06/18/2026
Titre : le parfum de l'âme
Il est de coutume d'affirmer en passant,
Qu'une joie mémorable est un heureux présent ;
N'est qu'acceptation, en pensant, en criant,
Les élans d'allégresse offerts par le vivant.
C'est que sa pure odeur, jamais médiocre alors,
Se voit teinte à jamais des couleurs de l'aurore ;
Elle en vient à endormir les têtes et les cœurs,
Au risque du doute égarant les penseurs.
Sur l'existence faite d'un soleil, rien de moins,
L'esprit devient parfois hésitant en son sein ;
Qui embrasse la journée des heureux reconnaissants,
D'avoir à leur proximité ces rayons pénétrants ?
Cette lumière habillée d'un spectre éclatant,
Se révèle à l'esprit dans un souffle apaisant ;
Vers l'enivrement naît un vertige incertain,
Apparaissant soudain tel l'odeur d'un parfum.
Il exige pourtant de ne point refermer
La porte de l'essor cherchant à s'élever ;
Auquel se revêt l'âme en sa valeur profonde,
Pareille à l'or caché sous les douleurs du monde.
Aux éclats de l'aurore et de son doux flambeau,
L'espérance renaît dans un jour plus beau ;
Et l'âme, en retrouvant sa lumière et son port,
Découvre enfin qu'en elle réside un trésor.