15/12/2025
Quand on lit certains commentaires, une chose devient tristement évidente : soit une partie de l’opinion africaine ne sait plus ce qu’elle veut, soit elle s’est laissée piéger par la confusion, la manipulation et l’opportunisme.
Partout, le même refrain revient en boucle : « changement de Constitution ». À ce rythme, les Togolais et les Ivoiriens, forts de leurs propres expériences et de leurs combats internes, ne peuvent que sourire amèrement face à ce qui se trame au Bénin.
Des individus mus uniquement par leurs intérêts personnels, sans vision ni loyauté envers la nation, osent se présenter comme des sauveurs. En réalité, ils ne sont que des fossoyeurs du progrès, prêts à déstabiliser un pays engagé sur la voie du développement pour satisfaire leurs ambitions égoïstes.
Où étaient-ils lorsque le pays traversait de véritables épreuves sous les régimes passés ? Où étaient-ils lorsque la gouvernance exigeait courage, sacrifice et patience ?
Il est révoltant d’entendre encore aujourd’hui des propos méprisants et ignorants, comme ceux de certains commentateurs affirmant que les Béninoises se prostituent parce que la vie est “dure” au Bénin. De telles déclarations ne révèlent pas la réalité du pays, mais plutôt l’ignorance crasse et le cynisme de ceux qui les tiennent. On est en droit de se demander : quand ces personnes sont-elles réellement nées politiquement et moralement ?
Un coup d’État n’est jamais un acte héroïque. C’est une trahison de la souveraineté populaire, une rupture brutale de l’ordre constitutionnel et un retour en arrière pour toute la nation. L’histoire africaine nous a déjà suffisamment enseigné que ces aventures n’apportent ni justice ni prospérité, mais le chaos, la peur et le recul démocratique.
Toute personne impliquée, de près ou de loin, dans une telle entreprise doit répondre de ses actes devant la loi.
La trahison de la nation est l’une des fautes les plus graves qui soient, et elle doit être sanctionnée avec la plus grande rigueur juridique, afin de préserver l’État, dissuader toute récidive et protéger l’avenir du peuple.
R. Fatombi