07/21/2026
Voici un média de la ville de Québec qui couvre les shows et la musique d'ici depuis maintenant 15 ans. Allez les suivre, lisez leur articles, ouvrez votre coeur à la musique d'ici, donnez leur de l'amour. ecoutedonc.ca, bon 15e à toute l'équipe! Merci d'exister 🧡🧡🧡
Pi merci d'être des machines de la photographie pendant notre festival!
(Attention, cette publication risque d'être interminable...)
On célèbre notre quinzième anniversaire aujourd'hui.
Quand j'ai commencé ecoutedonc, c'était pour arrêter de déranger tous mes amis sur Facebook avec mes critiques d'albums. Je vous l'avoue, le contenu n'était pas très local, il aura fallu l'ajout de collaboratrices et de collaborateurs qui voulaient pousser dans cette direction pour qu'on mette les voiles tout droit sur notre scène deux ou trois ans plus t**d. Depuis, tout ce que je vois devant moi, c'est une des scènes musicales les plus vivantes, animées, diversifiées et créatives au monde, qui n'a absolument rien à envier à personne. La musique québécoise n'est pas une catégorie, c'est juste une étiquette de géolocalisation.
Je dis ça parce qu'ironiquement, tout le monde partage un article publié dans La Presse hier. Un article qui parle du fait que les Québécois n'écoutent pas leurs artistes sur les différentes plateformes.
P*s là, on reprend le même débat que celui qu'on répète depuis deux ou trois ans (qui est le même que celui qu'on avait avec les radios il y une quarantaine d'années - y'a rien de nouveau ici). Qu'on devrait forcer des multinationales qui se contresaintciboirisent bien du Québec à en faire plus pour tenir leurs abonnés par la main en les guidant vers notre culture. Pourtant, ces plateformes ont des algorithmes qui tiennent en compte nos habitudes d'écoute... j'veux dire... Spotify p*s Apple Music me garrochent surtout de la musique d'ici parce que c'est ce que j'écoute.
C'est pas à une entreprise basée en Californie ou en Suède de donner le goût aux Québécoises et aux Québécois d'écouter de la musique qui leur ressemble. C'est aux médias d'ici, financés par notre argent (qu'elle vienne de commanditaires ou des gouvernements), de faire un plus grand effort. Ça prend pas plus de comités ministériels, de groupes de réflexion, de panels à n'en plus finir, ça prend des mesures concrètes, et on ne doit pas attendre que nos gouvernements les prennent à notre place, on doit agir maintenant. Et on doit aller rejoindre les gens là où ils sont.
ecoutedonc n'a pas une grande portée, elle n'en a jamais eu une, et on a souvent l'impression qu'on écrit pour se ramasser dans des dossiers de presse et des demandes de subventions. Mais ces trois dernières semaines, autant à La Noce qu'au Festival d'été de Québec, j'ai été arrêté par des dizaines de personnes que je ne connaissais pas du tout et qui me disaient qu'elles nous lisaient et qu'elles aimaient notre travail. Qu'on les avait aidées à découvrir plein d'artistes de Québec et du Québec. Il y a donc un public qui est prêt à écouter davantage de musique d'ici dans une panoplie de styles (qu'on n'arrive même pas à couvrir complètement). Il est là, faut juste le rejoindre.
On va continuer à le faire. En fait, cet automne, on aimerait s'ouvrir aux autres formes d'expression artistique. Le théâtre, la danse, l'humour. Toujours avec la même envie de privilégier les artistes d'ici. Avec un peu de chance, peut-être qu'on pourra être témoin d'un nouvel essor dans ces domaines qui regorgent de talent, comme ce fut le cas pour la scène musicale de Québec. Et j'aimerais tellement en faire encore plus pour la musique, mais ma toute petite gang et moi, on ne pourra pas sauver le monde tout seuls. On va avoir besoin de votre aide.
C'est pas tant de l'argent qu'on a besoin (quoique ça aide, j'aimerais ça, des fois, offrir un petit cachet à mes bénévoles pour les remercier pour leur travail acharné), mais on a besoin de vous comme courroies de transmission. Partagez nos articles quand on parle de vos artistes préféré-es. Mettez des petits pouces en l'air, des p'tits coeurs. Si vous voulez vous impliquer, on va s'en reparler après mes vacances, j'ai été tellement pourri avec le recrutement au cours de la dernière année, je dois un peu revoir ma façon de faire pour répondre aux candidatures qui ont déjà été soumises et en attirer de nouvelles pour compléter notre équipe.
C'est à la gang qu'on va changer la donne. On n'a pas besoin d'Apple, ni de Spotify (même si on peut les influencer eux aussi par nos propres habitudes d'écoute). On a besoin d'être uni-es, soudé-es, porté-es par ce qui nous fait vibrer.
Bon quinzième, mon p'tit bébé, j'pense que la scène locale est encore pognée avec toi pour un p'tit bout.
J'ai pris cette photo à La Noce. Quelques milliers de personnes de tous âges et de tous les backgrounds qui trippaient leurs vies en fin d'après-midi pendant le show de VioleTT Pi. Preuve qu'on l'écoute, notre musique.