08/24/2026
🌿L'histoire du Labyrinthe de la Vallée ✨
Connaissez-vous le labyrinthe de la vallée?
Inspiré du Labyrinthe de Chartres, voici son histoire, vue à travers mon expérience.
Je suis Ari, amie de la famille et artiste. J'étais présente tout au long de la création du labyrinthe, et je suis aujourd'hui impliquée au sein de l'équipe et aux communications, c'est donc ce récit que je vous raconte, à travers ma propre paire de lunettes. Il est d'autant plus à propos de vous le partager maintenant qu'une superbe retraite du Labyrinthe Sacré, organisée entre autres par une chère amie de la famille, se déroulait sur les lieux en fin de semaine.
Le destin m'a fait le cadeau de rencontrer Jérémie en 2023. Je garde de cette rencontre les souvenirs précieux d'une connexion pure et vibrante, nos âmes paraissant se connaître depuis des millénaires.
Jérémie, l'un des piliers fondateurs de la vallée aux côtés de Karina et Line, s'en est allé habiter dans les étoiles pour toujours en 2024. Le labyrinthe repose aujourd'hui sur son terrain. Voici comment il est né.
🌙 Cérémonie du passage de Jérémie 10 août 2024
Pour l'honorer, ses proches ont choisi de célébrer son passage dans la clairière, durant les Perséides, tout près du 13 août, jour de son anniversaire. Une cérémonie portée par une pratique collective, pensée pour créer ensemble, en harmonie, un lieu à la fois symbolique et significatif.
La veille de la cérémonie, durant la nuit du 9 au 10 août, une tempête a éclaté, emportant avec elle le signal de notre réseau. Au petit matin, alors que nous nous activions pour les derniers préparatifs, le constat tombe: impossible de se connecter à Internet. Et donc impossible de retrouver le tracé nécessaire à la réalisation du Labyrinthe.
Le temps filait. Dans la clairière, les gens commençaient déjà à se rassembler, accueillis solennellement par Line et Karina.
Dans un élan de ténacité, je m'élance en courant sur le chemin menant à l'entrée de la vallée, cellulaire à la main. Le bras tendu vers le ciel, j'espérais si fort capter ne serait-ce qu'un souffle de signal, juste assez pour saisir une capture d'écran du modèle voulu.
Soulagement. Une barre de réseau s'affiche. Je m'empresse de trouver le bon tracé, je prends une capture d'écran, et je file vers le saule, là où naîtrait le labyrinthe, à l'endroit même où trônait autrefois la jolie maison de J. C'était une vision de Line : une façon si puissante d'honorer le passage de J et de transcender la signification du lieu.
Vicky, avec qui J avait partagé une histoire d'amour intemporel, était là. Je lui montre mon écran, et nous commençons à tracer le chemin à l'aide d'un bâton. On tâtonne, on cherche à comprendre le fonctionnement, on se trompe : une ligne à refaire ici, une autre à effacer là.
Le tracé nous semblait trop timide, pas assez profond. Vicky s'éloigne, et je la vois revenir avec rien de moins qu'une épée de Jérémie (guerrier pacifique, il était passionné d'arts martiaux). À cet instant, malgré la lourdeur émotionnelle qui nous habitait, j'ai vu Vicky rayonner d'une lumière si puissante : elle était flamboyante.
Nous nous passons l'épée à tour de rôle, marquant le sol avec ardeur. À chaque trait, quelque chose de libérateur se transmettait, comme une offrande. Et petit à petit, le labyrinthe prend forme sous nos yeux.
Le plus grand défi était de faire converger le centre en alignement avec le saule, celui qui connaissait tout de J, qui avait tout vu et recueilli de son passage soudain.
Au dernier trait, Vicky et moi nous nous regardons, nous nous serrons dans nos bras, puis d'un pas décidé nous rejoignons la cérémonie dans la clairière. Cent cinquante personnes ont répondu à l'appel et se sont réunies, portées par la magique danse Bloom de Marjorie Gignac, une façon de nous connecter les uns aux autres et de faire vibrer nos intentions et nos émotions à l'unisson. Au centre de la clairière, des pierres de la rivière soigneusement choisies étaient posées en monticule, activées et chargées par l'énergie du groupe.
La musique était évidemment au rendez-vous, une autre grande passion de Jérémie, exprimée à travers les voix et les instruments de ses proches. C'était beau, c'était doux, c'était touchant, c'était grandiose et enveloppant. À l'image de J.
Vint le moment où chacun·e choisissait une pierre de la rivière. En une silencieuse procession, nous nous sommes rendus au saule, et une à une, les pierres furent posées au sol sur le tracé. Le Labyrinthe naît, de tout cet amour infini, de tous ces cœurs endeuillés, mais surtout d'une si grande harmonie.
Jérémie avait ce don d'harmoniser les lieux, les gens, les dimensions, par sa seule présence radieuse. Le Labyrinthe constitue symboliquement notre passage sur Terre, en connexion avec notre cheminement spirituel.
Il avait un lien profond avec le symbole de la spirale 🌀 Elle nous mène d'un état à un autre, elle est sacrée. On la retrouve partout dans la nature; elle nous rappelle les cycles de la vie qui s'enroulent et se déroulent en mouvement constant, avec force, constance et adaptabilité. J'attribue à Jérémie ces mêmes qualités : sa force interne si vibrante, sa constance dans la joie qu'il transmet partout où il va, son adaptabilité désarmante qui fait que quiconque sur son chemin se sent vu et accepté, peu importe son état (je mets ces phrases au présent, car depuis l'ailleurs, Jérémie continue de semer des étincelles de lumière sur nos chemins: il a plus d'un tour dans son sac, ce voyageur du temps!).
C'était ainsi d'autant plus puissant et naturel de faire de ce lieu, autrefois porteur de ses rêves, un Labyrinthe accessible à tous ceux et celles qui en ressentent l'appel.
On y entre avec nos pensées, nos bagages, nos émotions. On déambule (plus longtemps qu'on pense), on prend le temps de perdre nos pensées, on se sent souvent appelé·e à laisser aller les couches accumulées sur nos ailes. On se surprend à vouloir étendre les bras, et plus on s'approche du centre, mieux on respire, comme si en nous quelque chose se libérait. On est enveloppé par les bras du saule qui nous berce. Puis enfin, on peut poser notre front sur son tronc. On est au centre. De nous. De tout.
J — « Moi j'adore les saules. »
A — « Moi aussi, c'est mon arbre préféré. »
J — « Je suis tellement chanceux d'en avoir un sur mon terrain! »
A — « Il est trop beau! Les arbres, eux, ils n'en ont rien à faire de nos guerres. Ils sont juste eux-mêmes et ils répandent les messages sur Terre; ils sont connectés ben raide sur le mycélium, ils savent tout. »
J — « Exact. P*s tout est parfait, dans le meilleur des mondes. »
Merci pour tout, J. Avec amour, Ari.
🌀🩵🦋