteresse de mon assurance

Tous ces mensonges qui chuchotent
Qui flottent
Empruntant les vagues d’émotions déchaînées
Pour venir s’insinuer dans mon âme fatiguée

Comme une envie de crier
De faire éclater cet orage
Qui me vient depuis trop longtemps
M’ébranler

©Gabrielle
Crédit image : Pinterest

J’ai voulu les enfouir Ignorant les déferlementsQui telle des marées Venant m’envahir Pour tout aussi soudainement Repar...
07/11/2023

J’ai voulu les enfouir
Ignorant les déferlements
Qui telle des marées
Venant m’envahir
Pour tout aussi soudainement
Repartir

Repartir pour mieux revenir
Assaut après assaut
Mot après mot
Parfois doux comme la caresse d'une vague
Un « peut-être » qui flotte sur son mirage

Parfois froid et cinglant
Porté par un vent de réalité
S'abattant violemment
Sur le rivage de mon cœur ébranlé

Ces mots qui jadis
Synonyme de liberté
Devenus comme un trop plein
D’un tumulte qu’on ne puit en silence supporter

Ces mots à faire rougir
Prisonniers de tortueuses pensées
Ces mots porteurs de douleur
Frappant sur l’écho déjà fracassant
De déceptions accumulées

J’ai voulu les enfouir
Mais ils débordent du chaos
Ils frappent avec la vigueur
De leur profondeur
Comme si pour cesser de souffrir
Ces mots devaient impérativement sortir

J’ai laissé s’effondrer la muraille de ma torpeur
Mes mots viendront voguer désormais libre
Dans l’ouragan de mes sentiments

Ces mots qui crient dans mon âme
Je ne peux plus les retenir
Je ne veux plus
les laisser me détruire

Qu’ils partent rejoindre l’horizon
Que mon cœur puisse sortir de sa prison

©Gabrielle

Crédit image : Unsplash

Il y a de ces caressesQui font pâlir d’envie jusqu’à la luneDe ces baisersÀ faire rougir un ciel d’aurore Il y a de ces ...
02/09/2023

Il y a de ces caresses
Qui font pâlir d’envie jusqu’à la lune
De ces baisers
À faire rougir un ciel d’aurore

Il y a de ces moments
Qui sont au-delà du temps
Entre rêves et réalité
Se berçant dans ce lieu précieux
Où se réfugient les âmes qui dansent
Au son unique
D’une impétueuse passion

Il y a de ces instants
Qu’on voudrait cueillir
Pour les savourer pleinement
Encore
Et encore

Gabrielle
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Un silence s’est posé sur mes lèvres         Tellement denseQue les mots se fracassent À la porte de mes pensées J’ai vo...
02/07/2023

Un silence s’est posé sur mes lèvres
Tellement dense
Que les mots se fracassent
À la porte de mes pensées

J’ai voulu écrire la vie
Avec des mots
Mais comment décrire l’immensité
Comment dépeindre certains ressentis

Les abîmes et les montagnes
Sont les pâles figures
Des vérités qui habitent
Les douleurs et les joies

Il y a des vides dans lequels s'engouffrent
Même les plus beaux et les plus grands discours

On ne traverse pas les océans avec des barques
Et aucun pont ne peut tenir sur certaines distances

J’ai un silence qui s’est posé sur mon cœur
Il résonne de tout cet infini inexplicable
Sur mes lèvres désespérément closes

Un silence qui forge une distance
Entre ce que j’aurais voulu pouvoir dire
Et ce qui vient en moi s’enfouir
Pour survivre

Gabrielle
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Il arrive que les mots viennent à manquer Ensevelis sous les pensées D’un trop plein De trop d’émotions que le pauvre cœ...
12/20/2022

Il arrive que les mots viennent à manquer
Ensevelis sous les pensées
D’un trop plein
De trop d’émotions que le pauvre cœur contient

Il arrive que les mots débordent alors maladroits
Titubant banalités
Pour chasser son émoi
Camouflant le tout sous d’habiles et joyeuses futilités

Ces mots qui se perdent sous des brûlants silences
Qui se noient
Sous le poids
Dans ce dédale d’impuissance

Il arrive que les mots viennent à se cacher
Derrière des sourires
Derrière des soupirs

Mais on peut arriver à les apercevoir
Ils viennent parfois danser
Dans les profondeurs des lumières
Miroitant un bref instant
Dans la vérité des regards

Gabrielle

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