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Vous aimez suivre l'actualité des films en salles ou des sorties DVD/Blu-Ray ? Vous souhaitez être au courant des news du 7ème art ? Cette page non exhaustive pourra en toute humilité peut-être vous aider à choisir vos films et/ou vous tenir informé de l'actu ciné en temps réel !

"Sham" = B -. Bien.En salles en France et pas de date de sortie annoncée au Québec.En quelques mots: Pour bien apprécier...
10/05/2026

"Sham" = B -. Bien.

En salles en France et pas de date de sortie annoncée au Québec.

En quelques mots: Pour bien apprécier le long-métrage, il est indispensable de se fondre dans les particularités de la culture ainsi que les codes de la société japonaise. Et si la démonstration manque parfois un peu de nuances, cet engrenage en milieu scolaire est palpitant de bout en bout, avec un montage malin. On peste avec le personnage principal, on se passionne pour le procès et la morale sur la vérité est bien assénée. Encore un suspense dramatique en milieu scolaire qui frappe fort!

Un film japonais de Takeshi Miike.
Avec Gô Ayano, Kô Shibasaki, Kazuya Kamenashi, ...

Les œuvres sur des engrenages malheureux qui virent au drame à l’école sont à la mode. Un élève ou son entourage qui fausse la réalité (et la vérité) et un professeur qui va en subir les tristes conséquences, parfois jusqu’au point de non-retour. Que l’on traite de l’islamisme (« L’Abandon » et « Amal, un esprit libre »), de l’homophobie (« Amal, un esprit libre » et « Pas de vagues ») ou encore de différents types de harcèlements (« Pas de vagues », « La Salle des profs », ...) comme ici, ce sont souvent des films forts, puissants et qui portent à réflexion. Comme si ce type de suspense placé dans le cadre scolaire s’obligeait à être excellent. « Sham » ne déroge pas à la règle et comme ses cousins allemands, belges ou français, il nous happe et nous remue. Fait rare, les américains ne semblent pas encore s’être véritablement intéressés à ce genre d’intrigue, tiré de faits réels ou non.

Pour « Sham » c’est le cas. Le versatile et stakhanoviste cinéaste japonais Takeshi Miike, s’empare d’un fait divers ayant défrayé la chronique il y a plus de vingt ans dans une petite ville japonaise. Le temps aura eu raison de la vérité et permis de tirer cette incroyable affaire au clair où la vie et l’honneur d’un professeur auront été détruit par les déclarations de parents d’élèves, relayées et amplifiées par des médias à sensation. Le script reprend les grandes lignes de cette affaire pour nous mettre face à un thriller judiciaire aussi bien qu’un drame et une analyse des comportements humains. Pour bien apprécier le film, il est important de se fondre dans la culture et la mentalité japonaise sinon certains comportements ou autres réactions peuvent sembler inappropriés, exagérés ou non indiqués. Et il faut avouer que dans sa dénonciation des jugements hâtifs et des dangers de la rumeur, le cinéaste n’y va parfois pas avec le dos de la cuillère. C’est parfois un peu outré et à la limite du didactisme.

Malgré cela, le tourbillon moral et juridique qui nous présente l’intrigue est palpitant à souhait. En illustrant, dans une première partie, les dires et dénonciations calomnieuses de la mère de l’élève, il nous met dans une situation inconfortable et de détestation du professeur. Pour ensuite, renverser la charge et prendre parti pour celui-ci le reste du film. Un procédé habile qui montre les nuances de vérité induites par les points de vue des uns et des autres sur une même situation. « Sham » ne nous lâche pas d’une semelle pendant plus de deux heures. Le désespoir de ce professeur face à L’injustice est bien rendu et nous fait pester sur notre siège. Le procès est conduit avec maestria comme dans les plus grandes œuvres du genre. L’issue de cette affaire est attendue avec impatience par le spectateur. Miike a le mérite de filmer bien avec un montage malin et adéquat. Si la démonstration manque parfois un peu de retenue, elle réussit son coup pour un film passionnant qui nous pousse à réfléchir sur la notion de vérité et le poids des on-dits.

"Heart of the Beast" = C +. Pas mal.En salles en France et au Québec.En quelques mots: Des paysages magnifiques de l'Ala...
10/04/2026

"Heart of the Beast" = C +. Pas mal.

En salles en France et au Québec.

En quelques mots: Des paysages magnifiques de l'Alaska filmés avec soin. Une histoire d'amitié entre un homme et son chien. Brad Pitt seul à l'écran dans un récit de survie d'une heure et demie. De belles choses sur la relation homme-animal et une ode à la beauté de la nature. Qu'est-ce qui pouvait mal se passer? Pas grand chose à vrai dire et il faut avouer que la note d'intention est remplie si ce n'est un récit trop prévisible et une ensemble programmatique. Mais pour un beau moment d'évasion et d'émotion, c'est tout indiqué.

Un film américain de David Ayer.
Avec Brad Pitt, Odin et J.K. Simmons.

Habitué des films musclés comme « The Beekeeper » ou « Fury » (déjà avec Brad Pitt), David Ayer change de registre avec ce récit qui mêle survie et ode à l’amitié homme-animal. Et on a envie de dire « Qu’est-ce qui pouvait mal se passer ? ». En effet, avec un tel programme difficile de se louper. Et on peut aisément affirmer que « Heart of the Beast » remplit avec application son cahier des charges, ni plus (malheureusement) ni moins (heureusement). Les paysages de l’Alaska sont magnifiques et enjoignent au dépaysement avec une nature somptueuse. Le cinéaste les filme avec un soin particulier participant à l’évasion nécessaire à un tel projet. Le chien Odin se positionne aisément comme une star animalière ô combien attendrissante, l’instar d’un Croc-Blanc ou d’un Beethoven pour rester dans les canidés. Brad Pitt tient le haut de l’affiche quasiment seul à l’écran durant toute la durée du film avec l’aplomb et le charisme qu’on lui connaît. Le long-métrage a le mérite d’avoir la durée qu’il faut et d’être ponctué d’assez de péripéties pour éviter de justesse la lassitude inhérente à ce type d’intrigue en solo dans un environnement hostile. Quant à l’émotion procurée par la belle relation entre l’homme et son fidèle compagnon, elle est présente, précieuse et admirablement rendue. On passe donc un joli moment entre tension et émotion.

Cependant, il est vrai que tout cela se révèle assez prévisible la plupart du temps. Le déroulement du récit et les diverses péripéties et obstacles vécues par ce duo sont quelque peu programmatiques. En gros, on est rarement surpris par leurs aventures, comme si le script voulait cocher toutes les cases du genre avec application. Faune menaçante, intempéries, blessures ou encore erreurs de trajectoires parsèment le long-métrage sans qu’aucune ne nous surprenne vraiment. Elles sont exécutées sans accroc et nous stimulent à chaque fois mais rien ne vient jamais véritablement nous surprendre. En outre, il y a quelques maladresses comme le flash forward inaugural, encore une fois particulièrement inutile, ou ces flashbacks faciles et grossiers sur le passé militaire du duo dont on ne sait pas vraiment si elles encensent ou critiquent le passage dans l’armée. Et il faut avouer qu’on s’attendait tout de même à être un peu plus ému aux larmes comme peuvent le faire les films qui mettent au centre du récit la relation indéfectible entre un homme et son chien (au hasard, « Hatchi »). Alors si « Heart of the Beast » est tout à fait plaisant et remplit notre besoin d’évasion, il aurait quand même pu être davantage que cela.

"Verity" = C -. Pas terrible.En salles en France et au Québec.En quelques mots: Une do**he froide que ce thriller pseudo...
10/03/2026

"Verity" = C -. Pas terrible.

En salles en France et au Québec.

En quelques mots: Une do**he froide que ce thriller pseudo glamour et vénéneux qui ne nous stimule ni ne nous excite jamais. Malgré un trio de stars au sex-appeal indéniable et une entame prometteuse, le suspense n'est jamais au rendez-vous la faute a un rythme neurasthénique et des dialogues et siutations parfois proches du ridicule. Le genre de film qui aurait fait fureur dans les années 90 s'il avait été moins mollasson et cucul. Et même le twist final bande mou... Grosse déception!

Un film américain de Michael Showalter.
Avec Dakota Johnson, Josh Hartnett, Anne Hathaway, ...

L’annonce de ce long-métrage se voulant teinté de sensualité et de mystère, en plus d’être porté par un trio au sex-appeal indéniable, était particulièrement alléchante pour tout spectateur normalement constitué. Voir Anne Hathaway, Dakota Johnson et Josh Hartnett sur la même affiche pour ce qui s’annonçait comme un suspense vénéneux et charnel ne pouvait en effet que titiller les instincts primaires de tout cinéphile ou spectateur lambda normalement constitué. Adapté de l’autrice à succès Colleen Hoover, on sentait venir le thriller conjugal et domestique comme il en fleurissait tant dans les années 90 (« Basic Instinct », « Liaison fatale », « Harcèlement » ou « La Main sur le berceau » pour ne citer que les plus célèbres). Depuis une dizaine d’années, ce genre devenu un peu suranné renaît par intermittence avec plus (l’immense « Gone Girl » ou l’amusant « La femme de ménage ») ou moins (« Le femme à la fenêtre » ou « Eaux profondes ») de réussite. Et, à notre plus grand étonnement (et déception), « Verity » se vautre dans la catégorie des ratés.

En creusant bien, les romans de Colleen Hoover ne font pas partie de ce qu’on appelle de la grande littérature. On pourrait les classer dans les romans à l’eau de rose, davantage destiné à un public féminin pas très regardant venant chercher les émotions faciles. Et les adaptations récentes de l’écrivaine sont du même acabit. Si, par miracle, « Regretting you » s’avérait plutôt prenant et touchant, « Reminders of him » et le carton « Jamais plus » se révélaient poussifs et particulièrement versé dans la nunucherie. Mais on se dit que comme cette histoire-là est plutôt versée dans le suspense que l’eau de rose, il y avait peut-être un espoir. Sauf qu’hormis une entame plutôt prometteuse et intrigante, « Verity » devient vite aussi pudique et cucul que fade et mollasson. Pendant une bonne heure, on doit se farcir des dialogues très peu intéressants, des situations qui oscillent entre le grotesque et le ridicule et des incohérences narratives assez flagrantes.

Rien que le fait que le personnage de Lowen (Dakota Johnson) trouve cette clé USB et lise cette autobiographie par petits bouts malgré ce qu’elle contient n’a pas de sens. On se doute que c’est pour que la narration fonctionne et garder du mystère mais ce qui allait peut-être de soi à l’écrit ne fait pas vraiment de sens à l’écran. Le sérieux de l’ensemble est presque risible tant un peu de second degré et d’humour (ce qui sauvait « Le femme de ménage ») aurait pu rendre le film plus digeste. Et il faut dire que le rythme neurasthénique de l’ensemble et l’absence de rebondissement - hormis le final - rend la progression de l’intrigue pachydermique. Encore une fois, l’adaptation de Freida McFadden portée par Sydney Sweeney qui a cartonné a Noël dernier enchaînait les twists dingues (même si improbables) à une cadence soutenue avec un rythme qui ne faiblissait jamais. D’ailleurs ici, la révélation finale est décevante au possible et le thème de la frontière entre vérité et fiction dans le récit est appréhendé maladroitement. Alors quand, en plus, la mise en scène est paresseuse et ne capitalise jamais sur le sex-appeal de son trio de choc, scènes de sexe ratées et timides comprises, on peut aisément avouer que ce « Verity » est un beau pét**d mouillé. Ça se regarde pour savoir le fin mot de l’histoire et le casting mais vraiment sans passion ni investissement.

"Digger" = C -. Pas terrible.En salles en France et au Québec. En quelques mots: Alors oui Tom Cruise est impressionnant...
10/02/2026

"Digger" = C -. Pas terrible.

En salles en France et au Québec.

En quelques mots: Alors oui Tom Cruise est impressionnant, notamment dans un monologue magistral serti dans un plan-séquence impressionnant. Et quelques fulgurances visuelles ou répliques parsèment ces deux heures assez pénibles. Mais après un premeir quart d'heure prometteur, le film s'enfonce à cause d'une. mise en abîme prétentieuse et un discours méta foireux. "Digger" est au final plus un farce grotesque sur la crise écologique qu'une satire drôle et pertinente. Revoyez plutôt "Don't look" up!

Un film américain d'Alejandro Gonzales Inarritu.
Avec Tom Cruise, John Goodman, Riz Ahmed, ...

Un peu comme « Une bataille après l’autre » de Paul Thomas Anderson l’an passé, « Digger » était attendu comme le Messie, le blockbuster de fin d’année destiné à rafler son lot de récompenses dans les différentes cérémonies. On a quand même un sacré morceau de cinéma qui se profile de loin. D’abord, le retour d’Alejandro Gonzales Inarritu après le monstrueux et inoubliable « The Revenant » et un passage sur Netflix avec « Bardo ». Son retour après sept ans d’absence était attendu. Ensuite, découvrir Tom Cruise dans une composition qui s’annonçait incroyable, entre « Magnolia » (pour le côté intense) et « Tonnerre sous les tropiques » (pour la transformation physique) ne peut que titiller notre curiosité. Ajoutons, un casting royal à ses côtés (John Goodman, Riz Ahmed, Sandra Hüller, ...) et un sujet ô combien nécessaire et dans l’air du temps qu’est la crise écologique, vous avez une petite bombe de hype cinéphile en approche. Et donc ce qui aurait pu être une satire grandiose sur le climat à la « Don’t look up » (un monument dans le genre) se révèle être une farce grotesque et pénible aux choix narratifs complètement lunaires et/ou clivantes. Un film pénible sur la longue où on hésite entre audace et prétention (toutes deux non payantes).

Pourtant, « Digger » commence très fort. Les vingt premières minutes qui présentent des enjeux très sérieux (une fuite de méthane dans la calotte glacière à cause du forage pétrolier provoque le détachement d’un immense iceberg qui vogue vers l’Europe) sur le ton de l’humour presque absurde (le chat) sont décapantes. Ton Cruise est super investi dans le rôle, les dialogues à débit mitraillette sont caustiques et drôles tandis que le côté exagéré de ce pamphlet nous apparaît mesuré avec justesse. On sent le film certes enorgueilli de lui-même, mais aussi brillant qu’amusant. Puis patatras! En une séquence tout s’effondre. Pas de spoiler à ce niveau mais on comprend vite que tout cela est une mise en abyme, un film dans le film (ou plutôt une pièce de théâtre ici). Et ce choix nous sort complètement du récit, surtout qu’il apparaît mal fagoté et inutile. Certes, sur la toute fin tout prend son sens et amène à cette chute édifiante mais il va sans dire que « Digger » aurait été bien plus digeste sans cette pirouette narrative auto-suffisante. Comme un clin d’œil à un de ses anciens films « Birdman », la pièce de théâtre cristallise la mémoire de la chute qui nous attend.

Bien sûr, tout n’est pas à jeter au sein de ce long-métrage boursouflé. La mise en scène - dont les focales font penser au cinéma de Yorgos Lanthimos - est quand même assez appréciable et le film nous gratifie de quelques éclats merveilleux. On pense surtout à ce plan-séquence magistral qui voit Tom Cruise faire un monologue incroyable sur l’hypocrisie du monde face à la crise écologique. Passionnant aussi bien sur le fond que sur la forme. Et John Goodman en fait un pas mal non plus et très drôle quelques séquences plus t**d. Mais tout est outrancier, forcé et exagéré. Comme on le disait plus haut, la critique n’est pas fine, elle est en mode bulldozer enfonçant des portes ouvertes plus qu’autre chose. Le long-métrage est bavard, redondant, fatigant et les gesticulations intempestives des personnages finissent par nous indisposer. La plupart des seconds rôles sont sous-employés ou timides, laissant ainsi le champ libre à Tom Cruise, certes impérial dans un film irritant.

Cependant, ce qui reste l’énorme talon d’Achille du film est sans conteste ses sorties de routes méta (qui cachent d’ailleurs peut-être d’obscurs symboles ou sens qu’on n’a pas pris la peine de déchiffrer) arrogantes et parfaitement injustifiées que la promotion a d’ailleurs bien pris soin de masquer. Elles nous sortent totalement de « Digger » à chaque fois. En bref, malgré ces qualités plastiques indéniables, quelques fulgurances qui valent le coup et un Tom Cruise comme on ne l’a jamais vu, c’est vraiment foireux et chiant. Revoyez plutôt la claque « Don’t look up » dans le même genre!

"Adieu monde cruel" = C -. Pas terrible.En salles en France et pas de date de sortie annoncée au Québec.En quelques mots...
10/01/2026

"Adieu monde cruel" = C -. Pas terrible.

En salles en France et pas de date de sortie annoncée au Québec.

En quelques mots: On a un peu de mal à comprendre l'engouement pour ce film hors du temps. Hommage au cinéma francais des années 70, oeuvre fétichiste et nostalgique de la dite époque ou exercice de style en mode film-musée? Difficile à dire et si la note d'intention est remplie, l'ennui nous gagne sporadiquement et les qualités notables du film sont noyées dans ce maniérisme stérile à tel point que l'émotion et la mélancolie ne percent que trop rarement.

Un film français de Félix de Givry.
Avec Milo Machado-Graner, Jane Beever, Emmanuelle Destremau, ...

Ce premier film a fait sensation à la dernière Semaine de la critique cannoise. Présenté en clôture, bon nombre de festivaliers et critiques professionnels ont eu un coup de cœur pour lui. Et on peut aisément comprendre que la proposition de Félix de Givry ait pu emballer cette partie du public. « Adieu monde cruel » nous embarque dans un voyage dans le temps, un retour en arrière vers un style de cinéma enterré et désuet. Le doute n’est pas permis quant aux velléités du jeune cinéaste de vouloir ressusciter certains canons du cinéma d’auteur français des années 70, notamment de la Nouvelle Vague. Le long-métrage cite Truffaut ou Bresson mais on pense aussi à Rohmer ou Téchiné sur certains aspects. Néanmoins, il est difficile de cerner si on est face à un hommage à cette période ou une sorte d’œuvre fétichiste et nostalgique de cette époque - un film-musée en quelque sorte – ou encore à un pur et simple exercice de style maniéré. C’est peut-être même tout cela à la fois et on ne peut nier que la note d’intention soit pleinement remplie. Et si on peut facilement comprendre qu’une partie de spectateurs puisse y trouver son compte et rechercher ce genre d’œuvre mausolée et désuète, il est aussi logique qu’une autre partie puisse ne pas accrocher du tout à ce type de démarche.

Si on lit le résumé, il est difficile de ne pas trouver cela intrigant. Un jeune garçon harcelé qui tente de se su***der mais rate son coup et se cache pour ne pas perdre la face après avoir envoyé des lettres de su***de à tout son entourage. Cela aurait pu être les prémisses d’un récit initiatique ou d’une errance adolescente dans l’air du temps. Sauf que les thématiques du harcèlement et du su***de sont bien trop vite évacuées au profit d’une histoire d’amour adolescente bien peu palpitante. Il a donc une certaine frustration de voir le sujet initial mis de côté et de se retrouver en face d’une bluette finalement peu convaincante tant on a du mal à ressentir leur coup de foudre et leur amour. C’est peut-être à cause de la forme qui vampirise tout le fond. Certes, le travail pour obtenir un rendu visuel comme dans le cinéma des années 70 cité plus haut est probant. Tourné en 16 mm avec image granuleuse, une voix off omniprésente, l’obscurité comme refuge, une musique lyrique singeant le conte de fées, ... Toute l’armada de cette mode cinématographique passée est là mais empêche finalement de se fondre dans les émois amoureux de ces deux jeunes gens. Le flou quant à l’époque ainsi que la crédibilité de cette intrigue empêchent également l’adhésion à la proposition. En somme, « Adieu monde cruel » plaira surtout aux nostalgiques d’un certain cinéma moribond et dépassé. On ne pourra pas dire que c’est mauvais certes. C’est un film hors du temps mais davantage destiné à un public de niche et qui nous a laissé indifférent.

"Garance" = C +. Pas mal.En salles en France et pas de date de sortie annoncée au Québec.En quelques mots: On avait tell...
09/30/2026

"Garance" = C +. Pas mal.

En salles en France et pas de date de sortie annoncée au Québec.

En quelques mots: On avait tellement adoré les précédents films de Jeanne Herry ("Pupille" et "Je verrai toujours vos visages") que l'on ne peut qu'être un peu déçu par celui-ci. Comme si la cinéaste était plus à l'aise dans les portraits de groupe qu'individuels. Heureusement, la pertinence de son regard sur les rapports humains et la formidable composition d'Adèle Exarchopoulos font le travail. Mais on loupe le coche du grand film sur l'alcoolisme au féminin, la faute à un script qui ne prend pas le sujet à bras-le-corps.

Un film francais de Jeanne Herry.
Avec Adèle Exarchopoulos, Sara Giraudeau, Anne Suarez, ...

Disons-le d’emblée : le quatrième film de Jeanne Herry est bien moins marquant que ses deux précédents qui nous avaient littéralement renversé. Des œuvres nous faisaient réfléchir intelligemment sur des sujets forts et complexes et nous emportaient dans un torrent d’émotions et de larmes sans jamais forcer. En effet, grâce à sa radiographie des aléas d’une adoption dans le sublime « Pupille », elle nous avait ému aux larmes. Puis, par le biais de son film thèse sur la justice réparative qui suivait la réconciliation mutuelle très difficile entre des victimes d’agressions et des détenus de prison, elle avait offert une superbe réflexion sur le pardon, une réflexion emplie de justesse et tout aussi bouleversante. On ne reviendra pas sur son premier film entre comédie et suspense, « Elle l’adore », qui se révélait plus léger et surtout un galop d’essai. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que « Garance » ne soit pas réussi, mais la cinéaste semble être bien plus convaincante dans les œuvres chorales que pour porter une histoire avec un personnage principal en mode portrait comme ici.

Ici, il est question d’alcoolisme. Une addiction dangereuse, bien plus difficile à cerner et sournoise que les drogues illégales ou autre substance pharmaceutique. Les longs-métrages sur le sujet sont plutôt rares et souvent portés par des protagonistes masculins. Si dans de nombreux films, des personnages souffrent de dépendance à l’alcool, peu d’entre eux traitent le sujet frontalement. Il y a eu « Un dernier pour la route » avec François Cluzet pour la France il y a vingt ans, « Flight » avec Denzel Washington et surtout le désormais classique danois de Thomas Vinterberg, « Drunk ». « Garance » a le mérite et la singularité de traiter le problème de manière inédite : par l’entremise du portrait d’une jeune femme. Herry a d’ailleurs fait le bon choix de casting puisqu’Adèle Exarchopoulos rayonne et domine le film avec une composition intense et brute dont elle a le secret. Un second prix d’interprétation cannois n’aurait d’ailleurs pas été volé. Elle est formidable dans un rôle casse-gueule dont elle se tire avec les honneurs grâce à un sacré don de soi. Le film lui doit beaucoup, presque tout même.

Le problème de « Garance » est qu’il ne parvient pas toujours à extirper la sève de son sujet pourtant fourni et passionnant. C’est bien simple, pendant une heure – soit plus de la moitié du film, les soucis de Garance avec l’alcool sont au second plan. On a plus affaire à un portrait de femme entre sa vie amoureuse, son boulot et ses sorties. Quinze ou vingt minutes dans cette direction auraient été correctes, indispensables même pour s’attacher au personnage et le comprendre. Le fait de ne pas entrer dans le vif du sujet plus vite handicapent notre perception et – par là même - notre réception du film. Surtout que le dernier quart d’heure consacré au sevrage est bien trop vite expédié alors que c’est peut-être là que le film devient le plus pertinent et passionnant. Voilà donc un film qui s’améliore sur la durée, qui n’ennuie pas grâce à la performance de son actrice et une justesse de ton indéniable mais qui ne prend pas son sujet à bras-le-corps comme il faut. On ne pourra cependant nier la pertinence du regard de la cinéaste sur les rapports humains actuels. Tout comme le fait que le message de prévention passe sans sombrer dans le trop-plein didactique.

"Si tu penses bien" = B -. Bien.En salles en France et sortie en salles au Québec le 27 novembre.En quelques mots: Géral...
09/29/2026

"Si tu penses bien" = B -. Bien.

En salles en France et sortie en salles au Québec le 27 novembre.

En quelques mots: Géraldine Nakache, change radicalement de registre pour son nouveau film en abordant le sujet rebattu de la masculinité toxique. Elle y apporte cependant sa voix avec des singularités contextuelles pertinentes et réussit son coup. Porté par un duo d'acteurs dans le ton, elle nous happe dans son récit parfaitement écrit et dialogué. Et, surtout, son film est d'une justesse indéniable et il nous prend aux tripes, une réussite à défaut d'être une oeuvre originale.

Un film français de Géraldine Nakache.
Avec Moniaux Chokri, Niels Schneider, Clémentine Célarié, ...

L’actrice et réalisatrice Géraldine Nakache change radicalement de registre pour son retour à la mise en scène après une petite décennie sans être derrière la caméra. On est en effet très loin ici de ses comédies lumineuses tournées avec Hervé Mirman, « Tout ce qui brille » et « Nous York », ou même de son premier film en solo, « J’irai où tu iras ». Avec « Si tu penses bien », elle prend le virage du drame conjugal avec brio. Certes, le sujet est battu et rebattu puisqu’elle nous convie à une nouvelle histoire prenant comme thème la sempiternelle masculinité toxique. Ce sujet a été vu sous toutes ses formes depuis 2016 et le mouvement MeToo mais elle parvient en douceur à y apporter sa contribution et sa voix au sein d’un récit intime et fort qui frappe dans le mille la plupart du temps.

Ici, on suit un couple juif incarné par Niels Schneider et Monia Chokri, deux acteurs québécois qui percent de plus en plus dans le cinéma tricolore. Lui en tant qu’acteur marié à Virginie Efira, qui a elle aussi participé à appréhender ce sujet avec le plus particulier « L’Amour et les forêts ». Elle, en tant que second rôle dans bon nombre de films français récents. Mais aussi et surtout en tant que réalisatrice avec son dernier film qui a reçu le César du meilleur film étranger à la surprise de tous : l’excellente comédie romantique « Simple comme Sylvain ». Les deux forment un duo très crédible et leurs prestations sont dans le ton, justes et sincères. On pourra aussi noter la formidable participation de la trop rare Clémentine Célarié, émouvante au possible.

« Si tu penses bien » a le mérite d’aborder le sujet sous un angle un peu plus original qu’à l’accoutumée. La religion juive et ses dogmes font partie intégrante du script et participent à la soumission éprouvée par le personnage de Gil. Le long-métrage montre bien les mécanismes de l’emprise sans violence. Celle plus insidieuse et psychologique. La religion sert sournoisement de prétexte au mari pour enfermer et contrôler sa femme. La manipulation mentale, la culpabilisation, la victimisation et un comportement passif-agressif ainsi que tous les leviers pour saper la confiance et la vie de Gil sont dépeints de manière implacable. Sans jamais forcer, avec beaucoup de justesse, le scénario illustre la lente mais palpable descente aux enfers d’une femme qu’on dépouille de son libre arbitre et de son estime de soi. Avec une mise en scène discrète et soignée et un scénario impeccablement dialogué et écrit, le film touche son but avec simplicité et efficacité. Aussi touchant qu’effrayant, Nakache a réussi son entrée dans le cercle des films plus sérieux.

"La Vie d'une femme" = C +. Pas mal.En salles en France et sortie au Québec le 5 février prochain.En quelques mots: Léa ...
09/28/2026

"La Vie d'une femme" = C +. Pas mal.

En salles en France et sortie au Québec le 5 février prochain.

En quelques mots: Léa Drucker est encore une fois impériale dans ce portrait de femme juste et actuel. Le chapitrale elliptique est aussi bien un défaut qu'une qualité faisant gagner en ampleur la narration ce qu'elle perd en continuité mais on adhère le film étant assez court. Certains chapitres et certaines sous-intrigues sont plus réussies que d'autres mais les aspects amoureux, familiaux, professionnels et ceux sur la condition féminine trouvent un écho contemporain plutôt bien vu.

Un film français de Charlène Bourgeois-Tacquet.
Avec Léa Drucker, Mélanie Thierry, Charles Berling, ...

Encore un troisième film d’une réalisatrice - presque débutante donc - sélectionné à Cannes cette année après le correct « Histoires de la nuit » de Léa Mysuis et « Garance » de Jeanne Herry tous deux sortis les semaines passées. C’est rare, il faut la souligner même si ce ne sont pas des œuvres spécialement marquantes. Après le sympathique marivaudage qui l’a fait découvrir au grand public, « Les Amours d’Anaïs » avec Anaïs Demoustier, Charline Bourgeois-Tacquet prend la direction de quelque chose de plus substantiel et moins léger quand bien même nous ne sommes pas dans une tragédie ou un drame véritable. Ce nouveau film prend le chemin du portrait de femme, ni plus ni moins et dans tout ce que ce terme peut englober. On suit donc Gabrielle durant sa vie maritale, sentimentale, familiale et professionnelle durant une heure et demie découpée en onze chapitres clés de sa vie. Et cela sur une période qui doit couvrir plusieurs mois, une année tout au plus sans que cela soit préciser plus exactement.

La cinéaste a pris le choix de la sûreté en prenant la grande Léa Drucker dans le rôle principal. La comédienne qui court le cinéma depuis près de trente ans a été redécouverte avec l’immense « Jusqu’à la garde » qui lui a valu le César de la meilleure actrice il y a dix ans. Depuis elle enchaîne les grands rôles comme celui qui lui a fait obtenir sa seconde statuette cette année, le magistral et édifiant « Dossier 137 » sur les violences policières. Mais l’actrice sait aussi jouer dans des œuvres un peu plus frivoles comme le délicieux « Le Tableau volé » ou ce doux-amer « La Vie d’une femme ». Moins explicitement remarquable, sa composition n’en est pas moins encore une fois au-dessus de toute critique. La comédienne est bien entourée par une galerie de seconds rôles de qualité mais on ne voit qu’elle, ce qui devrait lui valoir encore une nouvelle nomination. Au plus près de sa comédienne, la mise en scène est aussi charnelle que solaire et accompagne le moindre de ses mouvements puisqu’elle est quasiment de tous les plans.

En ce qui concerne la qualité intrinsèque du film en lui-même, on peut dire que « La Vie d’une femme » est agréable et plaisant mais qu’il ne marquera pas pour autant les mémoires du cinéma. Ni trop court, ni trop long, sa confection chapitrée tombe dans les travers de ce type de narration : certains chapitres sont bien plus intéressants que d’autres. Si on se passionne pour la vie professionnelle du personnage il n’en est pas toujours de même pour ses émois amoureux et encore moins pour sa vie familiale. En effet, la vie d’une chef de service en chirurgie est captivante et le long-métrage brosse en filigrane le portrait d’un service public exsangue. Ses roucoulades avec Mélanie Thierry se tiennent et la cinéaste sait filmer le côté charnel et les non-dits d’une relation adultère entre femmes. En revanche, les soucis de sa mère à placer en maison de retraite nous captivent moins. Un petit film charmant mais inégal qui vaut surtout pour son actrice et la justesse de sa peinture de la vie d’une bourgeoise française contemporaine (car oui, on est encore chez les nantis de ce monde).

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